Les enjeux sociétaux de la 5G

5G et enjeux sociétaux

La réelle finalité du développement de la 5G réside dans le développement de l’Internet des Objets (IoT) et l’immersion de la société dans une multitude d’objets connectés qui seront imposés dans nos différents lieux de vie (maison, travail, transport, sport, détente,,…).

Avec la 5G le Smartphone sera l’outil indispensable à notre vie voire imposé, car bon nombre de documents, administratifs, personnels, d’identification[1] ou à but sanitaire[2] sont déjà, pour l’instant, proposés, demain recommandés, comme étant disponibles sur son Smartphone.

Indépendamment de l’inégalité ainsi créée entre les citoyens qui peuvent acquérir un tel outil[3] il y a une implicite stigmatisation des personnes âgées qui ne sont guère habituées à manipuler de tels outils tout en leur créant une dépendance vis-à-vis « d’aides à la personne ».

Avec la 5G le Smartphone devient l’outil indispensable  de notre vie[4]. Nous en sommes dépendants. La 5G veut nous en rendre addictifs.

Il faut s’attendre à ce qu’il soit rapidement disponible sous des formes plus «fonctionnelles», dans nos habits par exemple ce qui a déjà donné lieu à des expérimentations. Mais des études existent pour qu’un tel outil puisse être implanté dans notre corps.

Devant cette perspective, nombreux sont ceux de nos gouvernants qui renoncent et qui déclarent que l’on ne peut rien faire.  Cela est surtout dû à notre dépendance industrielle dans ce domaine[5].

D’autres se retranchent derrière une notion de progrès, embarrassés qu’ils sont lorsqu’on leur demande de définir l’apport de cette notion dans notre bien-être.

Les objets connectés et la 5G dont elle est l’initiatrice vont totalement bouleverser nos modes de vie.

Notre devoir est de prévenir nos gouvernants de leur responsabilité.

 

[1]  Digital ID https://id2020.org/digital-identity

[2] Dossier Médical Partagé

[3] Téléphone 5G Orange 500€ et plus sans forfait https://boutique.orange.fr/recherche/recherche.aspx?kw=5G

[4] Rappelons que le Smartphone sous sa forme actuelle est un outil non fabriqué en France.

[5] https://www.cade-environnement.org/2021/02/23/5g-et-independance-industrielle/

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5G et consommation énergétique

5G et consommation énergétique

Le recours aux fréquences de la 5G conduit à ce que l’énergie nécessaire pour exploiter un réseau 5G sur une zone géographique donnée, soit largement plus importante que celle qui était nécessaire pour exploiter les générations précédentes sur la même zone géographique.

C’est une des raisons pour lesquelles les premiers opérateurs 5G, conscients de cette caractéristique ont, très tôt, essayé de pallier cette lacune, en argumentant tout d’abord sur le mode de fonctionnement de la 5G. Effectivement une antenne 5G n’émet en puissance nominale que dans la direction du terminal la sollicitant (beamforming). Le reste du temps elle est en veille et c’est une raison pour laquelle, raisonnant au nombre de bits transmis, les opérateurs de télécommunications arguent sur « l’efficacité énergétique » de la 5G par information transmise.

Indépendamment de la consommation énergétique des stations de base et des antennes/relais, il s’agit également de traiter, d’acheminer à une vitesse caractéristique de la 5G, mais également de stocker ces quantités importantes de données. Cela nécessite des centres de traitement importants, dont la consommation énergétique s’ajoute à la consommation précédente, leurs puissances de calcul étant largement supérieures à celles utilisées pour les générations précédentes.

Les premières réalisations de réseau 5G ayant été faites en Chine il faut méditer ce qu’affirmait en 2019 Monsieur Zhengmao Li vice-président de China Mobile en affirmant, qu’en Chine, la construction du réseau 5G requérait 3 fois plus de stations de base que la 4G, trois fois plus d’énergie et que les stations coûtaient 3 fois plus cher que celles de 4G[1] [2].

La 5G nécessite donc une attention particulière pour que ce poste diminue.

La presse s’est d’ailleurs emparée de ce sujet[3].

Les opérateurs de téléphonie ont été les premiers à prendre conscience de ce « trade-off » et essaient maintenant, dans le cadre de leurs nouveaux produits 5G, d’en faire un « argument de vente »[4][5].

La réalité reste à démontrer car rappelons que, pour l’instant, il n’est question que de déployer la 5G dans la bande des 3,5 GHz. Mais des générations futures de 5G sont planifiées avec une bande 25 GHz, puis la 5G NR sur des bandes entre 37 et 71 GHz.

