Le rendez-vous de ce samedi 10, c’est incontestablement à 11h devant la Préfecture de Pau.
Devant l’avancée des projets E-CHO et NACRE notamment, sur le bassin de Lacq en reconversion, la mobilisation ira des associations environnementales à des députés et élus, convergeant vers un seul objectif : empêcher que nos forêts soient mises en coupe rase et que la ressource en eau, de plus en plus rare, soit gaspillée. Et dans les deux cas, sans que la sobriété ne soit convoquée pour des planifications et priorisations qui associent les territoires.
Une politique industrielle qui consulte et écoute les citoyens et leurs associations justement créées pour contester des projets aberrants ? A cette question, la réponse est non. Pourtant l’actualité climatique nous alerte sans cesse, lorsque sécheresse, canicules et autres dérèglements climatiques provoquent la dégénérescence des forêts (croissance des arbres en baisse, mortalité en hausse), la réduction de la production des cultures pour la souveraineté alimentaire, la chute drastique de la biodiversité.
Avec l’Union Européenne, la France veut accélérer la production de e-carburant à partir de la biomasse, forestière ou autre. Du carburant alternatif au carburant fossile certes source d’émission de CO2, mais vidant les puits de carbone que sont les forêts, nous ne sommes pas à une contradiction prêt…La croissance des trafics aériens, routier ou maritime ne peut se faire au détriment des forêts ou de la ressource en eau, les usages en étant déjà saturés ce sont des ressources en danger. Alors que la gestion du bassin versant de l’Adour prévoit la nécessaire économie de millions de m3/an, aucun citoyen ne peut rester indifférent à de tels projets écocides.
Pour plus d’information, nos articles précédents :
Et bien entendu le communiqué très précis et instructif du collectif Forêts Vivantes Pyrénées, avec lequel le CADE travaille en concertation, vous donnera des renseignements sur les communes impactées : CP-Forets-Vivantes-Pyrenees-Projet-E-CHO-un-49.3-industriel-refuse-par-de-nombreuses-communes-15.09.2026.pdf
L’heure est grave, mobilisons-nous nombreux !
Et une vidéo du GNSA local (Groupe National de Surveillance des Arbres) sur le sujet : (1) Facebook
Enfin, un lien :
L’attention du CADE avait été attirée par la vigilance militante à propos d’un article de la ville de Boucau relatant un incident industriel en septembre.
Un temps qui concerne bien entendu la santé : en appelant confraternellement aussi à ses collègues, à leur santé et à celle de leurs patients, sa préoccupation sanitaire est au centre de son sujet. Car les micropolluants sont une des parties peu visibles et peu médiatisées d’un océan qui pourtant est malade et rend malade : «
Ne manquez pas sa conférence alors que l’on en arrive, en terme de pollution et d’interdictions récurrentes des plages de la côte basque, à voir cette lamentable situation aller en justice : à ce propos, on reverra l’action flash menée en 2016 par le CADE, à Bidart, où nous avions installé symboliquement des bidets afin de dénoncer l’insuffisance des portes à clapets sensées contenir la pollution de l’amont, ainsi que la présence d’émissaire à distance de la plage (sachant que la proximité et les courants allaient immanquablement ramener la pollution dans les eaux de baignade). – LIRE notre article sur l’actualité judiciaire de la plainte du CADE :
Ressortons nos archives, et notamment celle d’un évènement mémorable en 2016 : nous avions porté et installé des bidets près de la plage de Bidart, là où devaient se construire des bassins de réception des eaux d’assainissement, une porte à clapet, ainsi qu’un émissaire en mer. Déjà, et parce que les problèmes sanitaires étaient fréquents et prévisibles, le CADE était en désaccord ouvert en 2011 avec les décideurs qui ne nous écoutaient pas. 
Le 26 septembre, personne ne reste à la maison, nous nous retrouvons toutes et tous, chacun avec son slogan, sa revendication, son constat…mais rassemblés pour l’évènement national des Marches pour le climat !

Après l’annonce de l’été du décret classant le projet E-Cho d’Intérêt National Majeur, ce projet ambitionnant de fournir une alternative au carburant fossile pour l’Aviation, avec des conséquences multiples notamment pour la biomasse forestière (voir nos articles précédents en catégorie forêt, par exemple), voici une nouvelle initiative juridique : un Recours contentieux auprès du Conseil d’Etat.
Merci au Dr Sylvie Peres pour son engagement associatif. En savoir plus, sur le site : 

Collectif Bassines Non Merci – « Relaxe de Julien Le Guet dans le procès en diffamation intenté par Emmanuelle Dubée : la liberté d’expression reconnue par le tribunal !«

Sur les réseaux, voilà le type de messages que l’on peut lire : « Bravo aux partisans de l’A69, qui allant à l’encontre de l’intérêt commun et des conduites qu’il faudrait désormais avoir pour nous sauver, ont permis ce grand saccage. Pour gagner 10 minutes ! Ça restera impardonnable. Se souvenir des 224 platanes abattus, des 10000 autres arbres aussi, de la destruction de 366 ha de cultures, de 20 ha de zone humide (il nous en reste tant !), de 162 espèces protégées. Cela, je n’en doute pas, se paiera dans les urnes aux prochaines régionales. » Illustration : article du Canard enchaîné.
Après l’annonce par Lecornu du fait que l’Etat soutient toujours financièrement la LGV du GPSO, l’indignation s’exprime : ici, dans un billet de blog de Mediapart, porté par le collectif LGV NON MERCI.
https://www.sudouest.fr/economie/lgv/info-sud-ouest-lgv-bordeaux-toulouse-dax-l-etat-s-engage-a-payer-et-renonce-au-partenariat-public-prive-la-lgv-sur-les-rails-29565443.php
Édito – Nous sommes tous, ou avons tous été, en tant que militants ou sympathisants de la justice climatique et sociale, sujet au découragement. Les récents épisodes caniculaires montrant vers quoi l’inaction générale nous mène. Que faire dès lors : se résigner, être résilient ?
Il restera un modèle à suivre, et son sourire bienveillant continuera de nous accompagner. Ez adiorik Morin jauna.
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Des
EMME (Electro Mobility Materials Europe) – Après les conclusions dites « favorables » de l’Enquête publique, le Préfet de Gironde a facilité au mois de mai l’implantation pour le démarrage du projet en l’accordant en
Enfin, une dernière nouvelle nous parvient – Avec « le bruit des bottes » et la médiatisation de l’état de guerre qui serait « inéluctable », les justifications de l’accélération de ce projet révèlent désormais une autre réalité : ce site servirait, pour partie, à l’industrie militaire; une partie des métaux raffinés lui serait dédiée. De là à interpréter que l’obstination à le réaliser était dictée par d’autres visées que la vertueuse « décarbonation », il n’y a qu’un pas…