La LGV en difficulté – Financement du GPSO dans la tourmente – « Lettre à tata Caro »

« Tata Caro » – Comtesse d’Occitanie – a bien des soucis :

  • Voici que le Plan de financement du GPSO bat de l’aile du fait du désengagement de l’Etat pour sa part de 40% (prévue sur le 1er tronçon Toulouse/Bordeaux / aménagements) et l’annonce d’un recours possible à un PPP (Partenariat Public Privé) enchérissant la note globale de 7,3 Mds d’€, une bagatelle ! Les faiseurs d’idées ont du génie…pour dépenser notre argent auprès des actionnaires.

Dans le même temps, non content de ne pas honorer les 40% promis, l’Etat lui apprend que le budget de l’Occitanie sera amputé de 36 Ms d’€/an, une baisse historique de la dotation en 2026 (autant de moins pour les services publics et l’investissement pour les besoins de la population) ; la Nouvelle-Aquitaine en sera, elle, pour 32 Ms de moins. Il va falloir faire des choix drastiques : la LGV pour CSP+ très pressées* est-elle une priorité, alors que les territoires nécessitent des efforts pour la Santé, l’Education, les services décentralisés, et surtout pour les transports de proximité et du quotidien ? (* Catégories Socio-Professionnelles supérieures à haut niveau de revenus, utilisant majoritairement les LGV) Vidéo

Cerise sur le gâteau, les annonces de subvention européenne pour le GPSO, que la Présidente de Région occitane s’est autorisée à faire en décembre tout comme son compère l’Aquitain, ces annonces donc ont été vérifiées auprès de la Commission européenne elle-même par des citoyens opposants au GPSO. Nos deux complices présidents de régions, rencontrant le Coordonnateur européen du Corridor Atlantique (F. Bausch), espéraient faire tomber l’inquiétude des Collectivités financeuses et faire accroire au public que le Plan de financement de la LGV était sauvé, ce que des médias se sont empressés de faire savoir au public en relayant la Com des présidents de région. Or, que nenni, le projet nécessite d’être transfrontalier ce qu’il n’est pas, et autres motifs conditionnant l’attribution de subventions par le mécanisme MIE supervisé par la Commission européenne...c’est @LGV NON Merci qui vous raconte tout cela en images et voeux, vous y trouverez le texte réponse de la Commission européenne pour le moins gênée par la médiatisation claironnant « victoire » donnée à cette affaire par les Présidents de région; ils auraient communiqué imprudemment « à très grande vitesse » et à tort : (ouvrir les visuels pour agrandir le texte)

Peut être une image de cœur et texte qui dit ’Lettne à Tata Caro LGK NON NONMERCI MERCİ’

Peut être une image de texte qui dit ’Tata Caro, Tu es venue parader à Saint- Jony Ce 2 décembre. Tu as exposé Céquipe municipale de ca commune sur le chantien Afnt comme si tous étaient acquis-es a ta cause... lelles sont suntout soumis-es à tes lubies.. (_traîtne-sses sses forever)’ Peut être une image de texte qui dit ’UNSO LNSO Avec les coordinateuns eunopéens, tu as propagé ά la presse des fake news sur le financement de la LGV pan ceunope.’ Peut être une image de texte qui dit ’Alors on a écnit à ca commission eunopéenne pour en savoir plus la néponse qu'on a reçue est très claine. Pour Cinstant AB de financement de ceunope... Encore moins pour les AFNT. Juste une hypothétique panticipation au financement de la pontion Bordeaux- Dax. Regande c'est écnit ea:’ Peut être une image de texte Peut être une image de texte Peut être une image de texte qui dit ’Pour ca nouvelle année, tu ne demandes pas du budget pour que plus personne ne dorme dehors en Occitanie, non. Tu demandes ά Cétat de payer taLGV de riche. Et tu recommences à dire que eeunope να financen..’ Peut être une image de texte qui dit ’Par conséquent, tu devrais nevenir sur tes propos et rectifien CAT on imagine que la dépêche du midi a fait cet enneur par crédulité. En plus tu souhaites Couvertune de e A69 au plus vite. Tu as vraiment tout pour nous séduine. on EST FANS’ Peut être une image de texte qui dit ’Pour 2026, on te souhaite plein de défaites... Et le désenclavement de la vérité. Des Bises si consenties Tata Caro Cano...’

Mais bien entendu, ces plus qu’incertitudes sur les subventions européennes annoncées pour 20% du projet, les Présidents de région n’en parlent pas et Carole Delga continue de prétendre que le Plan de financement est « sécurisé, planifié et lissé sur 40 ans** » : nous observons pourtant que non. Un mensonge de plus, car le Plan ne dépend pas que des Collectivités, il est insincère et sous-estimé, elles paieront bien plus. Jugez-en plutôt :

  •  Car Carole Delga oublie de nous donner deux autres informations cruciales le nouveau calcul de l’inflation pour les travaux serait de 15% d’augmentation (note de l’Agifi et de l’Institut de la gestion déléguée), tandis que le calcul des frais financiers des emprunts serait de 6,3 Mds d’€ (cabinet FCL Gérer la cité), une folie s’ajoutant à l’estimation première totalement erronée !!! (Rappel : le montant initialement prévu était de 14 Mds pour la réalisation du GPSO; plus les frais de gestion de la SGPSO estimés à 10% et les frais financiers estimés à 10%, financés par les seules Collectivités). Un coût encore plus démesuré si l’option PPP était retenue…

Un tel nouveau calcul 2026, en argent public, nous amène à environ 24 Mds d’€, sachant qu’il ne comprend pas le coût d’une éventuelle 2ème phase : le tronçon Dax / Espagne.