Il faut donc s’attendre à ce que cette consommation énergétique s’amplifie d’une manière importante.

[1] https://newsbeezer.com/switzerlandeng/china-mobile-the-5g-network-requires-three-times-more-energy/

[2] https://www.lightreading.com/mobile/5g/power-consumption-5g-basestations-are-hungry-hungry-hippos/d/d-id/749979

[3] https://www.fiercewireless.com/tech/5g-base-stations-use-a-lot-more-energy-than-4g-base-stations-says-mtn

https://reporterre.net/La-5G-un-gouffre-energetique-programme

https://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/pourquoi-les-antennes-5g-sont-elles-eteintes-la-nuit-20200902

[4] https://onestore.nokia.com/asset/207360

[5] https://www.ericsson.com/495d5c/assets/local/about-ericsson/sustainability-and-corporate-responsibility/documents/2020/breaking-the-energy-curve-report.pdf

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5G : environnement électromagnétique permanent dans nos lieux de vie.

5G : imposition d’un environnement électromagnétique permanent dans nos lieux de vie.

Saisie le 9 février 2019 par les Ministères en charge de la santé, de l’environnement et de l’économie afin de conduire une expertise relative à l’exposition de la population aux champs électromagnétiques liée au déploiement de la technologie de communication «5G» et aux effets sanitaires associés, l’ANSES ne peut conclure, en décembre 2019, son rapport préliminaire[1] que par des interrogations mais note, au § 5.1.4 que « les méthodes de mesure devront être adaptées, afin de préciser l’exposition du public ».

Cette note qui peut sembler sibylline pour certains d’entre nous a l’intérêt de pouvoir mettre en avant l’inadéquation de la législation actuelle en matière de contrôle des champs électromagnétiques (CEM) dans le cas spécifique de la 5G, dont les CEM ne feront, évidemment, que s’ajouter aux CEM déjà présents.

L’objectif du développement de la 5G n’est pas uniquement une téléphonie mobile plus rapide, ce sur quoi insistent les opérateurs de télécommunication, mais, surtout, un développement de tous les objets connectés, l’Internet des Objets (IoT).

C’est donc le développement de villes intelligents (Smart Cities), d’usines intelligentes (Smart Factories) et de maisons intelligentes (Smart Homes) dont il s’agit, tout en faisant rêver au développement de « véhicules autonomes ».

Il s’agit donc, en particulier dans nos lieux de vie d’une couverture permanente de CEM dont les restrictions de base et les niveaux de références qui sont fixé dans la législation actuelle[2], ne sont applicables que par gammes de fréquences et ne sont uniquement vérifiables que pendant un laps de temps de 6 minutes, laps de temps qui ne reflète absolument pas la réalité de notre présence dans nos lieux de vie (maisons et lieux de travail).

De plus cette législation, issue des recommandations de l’ICNIRP, commission composée uniquement de représentants du monde des télécommunications, ne prend en compte que les effets thermiques superficiels et ignore totalement les effets biologiques et chimiques des CEM.

C’est la raison pour laquelle médecins, scientifiques, membres d’organisations environnementales et citoyens de 204 pays, ont demandé urgemment à l’ONU l’arrêt du déploiement du réseau sans fil de la 5G (cinquième génération) y compris depuis les satellites spatiaux[3].

[1] https://www.anses.fr/fr/system/files/AP2019SA0006Ra.pdf

[2] https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000226401/

[3] https://static1.squarespace.com/static/5b8dbc1b7c9327d89d9428a4/t/5dbf713cc7aa2f31f1f0dcc0/1572827456350/Appel_international_demandant_l%27arr%C3%AAt_du_d%C3%A9ploiement_de_la_5G_+sur_Terre_et_dans_l%27espace.pdf

 

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5G et dette des opérateurs de télécommunication

La 5G augmentera-t-elle la dette des opérateurs de télécommunications et celle de la France ?

Une étude de l’ARCEP[1] de 2019 montrait que la tendance de ces dernières années était à une diminution des services mobiles et une constance des revenus des services et le total des communications électroniques qui était de 40 Md€ en 2010 est passé à 31 Md€ en 2018 dont seulement 13,1 Md€ pour les services mobiles.

La Fédération Française des Télécoms, dans son étude économique2019[2] titrée « Les Télécoms : les premiers acteurs du numérique », notait des investissements toujours plus élevés de 2014 à 2018, avec un record de 10,4 Md€ en 2018, le plus fort investissement en Europe.

