La Justice environnementale , vous le savez maintenant, a bien des difficultés à dire le droit en tenant compte des consultations démocratiques que sont, notamment, les enquêtes publiques. Si on peut les contourner, alors même que des commissaires enquêteurs concluent unanimement à l’inutilité d’un projet rejeté par la participation citoyenne à ladite enquête, peut-on parler de processus démocratique ? A l’évidence, non, si la représentation par des élus ou des institutions républicaines « s’assoient » dessus !
Pour ce recours, il s’agissait de demander l’abrogation en vue de sa modification de la Déclaration d’Utilité Publique (DUP) prise par l’Etat , ce qui aurait provoqué une nouvelle Enquête Publique. Notre plaidoirie d’opposants s’appuyait sur les modifications substantielles affectant le projet en modifiant son économie, et notamment l’inflation prévisible du budget dédié au GPSO dont les médias se sont largement fait l’écho début 2026 (De nouvelles conditions de financement devront être actées, nous y reviendrons en temps voulu…Le nouveau Rapport sur les transports, dont la pertinence notamment du GPSO, et demandé au Conseil d’Orientation des Infrastructures par le Gouvernement, est en attente jusqu’après les élections municipales).
D’où le coup de colère d’une des associations de notre collectif d’opposants au GPSO, auquel le CADE s’associe : Communiqué 3 mars 2026 recours CE – TGVAlbret
COMMUNIQUÉ DE PRESSE du 3 mars 2026
La décision rendue par le Conseil d’État concernant notre recours contre les projets de LGV reliant Bordeaux à Toulouse et Dax est tombée : notre requête est rejetée.
Une fois encore, ce projet contesté peut poursuivre son cheminement, non pas porté par une évidence juridique incontestable, mais soutenu par une décision qui sonne comme profondément politique.
Rappelons-le : dès 2016, la commission d’enquête publique avait émis un avis défavorable. Un avis clair. Un signal démocratique fort. Pourtant, cet avis a été ignoré. Aujourd’hui, les arguments précis, étayés et rigoureusement développés par notre avocat ont été balayés d’un revers de main. Sans véritable prise en compte des modifications substantielles depuis la Déclaration d’Utilité Publique de 2016 que nous avons soulevés.
Comment ne pas exprimer notre écœurement ?
– À quoi servent les enquêtes publiques si leurs conclusions peuvent être écartées sans conséquence ?
– À quoi sert de mobiliser des citoyens, de construire des recours solides, de s’appuyer sur le droit, si la décision finale semble déjà écrite ?
– À quoi bon parler d’État de droit si les décisions apparaissent guidées par des choix politiques destinés à imposer un projet défendu par quelques grands élus, au mépris d’une contestation locale forte et argumentée ?
Les citoyens sont en droit d’attendre des procédures transparentes, loyales et indépendantes. Ils sont en droit d’espérer qu’une juridiction statue en fonction des lois, des principes et de la jurisprudence — et non sous la pression d’un calendrier politique ou d’intérêts d’aménagement déjà actés.
Ce sentiment d’impuissance face à des décisions que l’on cherche à nous imposer nourrit une défiance profonde. Et cette défiance ne naît pas de l’opposition au progrès ; elle naît du constat répété que les mécanismes démocratiques consultatifs sont vidés de leur substance.
Nous refusons de considérer cette décision comme une simple étape administrative. Elle marque une fracture supplémentaire entre les institutions et les citoyens.
Nous poursuivrons la défense d’une autre conception de l’aménagement du territoire : une approche concertée, responsable et respectueuse des spécificités locales, véritablement démocratique et tournée vers l’intérêt général, fondée notamment sur la modernisation des lignes existantes.
– Parce que la démocratie ne peut pas être un simple décor procédural.
– Parce que le droit ne peut pas devenir un instrument d’entérinement politique.
– Parce que les citoyens méritent mieux que d’être écoutés pour la forme et ignorés sur le fond.
Le Président de TGV en Albret (33) – Charles D’Huyvetter
Prochaines réunions:
Une information d’action originale – L’arrivée à Bordeaux depuis Dax, c’est le 05 mars, et c’est une initiative du DAL de Dax (Droit au logement) qui a suivi et soutenu les réunions publiques contre le GPSO avec une entrée particulière: le DAL dénonce la gabegie financière que constitue la LGV du GPSO, et veut alerter la population sur le manque de moyens des collectivités pour d’autres besoins criants, notamment le mal-logement…Et pas seulement : souffrant de handicap respiratoire, les initiateurs font le périple à vélo, afin également d’alerter sur les besoins notamment en matière de santé publique. Tous les encouragements du CADE pour cette initiative…
POUR LIRE LA VIDEO, activer la très intéressante vidéo sur le site :
2 – Dans les Landes, nous annoncions une information organisée par les Amis de la Terre 40 sur le site de la « nouvelle gare LGV » à Lucbardez, au Nord de Mont de Marsan : mission accomplie aussi, avec plus de cent personnes demandeuses de précisions le 30/01, ce que les AT40 se sont employés à réaliser, diaporama à l’appui, pour une séance de désintox ! Le CADE présent dans la salle s’est associé au débat, ainsi que des représentants de la Sepanso Gironde et des viticulteurs…Preuve là aussi que les informations anxiogènes sur les coûts exponentiels du GPSO inquiètent et condamnent, dans les esprits, ce projet socioéconomiquement non viable et écocide. L’alternative durable et supportable financièrement, c’est bien la modernisation des lignes existantes !
