LGV du GPSO – Comment les Amis de la Terre des Landes remettent les pendules à l’heure

 

Dans notre article précédent, nous avons expliqué qu’une séquence importante vient de se terminer : ainsi le Rapport du COI est enfin tombé, avec une analyse plutôt raisonnable sur les besoins en ferroviaire identifiés, mais sans pour autant qu’il puisse décider de la réalisation ou pas du GPSO, puisque son avis bien que très important n’est pas politique: c’est le gouvernement Lecornu qui prend pour le moment les décisions. Lequel a tenté le 07 mai à Toulouse de calmer les élus décideurs qui « aboyaient » sous ses fenêtres pour être reçus. Leur crainte tient bien entendu à la renonciation par l’Etat de verser sa quote-part de 40% au Plan de financement préalablement signé par quelques 22 collectivités en 2022 (sauf Bordeaux, le CD du Lot-et-Garonne ainsi que la CAPB), voire à l’annulation possible du GPSO. Et pour calmer Lagrave, Rousset et Delga, le 1er ministre a promis un nouvel avenant au plan de financement après une période de réflexion d’un mois ; promesse vague et inquiétante quant aux coûts à venir pour les Collectivités mais attestée par un protocole « irréversible » (sic) , assorti de quelques menus deniers, et cosigné par 6 collectivités au nom des absentes (faut-il supposer)…Bref, de la com qui ne trompe pas les opposants que nous sommes et maintient les promoteurs du GPSO en état de tension (lire cette séquence folle dans l’article précédent du CADE).

A ajouter à cette séquence, et parce que l’exaspération est grande aussi dans les associations qui composent le CADE, une contribution étoffée des Amis de la Terre Landes ambitionnant de toucher les élus Landais notamment, qui n’ont pas l’air de réaliser dans quelle gabegie financière ils ont embarqué leurs administrés : nous n’avions rien demandé et surtout pas de payer un injuste impôt LGV (la TSE), et nous avions rejeté la LGV par Enquête publique en 2014/15 selon les conclusions des commissaires enquêteurs. Mais ici, la démocratie participative est depuis longtemps dissoute dans la logique de représentation qui en a exclu le concept…

Que trouverez -vous dans ce document ?

Propos liminaires :
« Lors de notre dernière visioconférence avec Monsieur BAUSCH, le nouveau Coordonnateur européen pour le Corridor Atlantique, semble avoir été perturbé par les termes que les Amis de la Terre des Landes ont employé. Nous avons parlé de mensonges, de manipulations concernant l’argumentation des pro-LGV du GPSO devenu LNSO. Depuis 2006, nous luttons contre un projet imposé, inutile, tout droit issu des trente glorieuses révolues. Lors de la signature de la charte d’Hendaye, c’est pour le GPSO qu’a été créé le terme de GPI2 (Grand Projet Inutile Imposé). Depuis 2006, et le débat public, nous luttons contre ce que la Cour des Comptes française, dans son rapport de 2014 « LA GRANDE VITESSE FERROVIAIRE : UN MODÈLE PORTÉ AU-DELÀ DE SA PERTINENCE », décrira comme un système irrévocable «Lorsqu’un processus est engagé en vue du lancement d’une nouvelle LGV, il se révèle, dans les faits, quasi irréversible ». De même : «Le processus de décision, tel qu’il a été pratiqué de fait jusqu’à présent par les autorités publiques, s’est éloigné assez souvent de la rationalité des conclusions de l’analyse socioéconomique ». CQFD
Le GPSO ou LNSO coche toute les cases du GPI2. Tout est bon pour le justifier. L’argumentaire se montrant défaillant, les porteurs de projet usent et abusent de l’argument d’autorité. Certains y voient même un comportement sectaire à rapprocher du phénomène religieux. On assemble un certain nombre de mythes, le temps gagné, le développement, la croissance, des améliorations des conditions de vie, et on en construit une belle histoire qui devient un mythe. Peu importe que ce mythe n’ait pas de justifications scientifiques ou factuelles. A force de marteler cette belle histoire, on arrive à en faire une vérité, un dogme. On parlera de la LGV Dax Frontière, ou des LGV de l’Y Basque. Or ces voies ferrées n’ont jamais été définies comme des LGV, mais comme des voies ferrées classiques au standard européen. Les sectes sont spécialistes des manipulations. RRF devenue SNCF Réseaux, ou Monsieur Rousset président de la région Nouvelle Aquitaine, en usent et abusent. Ce dernier, lors de la présentation de ses vœux en 2011, n’a t il pas traité ses concitoyens opposés au projet de gens aux arguments « débiles », « absurdes » ou « simplistes ». Ce comportement colle parfaitement avec les formulations de Noam CHOMSKY lorsqu’il traite de la manipulation de masse. Mais aussi de Yuval Noah Harari, lorsqu’il explique comment l’information transformée en fiction devient une arme de domination.
Les pro-LGV ne donnent jamais les sources de leurs affirmations, car elles n’existent pas. Le dogme est une croyance, il se passe de justification. Nous, nous donnons nos sources, nous ne pratiquons pas le prosélytisme incantatoire.
Depuis 20 ans, les opposants sont sérieusement agacés par ces mensonges, ces manipulations à répétition. Le GPSO est un récit fictionnel éloigné des réalités. Temps gagné, saturation, fret, développement, ne sont que des promesses hors sol confrontées aux faits. »

Paragraphes à lire : chronologie – sur le Développement – le mensonge du temps gagné / des fiches horaires étonnantes – la desserte des gares voyageurs des lignes moyennes – le mur de camions / le fret ferroviaire une priorité absolue – la capacité de la voie, sa saturation – le mythe de l’autoroute ferroviaire – le financement.

Conclusion :
« Comme toujours, nous laissons le lecteur libre de ses propres conclusions, nous espérons
que la lecture lui permettra de comprendre pourquoi nous sommes très agacés par le
comportement de politiques, de responsables, qui soutiennent ce projet inutile et imposé
de LGV entre Bordeaux et Dax, et de la nouvelle ligne standard entre Dax et la frontière.
En 20 ans l’argumentaire est toujours le même, bien que le temps ait démontré son irréalisme, l’absurdité de son argumentation. Le besoin n’existe pas, et n’est pas à l’aube d’exister. Pour améliorer le train du quotidien, le fret ferroviaire, des solutions rationnelles existent, beaucoup moins coûteuses, elles sont connues. Des études ont été produites par des bureaux d’études compétents, et indépendants, sans conflits d’intérêts, comme SMA-Progtrans, ou Citec pour ne citer que l’axe Bordeaux Frontière.« 

Lire le document contribution des Amis de la Terre des Landes : Informations GPSO Landes – ATL

 

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