Cette étude reconnaissait que les investissements devenaient de plus en plus élevés. Elle notait en particulier que si les investissements des opérateurs de télécommunication étaient à long terme, leur rentabilité, elle, était à très long terme, avec une durée moyenne de rentabilisation des capitaux de 32 ans !

Comment investir sur de nouveaux moyens de télécommunication basés sur la disponibilité de bandes de fréquences mises à disposition pendant quinze ans alors que le le retour sur investissement n’est espéré qu’après plusieurs dizaines d’années ?

Il serait certainement plus raisonnable de réduire les zones blanches en terminant d’implanter la 4G et la fibre sur tout le territoire, en particulier sur toute la partie rurale.

La rentabilité des réseaux 2G, 3G et 4G+, pour les TelCOs français n’a pas été documentée mais selon les remarques précédentes, la 5G représente certainement pour eux, sinon une fuite en avant technique et industrielle, un pari pour pouvoir consolider voire accroitre cette rentabilité, en sachant bien que de prochaines étapes (bande 26 GHz et 5G NR) vont apparaître avant que les investissements immédiatement envisagés soient rentabilisés.

Le départ vers la 5G est un pari dont les seuls gagnants seront les équipementiers d’électronique et d’informatique étrangers ainsi que les GAFAM et autres BATXH (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft ; Baidu, Alibaba, Tencent, Xiaomi, Huawei).

[1] https://www.arcep.fr/cartes-et-donnees/nos-publications-chiffrees/observatoire-des-marches-des-communications-electroniques-en-france/marche-des-communications-electroniques-en-france-annee-2019-resultats-provisoires.html

[2] https://www.fftelecoms.org/app/uploads/2019/12/etude_economie_2019_fftelecoms.pdf

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5G et indépendance industrielle

La 5G augmente dangereusement la dépendance industrielle de la France

L’investissement dans la 5G consiste à augmenter dangereusement la dépendance industrielle de la France alors que le Président de la République souhaitait le contraire.

Installer une couverture 5G  pour un opérateur de téléphone mobile français, consistera à investir pour

  • Installer des antennes/relais, mini et micro antennes « intelligentes », comprenant matériels et logiciels, fabriqués à l’étranger (Huawei, Nokia, Ericsson, NRT, ZTE..),
  • installer de nouveaux pylônes ou utiliser des pylônes existants et des mobiliers urbains par exemple, pour y loger les mini et micro antennes (seront-ils de fabrication française ?)
  • prévoir l’alimentation de ces deux premiers éléments,
  • développer des centres de traitement extrêmement puissants, constitutifs du cœur de réseau, traitant les données 5G par des logiciels réalisés en grande partie à l’étranger,
  • développer des réseaux d’interconnexions entre centres de traitements et les stations de base (fibre optique française ?)
  • payer les achats des bandes de fréquences mises en vente par l’ARCEP selon les critères définis par la Commission des Participations et des Transferts (CPT),
  • tout ceci afin de permettre aux Smartphones 5G, fabriqués à l’étranger (Apple, Samsung, Huawei, …) utilisant des systèmes d’exploitation mobiles étrangers (Androïde de Google et Ios d’Apple), d’échanger des données et de voir des vidéos, le tout en mode 5G.

En contrepartie, Orange, ayant agencé et mis en œuvre tous les points précédents, recevra de ses abonnés, des abonnements et des coûts de communication mais devra assurer la maintenance du réseau (coût énergétique, maintien en condition opérationnelle,..) ainsi créé.

Est-ce ainsi que l’on respecte le premier article de la loi relative à la Transition Énergétique pour la Croissance Verte qui stipule que la politique énergétique « Assure la sécurité d’approvisionnement et réduit la dépendance aux importations » ?.

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5G : vers l’accroissent de la dichotomie entre villes et monde rural

La 5G : les villes au détriment du monde rural

Le recours aux fréquences de la 5G implique une plus faible portée d’émission qui oblige les opérateurs à installer de multiples antennes/relais, certaines plus petites émettant à une centaine de mètres de distance, logées par exemple sur des abribus ou des panneaux publicitaires.

Une telle couverture ne peut s’envisager que dans des milieux urbains avec une densité de population importante pour pouvoir rentabiliser de tels investissements.

la Fédération Française des Télécoms dans son étude économique2019[1], titrée « Les Télécoms : les premiers acteurs du numérique », notait des investissements toujours plus élevés de 2014 à 2018, avec un record de 10,4Md€ en 2018, reconnaissait que les investissements devenaient de plus en plus élevés et notait en particulier que si les investissements des opérateurs de télécommunications étaient à long terme, leur rentabilité, elle, était à très long terme, avec une durée moyenne de rentabilisation des capitaux de 32 ans !

