C’est avec une belle unanimité que les organisations se sont rassemblées pour dire non à l’utilisation du bois des forêts ainsi que de la biomasse, pour faire voler des avions toujours plus nombreux ! Clairement, des projets repeints en vert pour décarboner le carburant fossile, tandis que l’on créerait une chute de la décarbonation naturelle par la coupe d’arbres dans notre région, ainsi que de multiples conflits d’usage sur le bois-énergie, la biomasse et l’eau.
Un beau rassemblement multicolore et inventif, à l’image d’un nombre impressionnant d’organisations représentées et prenant la parole pour témoigner : syndicats, associations citoyennes, formations politiques, élus…une belle assemblée populaire de 1000 citoyens, rassemblés à l’initiative de Forêts Vivantes Pyrénées, pour rappeler les motions des déjà 202 communes en P.A opposées à ces projets industriels de reconversion sur le bassin de Lacq. Des témoignages d’élus de nombreux conseils municipaux donc, ainsi que la prise de parole de la députée des Hautes-Pyrénées, Sylvie Ferrer, entre autres… Des convergences bien comprises, au-delà des étiquettes, car les choix sont éminemment politiques dans cette affaire de commande par l’U.E. de quotas en CAD/SAF pour décarboner l’Aviation, la France s’étant dépêchée de faire du zèle administratif en classant E-cho en « projet d’intérêt national majeur » (RIPM), une « simplification » qui ne cache pas la volonté d’accélération contournant les citoyens et leurs associations.
Le CADE est fier, avec FVP et le GNSA, et l’énorme collectif d’associations que nous avons agrégées, d’avoir pu concrétiser l’agglomération d’une opposition diversifiée mais déterminée à témoigner du vivant et à le défendre. Le communiqué du CADE à la suite de ce rassemblement : vous y trouverez de nombreuses précisions sur l’actualité des projets NACRE (bioéthanol routier) et E-CHO (biocarburants d’aviation), projets voraces pouvant consommer jusqu’à 750 000 m3 de bois brut/an. A cette occasion, vous lirez également l’impact sur la ressource en eau, pour 4,3 millions de m3 nets/an : « Tous pour l’eau, l’eau pour tous ! » CP Manif PAU E-Cho Nacre Pdf
Tenez-vous prêts à d’autres échéances ! ![]()
Et bien entendu le communiqué très précis et instructif du collectif Forêts Vivantes Pyrénées, avec lequel le CADE travaille en concertation, vous donnera des renseignements sur les communes impactées :
Le tableau comparatif en évolution des coûts donne le vertige ! Ouvrir :
VOIR ARCHIVES SUR CE SITE DU CADE : mots clés TMB CANOPIA
Enfin, un lien :
Dit comme cela, c’est très hermétique, mais surtout inquiétant : « on » piaffe d’impatience chez les décideurs pour rendre le projet irréversible sur le terrain, quand bien même c’est le flou qui prévaut sur son financement (sauf à ce que les collectivités et les contribuables locaux se retrouvent « vaches à lait »). L’exemple de l’A69 est encore dans toutes les têtes…Mettre les habitants devant le fait accompli. Pour les plus curieux, voici le document qui, malgré des restrictions dues aux conditions climatiques par exemple, n’en reste pas moins le sésame pour les entreprises : c’est une Autorisation environnementale, restrictions ou pas.
L’association LGVEA communique sur la suite juridique :
L’attention du CADE avait été attirée par la vigilance militante à propos d’un article de la ville de Boucau relatant un incident industriel en septembre.
Un temps qui concerne bien entendu la santé : en appelant confraternellement aussi à ses collègues, à leur santé et à celle de leurs patients, sa préoccupation sanitaire est au centre de son sujet. Car les micropolluants sont une des parties peu visibles et peu médiatisées d’un océan qui pourtant est malade et rend malade : «
Ne manquez pas sa conférence alors que l’on en arrive, en terme de pollution et d’interdictions récurrentes des plages de la côte basque, à voir cette lamentable situation aller en justice : à ce propos, on reverra l’action flash menée en 2016 par le CADE, à Bidart, où nous avions installé symboliquement des bidets afin de dénoncer l’insuffisance des portes à clapets sensées contenir la pollution de l’amont, ainsi que la présence d’émissaire à distance de la plage (sachant que la proximité et les courants allaient immanquablement ramener la pollution dans les eaux de baignade). – LIRE notre article sur l’actualité judiciaire de la plainte du CADE :
Ressortons nos archives, et notamment celle d’un évènement mémorable en 2016 : nous avions porté et installé des bidets près de la plage de Bidart, là où devaient se construire des bassins de réception des eaux d’assainissement, une porte à clapet, ainsi qu’un émissaire en mer. Déjà, et parce que les problèmes sanitaires étaient fréquents et prévisibles, le CADE était en désaccord ouvert en 2011 avec les décideurs qui ne nous écoutaient pas. 
Le 26 septembre, personne ne reste à la maison, nous nous retrouvons toutes et tous, chacun avec son slogan, sa revendication, son constat…mais rassemblés pour l’évènement national des Marches pour le climat !

Après l’annonce de l’été du décret classant le projet E-Cho d’Intérêt National Majeur, ce projet ambitionnant de fournir une alternative au carburant fossile pour l’Aviation, avec des conséquences multiples notamment pour la biomasse forestière (voir nos articles précédents en catégorie forêt, par exemple), voici une nouvelle initiative juridique : un Recours contentieux auprès du Conseil d’Etat.
Merci au Dr Sylvie Peres pour son engagement associatif. En savoir plus, sur le site : 

Collectif Bassines Non Merci – « Relaxe de Julien Le Guet dans le procès en diffamation intenté par Emmanuelle Dubée : la liberté d’expression reconnue par le tribunal !«

Sur les réseaux, voilà le type de messages que l’on peut lire : « Bravo aux partisans de l’A69, qui allant à l’encontre de l’intérêt commun et des conduites qu’il faudrait désormais avoir pour nous sauver, ont permis ce grand saccage. Pour gagner 10 minutes ! Ça restera impardonnable. Se souvenir des 224 platanes abattus, des 10000 autres arbres aussi, de la destruction de 366 ha de cultures, de 20 ha de zone humide (il nous en reste tant !), de 162 espèces protégées. Cela, je n’en doute pas, se paiera dans les urnes aux prochaines régionales. » Illustration : article du Canard enchaîné.
Après l’annonce par Lecornu du fait que l’Etat soutient toujours financièrement la LGV du GPSO, l’indignation s’exprime : ici, dans un billet de blog de Mediapart, porté par le collectif LGV NON MERCI.
https://www.sudouest.fr/economie/lgv/info-sud-ouest-lgv-bordeaux-toulouse-dax-l-etat-s-engage-a-payer-et-renonce-au-partenariat-public-prive-la-lgv-sur-les-rails-29565443.php
Édito – Nous sommes tous, ou avons tous été, en tant que militants ou sympathisants de la justice climatique et sociale, sujet au découragement. Les récents épisodes caniculaires montrant vers quoi l’inaction générale nous mène. Que faire dès lors : se résigner, être résilient ?
Il restera un modèle à suivre, et son sourire bienveillant continuera de nous accompagner. Ez adiorik Morin jauna.