La LGV du GPSO est un sujet tellement impactant qu’il ne peut être question d’ignorer une situation aussi conflictuelle sur les territoires du Sud-Ouest, malgré la volonté affichée par quelques candidats de considérer le sujet comme clos; un sujet dont on ne parle pas aux électeurs, c’est sans doute la nouvelle pratique démocratique, et certains politiques en adoptant le sigle « LNSO » (Lignes nouvelles et non plus GPSO comme Projet) considèrent comme entériné un projet reposant sur des mensonges et toujours contesté. Pourtant, des obstacles demeurent, et de taille. Si l’acceptabilité environnementale n’est pas, l’acceptabilité sociale est, elle aussi, de plus en plus compromise : qui dit dérapages financiers, dit aussi budgets contraints des collectivités sur fond d’abandon d’autres projets nécessaires et pourtant chers au coeur des habitants.
Et en effet, l’ insincérité du Plan de financement que nous dénoncions est en revanche effective : aucun tronçon transfrontalier acté au-delà de Dax et pas de subventionnement de l’UE à l’horizon (prévu pour 20%), tandis qu’une énorme inflation de la totalité des divers coûts se profile pour les collectivités ayant imprudemment signé « le chèque en blanc » du Plan de financement pour la Société de Projet (SGPSO); celui-ci pourrait monter de 14,3 Mds d’€ à 24 Mds et plus : ce n’est pas une « bagatelle » pour les collectivités, du fait également de la défaillance annoncée de l’Etat (part prévue de 40% du budget) si l’on veut bien avoir compris que ce sont les collectivités qui se sont engagées à éponger défaillances et inflation; une telle somme donne aujourd’hui le vertige aux contribuables, et des sueurs froides aux élus.
Dans les Landes et Pyrénées Atlantiques (au Pays Basque), le CADE a donc initié avec des associations une démarche d’interrogation des listes en présence sur plusieurs communes, principalement sur le très hypothétique tracé, mais pas que…Les deux questionnaires vous permettront également de retrouver nombre de nos arguments contre le GPSO.
1 – Pays Basque /Sud Landes – Bizi! s’est associée au CADE pour un questionnaire dont voici la teneur : MUNICIPALES lettre aux candidats CADE 2026 (Favorable ou pas à la voie nouvelle, ou à la modernisation des voies existantes). Au Pays Basque, la CAPB (avec ses 158 communes) a voté une motion contre la LGV et pour les voies existantes. De nombreux élus ont signé L’Appel d’Irun pour la modernisation, le front du rejet est important, celui de la résistance itou ( APPEL MODERNISATION LIGNE BORDEAUX BAYONNE IRUN ). Il s’agit donc pour les Elections municipales de confronter les positions. A question brève, réponse brève, ce n’est évidemment pas si simple…nous allons le voir dans le compte-rendu à suivre.
2 – Landes – cas particulier de Mont de Marsan/ Communauté d’Agglomération du Marsan – dans un contexte de finances encore plus tendu, et avec l’hypothèse d’une gare nouvelle, les associations de défense de l’environnement sont toujours très mobilisées là où le refus de débat sur des arguments fallacieux est particulièrement patent ; Mont de Marsan, préfecture, est la plus grosse agglomération ce qui octroie aux listes en présence sur cette commune le poids de la gestion d’une agglomération de 18 communes. Les associations à l’origine du questionnaire sont : le CADE, Attac Marsan, Les Amis de la terre 40 et Non LGV Nord landes et Marsan ; le questionnaire est plus complet et pose plusieurs questions : MUNICIPALES Questionnaire LGV aux Listes Mont de Marsan -CAM .