Il s’agit donc, dans le cas de la 5G, de consacrer d’énormes investissements aux milieux urbains en délaissant les milieux ruraux dont la couverture en fibre optique et en téléphonie 3 et 4G sera délaissée.

De plus, il est clair que le développement des « Objets connectés » (IoT), envisagé pour booster  la 5G et créer des villes intelligents (Smart Cities), des usines intelligentes (Smart Factories) et des maisons intelligentes (Smart Homes) tout en permettant le développement de « véhicules autonomes » ne peut représenter d’intérêt que dans des milieux urbains.

Ainsi on s’aperçoit que le développement de la 5G augmentera la dichotomie sociale entre les villes et la ruralité au détriment de cette dernière.

C’était ce qui a été remarqué par la Convention Citoyenne qui avait insisté sur l’intérêt d’évaluer les avantages et les inconvénients de la 5G par rapport à la fibre, ceci dans une logique d’écoconception.

[1] https://www.fftelecoms.org/app/uploads/2019/12/etude_economie_2019_fftelecoms.pdf

 

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Chlordécone – l’impossible prescription

À l’approche des mobilisations du 27 février 2021, un collectif de citoyens – qui craint que justice ne soit pas rendue sur l’utilisation du chlordécone – tente d’alerter l’opinion publique. « Aujourd’hui, la prescription c’est une manière de dire que nos corps, nos terres, nos enfants, nos matrices, nos santés n’ont aucune valeur devant la loi française. Accepterez-vous cela ? »

Pour signer la tribune, il suffit de cliquer sur le lien

A lire, signer, diffuser : https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/180221/chlordecone-l-impossible-prescription
A écouter : https://la1ere.francetvinfo.fr/guadeloupe/une-tribune-pour-que-le-dossier-de-l-empoisonnement-au-chlordecone-ne-soit-pas-prescrit-938803.html

Étrange histoire que celle de la prescription dans le droit français. Si le droit romain et le droit de l’Ancien régime approuvent un principe général d’imprescriptibilité pour les crimes les plus graves (comprendre lèse-majesté, usure, simonie et duel mais également viol et brigandage), le droit révolutionnaire a érigé un corpus de règles venant encadrer la prescription des infractions afin de rendre impossible les poursuites passées un certain délai. Lire la suite …

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Moratoire sur la 5G : Ayherre se joint aux Communes raisonnables

Lors de sa dernière réunion, le Conseil municipal d’Ayherre, a voté le principe d‘un moratoire pour le déploiement de la 5G et cela motivé en les termes ci-dessous.

Les travaux d’accès à la fibre optique battent leur plein dans les zones rurales avec tous les manques et défauts inhérents à cette installation, travaux qui ont pour objectif à l‘internet Très Haut Débit. C’est un moyen essentiel au développement de nos territoires sur le plan économique, social, éducatif et culturel.

Les technologies 2G. 3G ou 4G permettent peu à peu de combler les zones blanches même si les opérateurs ne remplissent leurs obligations pourtant prévues dans les missions définies par l’ARCEP.

– Considérant qu’il convient d’attendre avant tout déploiement de la 5G les résultats des travaux d‘expertise de l’ANSES sur les éventuels effets biologiques ou sanitaires spécifiquement attribués aux nouvelles bandes de fréquences 5G

– Considérant qu‘il convient d’attendre le résultat des évaluations de l’ADEME quant a l’impact énergétique et climatique généré par le déploiement de la 5G

– Considérant la nécessité, dans une logique d’écoconception des services, d’évaluer les avantages et les inconvénients de la 5G par rapport notamment a la fibre

– Considérant la nécessité d‘un maillage équitable du territoire via les technologies existantes avant tout déploiement d’un nouveau réseau susceptible d‘aggraver la fracture numérique,

Après en avoir débattu et délibéré,

INDIQUE:
– que le principe de précaution doit en tout état de cause prévaloir en matière de santé publique mais aussi de conséquences sur l’environnement et le climat
– la nécessité de lutter contre le bridage des anciennes technologies (3G et 4G) et contre l’obsolescence programmée des technologies qui pénaliseraient les citoyens
– ne pas vouloir d’installation de nouvelles antennes sur le territoire de la commune dédiée à la 5G

Le conseil municipal SOLLICITE un moratoire sur la déploiement de la 5G.

Bienvenue à la municipalité d’Ayherre dans le parti des communes raisonnables.

