Linky : La traque des « récalcitrants » continue
Il est impossible pour Enedis de cesser sa traque contre les possesseurs de compteurs d’électricité « Non-Linky ».
Rappelons rapidement que depuis le lancement du programme Linky en 2015, Enedis a procédé à des installations « forcées »de son compteur auprès des personnes mal informées de l’éventuel intérêt de ce « truc jaunâtre », puis à inondé les « récalcitrants » de menaces par des lettres recommandées.
Puis n’arrivant pas à convaincre les personnes ne voulant pas se défaire de leurs anciens compteurs, informées qu’elles étaient des travers associés à l’installation de ce « truc jaunâtre »[1], Enedis a prétexté que le retard de son programme de développement était dû aux « récalcitrants » et ait intervenu auprès de la Commission de l’Energie (CRE) pour que celle-ci inclue dans la TURPE[2] une première taxe visant les « récalcitrants » qui ne transmettraient pas leurs relevés d’index tous les deux mois.
Cela n’améliorant pas, en 2025, leur retard le déploiement de ses « trucs jaunâtres » Enedis est parvenu à obtenir de la CRE dans sa délibération du 13 mars 2025, que les « récalcitrants » soient facturés, à partir d’août 2025, tous les deux mois d’un supplément de 4,14 € de la TURPE, pour permettre à Enedis de « subvenir » aux coûts supplémentaires, nécessités par des contrôles accrus et cela à partir d’août 2025 !
Cette même délibération de la CRE précisait : que « au 31 août 2024, 37,3 millions de clients sont équipés d’un compteur Linky sur le territoire d’Enedis, et que 2,1 millions sont équipés d’un compteur d’une ancienne génération » comme pour justifier les déboires d’Enedis. Le nombre de « récalcitrants » n’est donc pas négligeable et paient leur consommation réelle, en kWh.
Je pouvais donc m’attendre à voir apparaitre sur mes factures ce coût complémentaire à partir de cette date. Jusqu’à ce début de l’année 2026 je ne l’ai pas encore remarqué , bien qu’étant abreuvé de lettres « incitatives » d’Enedis.
Contestant cette dernière augmentation de la TURPE je me suis permis d’adresser une lettre recommandée avec accusé de réception à Enedis, en juin 2025, lui demandant de « m’indiquer les références des articles du Code de l’Energie qui ont été affectés » par la délibération de la CRE, « certainement après une décision de l’Assemblée Nationale ayant statué sur cette délibération de la CRE et ayant entrainé une modification conséquente du Code de l’Energie ».
Comme je pouvais m’y attendre je n’ai pas encore reçu la réponse à cette lettre.
Une lettre plus complète, adressée à un Sénateur des Pyrénées Atlantiques n’a suscité aucune réponse, ce qui a démontré l’intérêt qu’il pouvait porter au souci d’un citoyen.
Une sollicitation du Médiateur de l’Energie n’a pas non plus obtenu de réponse.
Mais, dernièrement, une missive extraordinaire d’EDF à ses clients, parmi les fameux « récalcitrants », leur a été adressée :
Voilà qu’EDF, producteur mais également fournisseur d’électricité se permet de prendre le parti de sa filiale Enedis, uniquement gestionnaire de la distribution d’électricité, alors que la législation française et européenne exige qu’EDF fonctionne avec une neutralité stricte et une indépendance afin de garantir un accès égal à tous les fournisseurs d’électricité. Or ce faisant EDF favorise Enedis vis à vis d’autres fournisseurs tels qu’Engie, Total Energies, Plénitude, Planète OUI, Plüm Energie, and Mega Energie, etc…
Je continuerai à adresser mes relevés d’index (de KWh) et j’attendrai de recevoir cet avis de taxe complémentaire sur la TURPE avant de regimber encore contre la CRE et Enedis.
M. Lavictoire
[1] Rappelons que le Linky décompte des index de consommations basés sur des KVA, nombre toujours supérieur au nombre de KWh effectivement contractuellement facturable et que pour perpétrer ses contrôles le Linky injecte sur le réseau privé de l’habitation un CPL sans avoir obtenu l’accord du propriétaire de l’habitation, enfreignant donc un article du Code Civil.
[2] TURPE : Tarif d’Utilisation des Réseaux Publics d’Électricité.

Production d’énergie et objectif – En premier décryptage, nous pouvons nous intéresser à la place faite à la biomasse et au bois ligneux, au sein des énergies et de la priorisation des usages. Un visuel compare la projection de répartition par filière en térawattheures, de 2023 à 2035 : les attentes en biocarburant sont ici doublées, tout comme le chauffage et l’électricité (on notera, pour les sources de production, notamment la stagnation de l’hydroélectricité, tandis que montent biométhane et photovoltaïque; et considéré par l’UE comme renouvelable le nucléaire a le vent en poupe, mais nécessitant de nouvelles structures la production ne peut être immédiate).
…Et nous vous proposons surtout, à la lecture, l’excellente intervention de Jacques Descargues, (ancien directeur général de l’ONF et membre du CADE), intervention faîte au nom du collectif des 75 associations de « Forêts Vivantes Pyrénées »; car son intervention parle de la priorisation industrielle des usages du bois énergie, ainsi que de la multiplication des projets sur Lacq, impactant notamment la forêt en 40 et en 64. Cette intervention claire mais complète dans l’état actuel des enjeux nationaux et européens sur la « décarbonation » des carburants (SAF), concrétisés en projets industriels, appelle à la convergence des luttes et à la mobilisation de toutes les ONG : ne manquez pas cette lecture !
Le Rapport du Shift Project Aero Decarbo, «