Une 
Production d’énergie et objectif – En premier décryptage, nous pouvons nous intéresser à la place faite à la biomasse et au bois ligneux, au sein des énergies et de la priorisation des usages. Un visuel compare la projection de répartition par filière en térawattheures, de 2023 à 2035 : les attentes en biocarburant sont ici doublées, tout comme le chauffage et l’électricité (on notera, pour les sources de production, notamment la stagnation de l’hydroélectricité, tandis que montent biométhane et photovoltaïque; et considéré par l’UE comme renouvelable le nucléaire a le vent en poupe, mais nécessitant de nouvelles structures la production ne peut être immédiate).
…Et nous vous proposons surtout, à la lecture, l’excellente intervention de Jacques Descargues, (ancien directeur général de l’ONF et membre du CADE), intervention faîte au nom du collectif des 75 associations de « Forêts Vivantes Pyrénées »; car son intervention parle de la priorisation industrielle des usages du bois énergie, ainsi que de la multiplication des projets sur Lacq, impactant notamment la forêt en 40 et en 64. Cette intervention claire mais complète dans l’état actuel des enjeux nationaux et européens sur la « décarbonation » des carburants (SAF), concrétisés en projets industriels, appelle à la convergence des luttes et à la mobilisation de toutes les ONG : ne manquez pas cette lecture !
Le Rapport du Shift Project Aero Decarbo, «




Par courrier en date du 29 octobre 2025, le CADE (Collectif de 64 Associations de Défense de l’Environnement) et l’association « NON LGV Nord Landes & Marsan » ont écrit aux élus du Conseil Départemental des Landes pour inviter au vote d’un moratoire sur le financement du projet de LGV du GPSO.
Enfin, l’association « Cinq cantons La barre », du CADE, nous a fait parvenir sa contribution bien documentée :
Vous l’aurez compris, nous comptons sur vos participations individuelles ou collectives à cette si importante enquête publique d’un projet de « verdissement » industriel de carburants, et dont nous ne voulons pas. 
Le titre du résumé est explicite : « Projets de transport européens XXL : attention à la sortie de route » – Secouée par des crises imprévues, la construction d’infrastructures de transport phares en Europe s’enlise et les coûts s’envolent. Les coûts de construction de grandes infrastructures de transport européennes s’envolent / L’objectif de 2030 pour l’achèvement du réseau central de transport ne sera pas atteint. (Malgré les difficultés rencontrées, la Commission européenne n’a utilisé qu’une seule fois le levier juridique principal (mais limité) dont elle dispose pour obtenir des explications sur les retards).
LE RAPPORT INTEGRAL
Enfin, le média Actu-environnement titre : 
En effet, les décideurs en Région et la SGPSO, devant la difficulté d’obtenir des garanties de financement du GPSO par l’Etat ou la Commission européenne, multiplient les actes de communication, il leur faut trouver un autre thème : ils ciblent cette fois l’incapacité de la ligne existante à satisfaire les besoins ; la dernière communication en date qualifiée « de rapport d’expertise » fait grand bruit et appelle un commentaire sérieux et sévère. Forts de notre capacité d’expertise objective rappelée plus haut, le CADE ne peut que s’étonner et réagir devant des propos qui ignorent les études indépendantes – Vous trouverez ci-après le communiqué de presse étayé du CADE en réaction aux articles : considérant que la SGPSO procède à des sondages indigents et des rapports « à sa main », de notre côté nous précisons ce que peut être une expertise faite de connaissance de terrain et d’études indépendantes, et rappelons les référendums que nous avons effectués en large consultation, eux.
(Si vous en avez l’occasion, procurez-vous l’article du Monde diplo de janvier, une pleine page y traite du Conseil d’Etat, garant des libertés, mais lié à l’exécutif et tendant « à faire siennes les priorités du pouvoir politique », en matière de libertés comme de politique générale.)
Au tribunal, tout le monde ne pouvait entrer ! Ayant affrété bus et mobilisé sur plusieurs départements contre les AFNT (Aménagements Ferroviaires au Nord de Toulouse), les associations étaient très déterminées; elles prolongeaient ainsi leur mobilisation concernant la consultation par voie électronique (PPVE) où nous avons eu la satisfaction d’obtenir récemment + de 90% d’avis populaires défavorables à la 1ère demande d’autorisation environnementale de la SNCF sur la première phase du GPSO (travaux préparatoires).