 

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« Peut-on exploiter le CO2 de l’atmosphère ? » du CNRS

Le CNRS propose des carnets de science. Une collection de 7 carnets: on peut s’y abonner afin de les recevoir gratuitement par courriel. L’épisode 1 est consacré à la question posée, et à consulter ici: CDS1-Dossier

L’épisode #1 de notre série se penche sur une proposition étonnante – et pourtant très concrète – en vue de réduire le CO2 présent dans l’atmosphère : son recyclage. Car si la réduction des émissions de dioxyde de carbone reste la priorité absolue, d’autres pistes sont à l’étude pour atténuer le changement climatique. L’une d’elles consiste à considérer le CO2 atmosphérique comme une ressource nouvelle. Et, ainsi, de l’utiliser comme une matière première pour fabriquer des polymères, des carburants ou même des matériaux de construction. Dans le premier numéro de Carnets de Science, nous partons à la rencontre de plusieurs chercheurs du CNRS qui ont détaillé les avancées de ces recherches, les difficultés rencontrées, les espoirs soulevés ou encore les applications attendues.
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Un webinaire agriculture

Relayé par ATTAC – Terre de Liens organisera, avec ses partenaires européens, deux webinaires le jeudi 25 février (traduction vers le français simultanée).

– 10h à 12h30 : Innover pour le renouvellement des générations agricoles en France et en Europe : exemples territoriaux et multi-partenariaux – avec le Réseau Rural et le Partenariat européen pour l’innovation – Inscription : https://livee.com/chat/asp2020/s_696801

– 14h à 15h30 : Les racines de la résilience : comment la PAC, la stratégie « De la ferme à la table » et les politiques foncières peuvent soutenir une transition agroécologique en Europe – avec la participation de Benoît Biteau (Eurodéputé, EELV) et Guillaume Cros (Vice-président du Conseil Régional d’Occitanie et Membre du Comité européen des régions) – Inscription : https://zoom.us/webinar/register/WN_7GjCWrUKQjSK1AH-wJdSnQ

 

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Durcissement de lois pour les associations – Procès à venir – Occupations

Autant se le dire…Dans le cadre des nouvelles lois sécuritaires (Loi Sécurité globale) et contre le Séparatisme (Valeurs de la République) durement débattues au Parlement, il se peut que les associations citoyennes telles le CADE, parfois activistes, risquent d’avoir plus de mal à obtenir un agrément et des autorisations à manifester…Un aspect de la loi sur « l’atteinte à l’ordre public » qui n’a pas beaucoup mobilisé dans la rue et semble passer un peu inaperçu, malgré les menaces qui pèsent contre l’activité des associations (agrément, rassemblements) et sur leurs responsables.

Actualité: « Intrusion de militants sur l’aéroport de Bordeaux: la note d’information de l’Atécopol » – Le 22 février a lieu le procès de militants qui se sont introduits sur le tarmac de l’aéroport de Bordeaux en octobre 2020. L’Atécopol a rédigé une note d’information qui constituera une pièce du dossier. Elle éclaire les motivations des militants au vu de l’urgence climatique, et apporte des informations sur le transport aérien issues de la littérature scientifique, ainsi que quelques analyses.

Une décennie de lutte pour sauver les terres fertiles du triangle de Gonesse.
Depuis dix ans, deux visions s’opposent au nord de Paris. L’une implique d’artificialiser les terres fertiles du triangle de Gonesse pour y construire une ligne de métro, l’autre fait la part belle à l’agriculture vivrière. Depuis peu, une Zad est née. Retour sur une décennie de lutte, devenue un symbole national de l’opposition au béton et son monde. LIRE L’ARTICLE DE REPORTERRE
Tribune contre CIGEO suite à avis de l’Autorité Environnementale – Un dossier en vue d’obtenir la déclaration d’utilité publique pour le projet CIGEO (Bure) a été déposé en aout dernier. L’Autorité Environnementale a publié un avis avec de nombreuses critiques  https://www.actu-environnement.com/media/pdf/news-36900-avis-Ae-Cigeo-DUP.pdf

Une tribune est parue dans le Monde , dont Attac est signataire, demandant au gouvernement de refuser la DUP. https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/02/05/ne-poursuivons-pas-sur-la-voie-sans-retour-du-stockage-geologique-des-dechets-radioactifs_6068912_3232.html

 

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Néonicotinoïdes : des dérogations fondées sur une erreur de calcul

L’arrêté encadrant la réintroduction d’insecticides sur la betterave est fondé sur des données erronées présentées par la filière. https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/02/19/neonicotinoides-des-derogations-fondees-sur-une-erreur-de-calcul_6070521_3244.html

