Un sujet traité dans la Commission « EAU » du CADE avec l’association « Vague toxique »- texte d’après un éditorial de Vague Toxique
Vague Toxique est restée silencieuse ces derniers mois. Non pas par lassitude, mais parce que nous avons choisi d’accepter plusieurs invitations à des rencontres consacrées à l’environnement. Nous voulions écouter, comprendre, dialoguer. Nous en sommes ressortis avec un constat préoccupant : l’écoblanchiment est en train de devenir un véritable fléau pour les associations de terrain.
Bien sûr, l’écoblanchiment n’est pas nouveau. Mais jamais nous ne l’avions vu prendre une telle place, au point de transformer des journées présentées comme des espaces de réflexion en opérations de communication où les vrais sujets sont soigneusement contournés.
L’eau au Pays basque : parler sans nommer les causes – Le 22 mai, la Communauté d’agglomération organisait une journée intitulée « L’eau au Pays basque face au changement climatique ».
Une exposition ouvrait la rencontre. Pourtant, les deux principales sources de pollution de notre littoral – l’agriculture intensive et les stations d’épuration – n’y étaient qu’à peine évoquées. Puis, pendant plus de deux heures, la Water Family et l’équipe du projet PAGAIE ont expliqué le fonctionnement d’un bassin versant. Une présentation intéressante sur le plan pédagogique, mais qui évitait soigneusement les sujets qui préoccupent les habitants et les associations : les pollutions locales, leurs causes et leurs responsabilités.
Comment prétendre parler de l’avenir de l’eau sans regarder en face les principales sources de sa dégradation ? Une Journée Océan… une nouvelle vague d’écoblanchiment.
Le 26 juin, au Théâtre du Casino Municipal de Biarritz, nous étions invités à la Journée Océan organisée dans le cadre de Nouvelle Vague. Le programme promettait « une journée entière dédiée à la préservation des océans », réunissant des professionnels et des acteurs engagés pour débattre des grands enjeux environnementaux.
La réalité fut bien différente. Un seul très court temps d’échange a été accordé au public. Les associations n’ont jamais eu la possibilité de présenter leurs observations, leurs alertes ou leurs propositions. Les pollutions qui touchent concrètement notre littoral sont restées largement absentes des débats.
Le moment le plus déroutant fut sans doute la table ronde consacrée aux fondations d’entreprises. Voir de grands groupes, dont Engie, expliquer comment sauver la planète, tout en sollicitant l’engagement des citoyens, illustre parfaitement ce qui nous inquiète : lorsque la communication prend le pas sur la remise en question des modèles qui contribuent aux crises environnementales.
Les associations ne sont pas des figurantes – Depuis des années, les associations observent le terrain, alertent les pouvoirs publics, informent les citoyens et proposent des solutions. Pourtant, elles sont de plus en plus souvent invitées… pour écouter. On les remercie pour leur engagement, mais on ne leur donne ni le temps de parole ni la place qu’elles devraient occuper dans les débats.
Festival EHZ une autre approche est possible – À l’inverse, notre participation au festival EHZ nous a montré qu’une autre approche est possible. Nous y avons été accueillis avec bienveillance et une totale liberté de parole, aux côtés de la nouvelle association Cancer Colère. Ensemble, nous avons rappelé une évidence : lutter contre les pollutions n’est pas une idéologie, c’est une urgence de santé publique.
Notre colère est aussi un appel – Nous ne contestons pas l’intérêt de sensibiliser le public ni celui d’organiser des rencontres.
- Mais nous refusons que ces événements deviennent des vitrines où l’image compte davantage que les résultats.
- Nous refusons que les causes locales des pollutions disparaissent derrière des discours consensuels.
- Nous refusons que les associations de terrain servent de décor à des stratégies de communication.
Merci au Dr Sylvie Peres pour son engagement associatif. En savoir plus, sur le site : VAGUE TOXIQUE | COMPRENDRE LA POLLUTION CHIMIQUE QUI MENACE NOTRE SANTE POUR MIEUX VOUS EN PROTEGER!


Collectif Bassines Non Merci – « Relaxe de Julien Le Guet dans le procès en diffamation intenté par Emmanuelle Dubée : la liberté d’expression reconnue par le tribunal !«

Sur les réseaux, voilà le type de messages que l’on peut lire : « Bravo aux partisans de l’A69, qui allant à l’encontre de l’intérêt commun et des conduites qu’il faudrait désormais avoir pour nous sauver, ont permis ce grand saccage. Pour gagner 10 minutes ! Ça restera impardonnable. Se souvenir des 224 platanes abattus, des 10000 autres arbres aussi, de la destruction de 366 ha de cultures, de 20 ha de zone humide (il nous en reste tant !), de 162 espèces protégées. Cela, je n’en doute pas, se paiera dans les urnes aux prochaines régionales. » Illustration : article du Canard enchaîné.
Après l’annonce par Lecornu du fait que l’Etat soutient toujours financièrement la LGV du GPSO, l’indignation s’exprime : ici, dans un billet de blog de Mediapart, porté par le collectif LGV NON MERCI.
https://www.sudouest.fr/economie/lgv/info-sud-ouest-lgv-bordeaux-toulouse-dax-l-etat-s-engage-a-payer-et-renonce-au-partenariat-public-prive-la-lgv-sur-les-rails-29565443.php
Édito – Nous sommes tous, ou avons tous été, en tant que militants ou sympathisants de la justice climatique et sociale, sujet au découragement. Les récents épisodes caniculaires montrant vers quoi l’inaction générale nous mène. Que faire dès lors : se résigner, être résilient ?
Il restera un modèle à suivre, et son sourire bienveillant continuera de nous accompagner. Ez adiorik Morin jauna.
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EMME (Electro Mobility Materials Europe) – Après les conclusions dites « favorables » de l’Enquête publique, le Préfet de Gironde a facilité au mois de mai l’implantation pour le démarrage du projet en l’accordant en
Enfin, une dernière nouvelle nous parvient – Avec « le bruit des bottes » et la médiatisation de l’état de guerre qui serait « inéluctable », les justifications de l’accélération de ce projet révèlent désormais une autre réalité : ce site servirait, pour partie, à l’industrie militaire; une partie des métaux raffinés lui serait dédiée. De là à interpréter que l’obstination à le réaliser était dictée par d’autres visées que la vertueuse « décarbonation », il n’y a qu’un pas…

© Nicolas Economou / NurPhoto / NurPhoto via AFP
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Le CADE a participé à la Consultation du 05/06/2026 au 05/07/2026 sur la Stratégie nationale bas-carbone – (40 contributions) – LE SITE

A ajouter à cette séquence, et parce que l’exaspération est grande aussi dans les associations qui composent le CADE, une contribution étoffée d
La Cour des comptes rouvre son dispositif de participation citoyenne et invite les Français à suggérer les sujets de contrôle et d’enquête qu’elle souhaite voir explorés.
Jusqu’au 22 juin, chacun peut déposer ses propositions
Cet article du CADE ambitionne de vous faire partager une analyse, un debunkage en règle d’un document, c’est à dire de démontrer point par point les informations produites le 07 mai, lors de la signature d’un Protocole devant entrainer dans le futur proche la signature d’un avenant au Plan de financement du GPSO, mauvaise nouvelle pour les contributeurs financiers que sont les collectivités et contribuables. Pour vous expliquer cette séquence finalement assez intense, voici d’abord une brève rétrospective…