Par courrier en date du 29 octobre 2025, le CADE (Collectif de 64 Associations de Défense de l’Environnement) et l’association « NON LGV Nord Landes & Marsan » ont écrit aux élus du Conseil Départemental des Landes pour inviter au vote d’un moratoire sur le financement du projet de LGV du GPSO.
Enfin, l’association « Cinq cantons La barre », du CADE, nous a fait parvenir sa contribution bien documentée :
Vous l’aurez compris, nous comptons sur vos participations individuelles ou collectives à cette si importante enquête publique d’un projet de « verdissement » industriel de carburants, et dont nous ne voulons pas.

Le titre du résumé est explicite : « Projets de transport européens XXL : attention à la sortie de route » – Secouée par des crises imprévues, la construction d’infrastructures de transport phares en Europe s’enlise et les coûts s’envolent. Les coûts de construction de grandes infrastructures de transport européennes s’envolent / L’objectif de 2030 pour l’achèvement du réseau central de transport ne sera pas atteint. (Malgré les difficultés rencontrées, la Commission européenne n’a utilisé qu’une seule fois le levier juridique principal (mais limité) dont elle dispose pour obtenir des explications sur les retards).
LE RAPPORT INTEGRAL
Enfin, le média Actu-environnement titre : 
En effet, les décideurs en Région et la SGPSO, devant la difficulté d’obtenir des garanties de financement du GPSO par l’Etat ou la Commission européenne, multiplient les actes de communication, il leur faut trouver un autre thème : ils ciblent cette fois l’incapacité de la ligne existante à satisfaire les besoins ; la dernière communication en date qualifiée « de rapport d’expertise » fait grand bruit et appelle un commentaire sérieux et sévère. Forts de notre capacité d’expertise objective rappelée plus haut, le CADE ne peut que s’étonner et réagir devant des propos qui ignorent les études indépendantes – Vous trouverez ci-après le communiqué de presse étayé du CADE en réaction aux articles : considérant que la SGPSO procède à des sondages indigents et des rapports « à sa main », de notre côté nous précisons ce que peut être une expertise faite de connaissance de terrain et d’études indépendantes, et rappelons les référendums que nous avons effectués en large consultation, eux.
(Si vous en avez l’occasion, procurez-vous l’article du Monde diplo de janvier, une pleine page y traite du Conseil d’Etat, garant des libertés, mais lié à l’exécutif et tendant « à faire siennes les priorités du pouvoir politique », en matière de libertés comme de politique générale.)
Au tribunal, tout le monde ne pouvait entrer ! Ayant affrété bus et mobilisé sur plusieurs départements contre les AFNT (Aménagements Ferroviaires au Nord de Toulouse), les associations étaient très déterminées; elles prolongeaient ainsi leur mobilisation concernant la consultation par voie électronique (PPVE) où nous avons eu la satisfaction d’obtenir récemment + de 90% d’avis populaires défavorables à la 1ère demande d’autorisation environnementale de la SNCF sur la première phase du GPSO (travaux préparatoires).
De son côté, la presse en a fait une bonne couverture, notamment
Depuis plusieurs mois nos articles vous alertent : pléthore de projets industriels utilisant la biomasse et le bois des forêts poussent comme des champignons, mais sans la visibilité globale qu’apporterait une planification en lien avec une gestion respectueuse du puits de carbone que représentent nos forêts, « bien commun » auquel tous nous tenons.
Synthèse des contributions à la DAE1 PPVE, réalisée par l’
Un article pour en témoigner
Delga, elle, s’est appuyée sur l’aréopage institutionnel à St Jory, près de Toulouse: « Le préfet de la Haute-Garonne et de la région Occitanie, Pierre-André Durand, deux coordinateurs européens, François Bausch et Mathieu Grosch, ainsi que la présidente de la Région Occitanie, Carole Delga, étaient réunis pour une visite de chantier concernant les aménagements ferroviaires du nord toulousain (AFNT). Après avoir martelé que ce n’est pas un projet mais déjà des travaux engagés (LNSO), Delga s’est employée à obtenir la réponse: « …il y a le nouveau plan financier pluriannuel qui a été déposé par la Commission en juillet et le budget de la Connecting Europe Facility, fonds principal qui finance ce projet, a été doublé.« ,(à la condition que le transfrontalier se fasse et que le Parlement ratifie, a-t-il été omis de préciser!) – Dans l’enthousiasme général, les coordinateurs européens promettent 3 Mds entre 2028 et 2034, selon l’article de
« Allez, tournez manège ! » Car le « pompon » et « la queue du Mickey », ils ont tous deux essayé de les attraper avec les deux coordinateurs européens, la question étant pour nous: « en quoi ces deux personnes disposent-elles d’une lettre de mission pour garantir le financement à 20% de Bordeaux/Toulouse, 3 Mds de l’UE entre 2028 et 2034, ou bien les 50% du Bordeaux/Dax non transfrontalier ? » Car leurs convictions et bonne volonté n’engagent qu’elles…pour un financement européen qui n’est, à l’évidence, toujours pas validé. A moins que les médias n’aient repris, et pour argent comptant, les éléments de langage des deux promoteurs français du GPSO ?