Un article de Stéphane Foucart – Compter les abeilles est un exercice périlleux, et nul n’est à l’abri de quelques erreurs. Mais celles-ci finissent parfois inscrites dans la loi, comme par exemple dans l’arrêté du 5 février, qui encadre la réintroduction des néonicotinoïdes sur la betterave. C’est ce que confient plusieurs membres du conseil de surveillance constitué par le gouvernement pour donner l’avis des parties prenantes (agriculteurs, associations, instituts techniques, etc.) sur les conditions du retour de ces insecticides. L’une des concessions accordée aux planteurs de betterave, disent-ils, est le fruit d’une erreur d’écolier : la confusion entre quantité et densité d’abeilles à l’hectare. Une petite erreur qui, transcrite dans la loi, pourrait avoir d’importantes répercussions sur les butineuses. Lire la suite …

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Le lobbying pro-nucléaire s’intensifie, un exemple

Depuis plusieurs mois, associations et partis politiques sont envahis de prises de position visant à réhabiliter la filière nucléaire; disons-le, une planification est certes nécessaire, penser la transition en terme de recherche l’est tout autant, mais ce qu’il manque dans ces offensives nombreuses, c’est l’accent sur l’incontournable sobriété nécessaire pour aborder les enjeux, plutôt que de toujours rêver à une croissance où le nucléaire continuerait à dominer…tout cela en l’absence d’un vrai projet de gestion publique d’un Service public de l’Energie (cf. le critiquable projet Hercule). Impossible de faire le tour exhaustif du débat emporté  qui sévit, mais pour commencer, quelques exemples contradictoires:

...donc, c’est possible: https://www.usinenouvelle.com/article/troquer-le-nucleaire-par-des-renouvelables-en-2050-est-theoriquement-possible-selon-rte-et-l-aie.N1054039 et https://www.rte-france.com/actualites/rte-aie-publient-etude-forte-part-energies-renouvelables-horizon-2050

ce qui fait peur à la filière du nuke : https://reporterre.net/Un-rapport-pourrait-mettre-a-mal-les-projets-nucleaires-de-l-Etat

sur fond de pseudo consultation publique, tant elle requiert de compétences techniques pour s’y aventurer: consultation sur l’avenir du « mix électrique à l’horizon 2050 » – Cette consultation (3), ouverte le 27 janvier 2021 pour être clôturée le 5 mars 2021, propose huit scénarios permettant d’atteindre la neutralité carbone en 2050 en suivant le cadrage général de la Stratégie nationale bas carbone (SNBC) adoptée par le Gouvernement. Parmi ces huit scénarios, l’un d’entre eux M0 est construit autour de l’objectif d’atteindre 100% d’électricité produite à partir de sources renouvelables. Exemple de témoignage (réseau d’Attac) et arguments Consultation publique RTE[8871]

Un exemple de cette offensive dans Reporterre – « Une cinquantaine de personnalités politiques et économiques de tous bords ont signé, vendredi 12 février 2021, l’appel de l’Association de défense du patrimoine nucléaire et du climat (PNC-France). »

« Ce qui nous rassemble, malgré nos sensibilités diverses, c’est d’être convaincus de l’importance du nucléaire pour maîtriser les émissions de gaz à effet de serre », a expliqué le cofondateur de l’association et ancien président de l’Assemblée nationale Bernard Accoyer au quotidien Le Monde. Le but est de mobiliser les élus des territoires sur lesquels sont implantées des installations nucléaires. Lire la suite …

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Nucléaire – les débats font rage

Ainsi dans les milieux associatif et politique, chacun mobilise ses troupes. Ici, un exemple associatif, avec un intéressant commentaire, à suivre, circulant dans le réseau d’ATTAC:

« Alerte à l’offensive du lobby du nucléaire«  – Une nouvelle offensive de valorisation du nucléaire et de propagande idéologique est engagée depuis une dizaine de jours par le lobby et ses soutiens. Cela apparait clairement dans des décisions récentes (voir ci-dessous). Ce qui vient de se passer à Montpellier doit interpeller tout un chacun. Il s’agit ni plus ni moins d’une opération en direction d’associations écologiques ou sociétales de la part du think thank « Shift project » financé par de grands groupes intéressés par le nucléaire et présidé par le polytechnicien pro-nucléaire Jancovici .LIRE L’ARTICLE

Commentaire intéressant à suivre… Lire la suite …

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Passoires thermiques, grille-pain, et « autres indispensables »

« D’ici deux ans, les logements les plus mal isolés seront interdits à la location. Une mesure de bon sens mais formulée de telle manière qu’elle ne s’attaque qu’à une infime partie du problème. Explications critiques.