Voici le compte-rendu que nous faisons de cette consultation, qui intéressera sans nul doute les électeurs citoyens : « Le Collectif des Associations de Défense de l’Environnement (CADE) et BIZI ! ont ciblé quelques communes clefs du second tour des municipales et ont interrogé toutes les listes en lice sur le projet de LGV. Les réponses en VERT sont des réponses qui partagent avec nous l’option de la modernisation des voies existantes. Les réponses en VIOLET sont celles qui « s’interrogent encore »; en ROUGE sont celles qui au contraire choisissent l’option des voies nouvelles que nous jugeons inutiles, destructrices et ruineuses ou qui ne nous ont pas répondu. Nous avons croisé les réponses avec les réponses aux votes en CAPB (Communauté d’agglomération Pays Basque) sur cette question ainsi qu’à « L’appel d’Irun » lancé par les maires d’Irun, Bayonne et Bordeaux en faveur de la modernisation des voies existantes. (Évidemment celles et ceux qui n’étaient pas élus ou qui ne siégeaient pas à la CAPB ne sont pas mentionnés sur ces critères) ». réponses des candidats2026 CADE
D’où le coup de colère d’une des associations de notre collectif d’opposants au GPSO, auquel le CADE s’associe :
Une information d’action originale – L’arrivée à Bordeaux depuis Dax, c’est le 05 mars, et c’est une initiative du DAL de Dax (Droit au logement) qui a suivi et soutenu les réunions publiques contre le GPSO avec une entrée particulière: le DAL dénonce la gabegie financière que constitue la LGV du GPSO, et veut alerter la population sur le manque de moyens des collectivités pour d’autres besoins criants, notamment le mal-logement…Et pas seulement : souffrant de handicap respiratoire, les initiateurs font le périple à vélo, afin également d’alerter sur les besoins notamment en matière de santé publique. Tous les encouragements du CADE pour cette initiative…
POUR LIRE LA VIDEO, activer la très intéressante vidéo sur le site :
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Notre article précédent concernant des demandes de suspension de paiement (Moratoire) du financement de la LGV faisait état de la relance auprès des élus du Conseil départemental de Landes, une initiative du CADE et de l’association NON LGV Nord Landes et Marsan : « 
Production d’énergie et objectif – En premier décryptage, nous pouvons nous intéresser à la place faite à la biomasse et au bois ligneux, au sein des énergies et de la priorisation des usages. Un visuel compare la projection de répartition par filière en térawattheures, de 2023 à 2035 : les attentes en biocarburant sont ici doublées, tout comme le chauffage et l’électricité (on notera, pour les sources de production, notamment la stagnation de l’hydroélectricité, tandis que montent biométhane et photovoltaïque; et considéré par l’UE comme renouvelable le nucléaire a le vent en poupe, mais nécessitant de nouvelles structures la production ne peut être immédiate).
…Et nous vous proposons surtout, à la lecture, l’excellente intervention de Jacques Descargues, (ancien directeur général de l’ONF et membre du CADE), intervention faîte au nom du collectif des 75 associations de « Forêts Vivantes Pyrénées »; car son intervention parle de la priorisation industrielle des usages du bois énergie, ainsi que de la multiplication des projets sur Lacq, impactant notamment la forêt en 40 et en 64. Cette intervention claire mais complète dans l’état actuel des enjeux nationaux et européens sur la « décarbonation » des carburants (SAF), concrétisés en projets industriels, appelle à la convergence des luttes et à la mobilisation de toutes les ONG : ne manquez pas cette lecture !
Le Rapport du Shift Project Aero Decarbo, «




Enfin, l’association « Cinq cantons La barre », du CADE, nous a fait parvenir sa contribution bien documentée :
Vous l’aurez compris, nous comptons sur vos participations individuelles ou collectives à cette si importante enquête publique d’un projet de « verdissement » industriel de carburants, et dont nous ne voulons pas. 
Le titre du résumé est explicite : « Projets de transport européens XXL : attention à la sortie de route » – Secouée par des crises imprévues, la construction d’infrastructures de transport phares en Europe s’enlise et les coûts s’envolent. Les coûts de construction de grandes infrastructures de transport européennes s’envolent / L’objectif de 2030 pour l’achèvement du réseau central de transport ne sera pas atteint. (Malgré les difficultés rencontrées, la Commission européenne n’a utilisé qu’une seule fois le levier juridique principal (mais limité) dont elle dispose pour obtenir des explications sur les retards).
LE RAPPORT INTEGRAL
Enfin, le média Actu-environnement titre : 
En effet, les décideurs en Région et la SGPSO, devant la difficulté d’obtenir des garanties de financement du GPSO par l’Etat ou la Commission européenne, multiplient les actes de communication, il leur faut trouver un autre thème : ils ciblent cette fois l’incapacité de la ligne existante à satisfaire les besoins ; la dernière communication en date qualifiée « de rapport d’expertise » fait grand bruit et appelle un commentaire sérieux et sévère. Forts de notre capacité d’expertise objective rappelée plus haut, le CADE ne peut que s’étonner et réagir devant des propos qui ignorent les études indépendantes – Vous trouverez ci-après le communiqué de presse étayé du CADE en réaction aux articles : considérant que la SGPSO procède à des sondages indigents et des rapports « à sa main », de notre côté nous précisons ce que peut être une expertise faite de connaissance de terrain et d’études indépendantes, et rappelons les référendums que nous avons effectués en large consultation, eux.
(Si vous en avez l’occasion, procurez-vous l’article du Monde diplo de janvier, une pleine page y traite du Conseil d’Etat, garant des libertés, mais lié à l’exécutif et tendant « à faire siennes les priorités du pouvoir politique », en matière de libertés comme de politique générale.)