Le gouvernement a annoncé qu’il interdirait la location des pires « passoires thermiques » à partir de 2023 [1]. Une annonce en trompe-l’œil selon Jean-Baptiste Lebrun, directeur du CLER-Réseau pour la transition énergétique : seulement 2 % des passoires énergétiques seraient concernées sur les 4,8 millions logements les plus énergivores que compte la France (classés F et G sur le diagnostic de performance énergétique). Pour le comprendre, il faut se pencher sur la récente publication d’un décret sur le seuil de l’indécence énergétique. Que dit-il ? À partir du 1er janvier 2023, tous les logements dont la consommation énergétique excède les 450 kWh (kilowatt-heure) par mètre carré et par an seront interdits à la location »….LIRE L’ARTICLE DE BASTAMAG

 

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Tribunaux arbitraux contre les Etats, nous nous sommes liés à ces procédures inadmissibles

Dans le cadre des Traités de commerce dans l’U.E…exiger le retrait de l’UE et des Etats-membres du Traité de la Charte de l’énergie)

L’entreprise multinationale allemande de l’énergie RWE a annoncé poursuivre les Pays-Bas pour la décision de sortir du charbon d’ici à 2030. Fruit de la mobilisation du mouvement climat hollandais et d’une décision de justice historique (affaire Urgenda), cette politique climatique est aujourd’hui remise en cause : le Traité sur la charte de l’énergie permet à RWE de se saisir d’une justice parallèle (ISDS) pour réclamer des contreparties exorbitantes à la fermeture programmée de l’une de ses centrales à charbon. Ce genre de poursuites, qui se multiplient ces dernières années, ne peuvent que dissuader les pouvoirs publics de prendre des mesures ambitieuses en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Les organisations de la société civile appellent l’UE et les États-membres à prendre la décision qui s’impose : sortir du TCE le plus rapidement possible.

Plus d’infos dans cet article sur le site du collectif national Stop CETA-Mercosur : Pays-Bas – La sortie du charbon attaquée par la multinationale de l’énergie RWE via le Traité sur la charte de l’énergie. 

A relayer sur – twitter facebook

Fin décembre, quatre ministres français (Bruno Le Maire, Barbara Pompili, Franck Riester et Clément Beaune) ont écrit à la Commission européenne à propos du Traité sur la charte de l’énergie. Ce courrier (désormais disponible ici) est assez clair sur le peu d’attentes qu’il faut avoir du processus de négociations en cours sur « la modernisation du Traité », mais il s’en remet à la Commission européenne pour envisager une sortie du TCE, ce que la Commission refuse jusqu’à présent d’envisager.

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PROJET D’INTERCONNEXION ELECTRIQUE PAR LE GOLFE DE GASCOGNE

La France, au lieu de favoriser le mix et l’autonomie énergétique, participe du projet européen d’interconnexion: par exemple, on vend du nucléaire pas cher aux opérateurs privés Espagnols, qui nous revendent du renouvelable cher, sur fond de privatisation de la vente d’électricité (« libre concurrence », projet Hercule) amenant à augmenter les tarifs…ça laisse rêveur sur notre incapacité à planifier et gérer nationalement un Service public, avec des tarifs en inflation pour l’usager. Un fiasco!
Dans ce contexte, le projet RTE d’échange par le Golfe de Gascogne est tombé , c’est le cas de le dire, dans la fosse instable du Gouf de Cap-Breton; en conséquence, il va falloir passer par la terre: et là, urbanisme de la côte landaise, et complications pour les habitants!!!
Forcément, des voix s’élèvent, riverains et collectivités pour refuser ce projet:
– LIRE LES ARGUMENTS SUR LA THT PAR LE GOLFE DE GASCOGNE Consultez le document du CADE, argumentant contre: https://www.cade-environnement.org/…/actualite-du…/
– LIRE LES PROTESTATIONS SUR LA VOIE TERRESTRE, 8 communes impactées si le projet se fait: https://l.facebook.com/l.php…
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Après les dernières études menées en septembre-octobre 2020, le tracé terrestre privilégié par RTE, pour contourner le gouf de Capbreton, passerait par Seignosse, Hossegor et CapbretonAprès les dernières études menées en septembre-octobre 2020, le tracé terrestre privilégié par RTE, pour contourner le gouf de Capbreton, passerait par Seignosse, Hossegor et Capbreton – RTE – Patrick Valleau
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Bétonisation – Le point sur le parc d’hiver à Mimizan

Le CADE soutient les opposants à ce nouveau projet de constructions sur un poumon vert de l’agglomération. Ce projet datait de l’ancienne municipalité, et la Sepanso, alliée du CADE, s’est mobilisée aux côtés des habitants.

Les 17 hectares du Parc d'Hiver à Mimizan à droite de l'image LIRE L’ARTICLE ACTUALISANT LE SUJET: « L’ancienne municipalité prévoyait de construire 300 logements sur la dune boisée du Parc d’Hiver. Un collectif de riverains a déposé un recours en référé au tribunal administratif de Pau, qui a été rejeté lundi 19 octobre. La nouvelle mairie étudie les alternatives au projet initial – « Cette dune boisée est très sensible et représente une barrière naturelle contre les tempêtes et les montées des eaux, elle est extrêmement sensible et fragile« , s’inquiète Françoise Leliès, membre active du Collectif du Parc d’Hiver, créé il y a un peu plus de deux ans pour lutter contre le projet de construction sur la dune »….A Mimizan l’avenir du Parc d’Hiver reste à écrire (francebleu.fr)

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Lu sur le site d’ACE Hendaye – boues d’épuration, consultation publique

Du 21 janvier au 11 février 2022, le ministère ouvre à la consultation publique le projet de décret relatif au compostage des boues d’épuration et digestats de boues d’épuration avec des structurants.

L’article L. 541-38 du code de l’environnement dispose en effet les boues d’épuration et les digestats de boues d’épuration peuvent être traitées par compostage si l’opération permet d’améliorer les qualités agronomiques des boues ou des digestats. Le décret, dont le projet est en consultation, devrait préciser les conditions vérifiant l’amélioration des qualités agronomiques.

L’article 1 du décret devrait créer une nouvelle section au code de l’environnement, pour définir les conditions dans lesquelles et boues d’épuration et les digestats de boues d’épuration pourront être traités par compostage.

Relevons que si le texte ouvre la possibilité d’avoir recours sur les plateformes de compostage à d’autres matières utilisées comme structurants et issues de matières végétales, le ministère rappelle que les déchets verts, en tant que biodéchets, ont vocation à d’abord permettre le traitement par compostage des autres biodéchets (déchets alimentaires) ou de leurs digestats. Dès lors, la masse de déchets verts utilisés dans le mélange serait limitée par un nouvel article R. 543-312, « dans un premier temps à 80% de la masse de boues ou digestats de boues utilisée dans le mélange, puis à 45% à partir de 2024, et à 30% à partir de 2027 ».

Le décret fixera aussi des sanctions pénales relatives aux mesures prévues dans le décret. Il est possible de déposer des commentaires sur le projet de décret sur la plateforme mise en place par le ministère.

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(suite 2) Le projet HERCULE, démantèlement du Service public de l’Energie

Toujours contre HERCULE, qui mobilise les oppositions à la totale libéralisation du secteur de l’électricité, et pour ceux qui voudraient approfondir:

  • 1 Des mobilisations partout en France, et un appel citoyen que nous relayons; en effet, à maintes reprises, lors de diverses concertations avec RTE (Réseau Transport Electricité), notamment sur celle de l’interconnexion sous marine dans le golfe de Gascogne, nous avons été amenés à souligner nos inquiétudes sur l’avenir du service public d’électricité. Le courrier que nous publions ci-dessous est une pièce à ajouter au débat qui devient de plus en plus aigu.

Les organisations signataires de ce communiqué s’opposent au projet destructeur « Hercule » de scission du groupe EDF en 3 entités (lire plus bas le texte, et sur ce lien, appuyer la demande de débat public). Pour un véritable service public de l’énergie ! – (convergence-sp.fr)

-2 Le compte rendu ci-dessous fait partie des fiches associées au dossier de la fédération Mines-énergies de la CGT concernant les projets de scission d’EDF par le gouvernement. (avec ce commentaire de P. Le Brun: « rappeler que l’énergie, comme malheureusement beaucoup d’autres secteurs est, pour les banquiers (…), surtout une question de faire de l’argent.  Une centrale nucléaire neuve, ce sont des contrats juteux pour BOUYGUES, FRAMATOME et … Général Electric qui vient d’avaler ALSTOM. Pour ces gens-là, le service public, la santé, l’environnement et même l’équilibre financier final pour EDF publique, c’est vraiment secondaire … ») https://mm1.fnme-cgt.fr/upload/page/document/conf-de-presse-fiche-4-1.pdf

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