L’insincérité du Plan de financement, un de nos arguments majeurs, est ainsi mise à nu : à la lumière de toutes ces informations, on mesure mieux maintenant à quel point nous avions raison, nous opposants, lorsque nous disions que les Collectivités engageaient les contribuables dans une gabegie d’argent public pour un mirage de désenclavement.

Que vont faire les Collectivités ? Accepter d’être plumées ? Le CADE relance la proposition de Moratoires, une demande citoyenne de suspension des paiements déjà adressée au CD40 ainsi qu’au CD 64, sans réponse de leur part à ce jour.

Ainsi, Carole Delga comme Alain Rousset voient s’éloigner à très grande vitesse la réalisation de la LNSO (Ligne nouvelle) qui en reste encore au stade de GPSO, c’est à dire d’un Projet. Normal… rien que de très banal : tant de citoyens regardent passer les trains à très grande vitesse sans monter dedans. Un tel train ne s’arrête pas, il doit aller vite, on le voit surtout s’éloigner ! Byebye.

Ci-dessous, voici les derniers énervements de « Tata Caro » contre le désengagement de l’Etat amenant la suggestion d’un PPP, et devant les surcoûts qui en seraient générés : là encore elle a tout faux ; non seulement sur ses priorités de Présidente de Région en osant les confondre avec celles des habitants, mais en s’entêtant sur ce projet qui alourdit, dès aujourd’hui, l’ardoise des Collectivités engagées imprudemment à compenser tout manquement ou surcoût dans le Plan de Financement !

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LGV – « CD40, l’urgence de cesser la gabegie des finances publiques locales s’impose ! »

LGV du GPSO : Pourquoi la demande d’un moratoire sur les paiements annuels du Conseil Départemental des Landes est justifiée, recevable… et fait écho à une actualité brûlante !

Par courrier en date du 29 octobre 2025, le CADE (Collectif de 64 Associations de Défense de l’Environnement) et l’association « NON LGV Nord Landes & Marsan » ont écrit aux élus du Conseil Départemental des Landes pour inviter au vote d’un moratoire sur le financement du projet de LGV du GPSO. Lettre aux collectivités moratoire sur le financement CD40

Cette lettre est restée sans réponse de la part du Conseil Départemental des landes. Près de trois mois après ce courrier, force est de constater que le dialogue démocratique avec les citoyens ayant rejeté le projet – rejet soutenu par les commissaires enquêteurs – n’est pas le point fort du CD 40.

Pourtant, l’actualité nous donne raison : en effet, le Plan de financement du GPSO est désormais caduc, et la panique s’installe chez des élus conscients du gouffre financier qui s’ouvre pour leurs collectivités y ayant souscrit : communautés d’agglomération, départements, régions.

  •  Il nous apparaît dès lors nécessaire, et urgent au regard de l’actualité :

– de relancer auprès des élus l’option du Moratoire sur le financement de la LGV du GPSO, ce projet qui ne peut plus tenir financièrement.

– de rappeler ce que les élus du CD40 ont exprimé comme exigences lors de leur vote d’acceptation pour financer le GPSO.

– de communiquer sur les nouveaux rebondissements qui détruisent le Plan de financement initial, précédemment cosigné par les collectivités.

Et en conséquence :

– d’expliciter et justifier cette demande de Moratoire en regard du droit applicable, pour un Plan de financement qui, de fait, ne tient plus.

Voici donc le nouveau courrier que l’association « NON LGV Nord Landes et Marsan » du CADE adresse aux élus du Conseil Départemental des Landes. Ce courrier intègre les nouvelles informations concernant le Plan géré par la SGPSO au nom des collectivités qui le financent : 2ème Lettre ouverte au CD40 – 2026 01 24 Moratoire sur le financement

 

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Rappel à tous : participez à l’enquête publique en défense de nos forêts, contre le projet NACRE

Ce rappel afin de demander au plus grand nombre d’adhérents du CADE et à ses associations de participer : la date limite est fixée au 06 février, sur les liens :  accès aux documents sur le site de la préfecture / pour contribuer : écrire à pref-amenagement@pyrenees-atlantiques.gouv.fr  .

Vous pouvez relire les explications dans notre article précédent « Projets industriels – Enquête publique ouverte pour NACRE, bioraffinerie lignocellulosique« , mais vous trouverez ci-dessous tout le nécessaire pour saisir l’urgence de la plus large participation. Ce qui compte, c’est le nombre de participants, et le fait de ne pas utiliser de phrases copiées/collées ; votre contribution peut être courte et sur un seul argument. Pour information, les documents qui suivent vont vous permettre de réagir avec votre sensibilité ; mettez l’accent sur les arguments qui vous paraissent pertinents et devoir être donnés pour stopper un nouveau projet industriel aussi dangereux pour la filière bois et nos forêts « bien commun » que ne l’est le projet E-CHO. Sachez-le, NACRE, sur le site de Lacq également, est redoutable pour le 64 et le 40 notamment, voyez pourquoi :

  • La contribution du CADE et ses arguments – nous avons choisi de mettre en évidence les OGM clandestins du projet NACRE, les bouleversements des usages de la « ressource » bois, et le fait que le plan d’approvisionnement ne tient pas compte d’autres projets qui menacent déjà l’équilibre de la multifonctionnalité des forêts, sur fond de bilan carbone contestable. Voici la contribution qui peut vous éclairer : Projet CADE E Nacre __(3) 

 

  • La synthèse d’arguments à choisir et réécrire selon vos priorités – vous trouverez des observations générales utiles, des questions sur le « raffinage » de la biomasse en utilisant des OGM, des questions sur l’intérêt de reconvertir des ressources agricoles et forestières en carburant, des questions sur le plan d’approvisionnement de NACRE, une question sur le double langage de l’Etat : (remerciements particuliers à J. Descargues, ex-directeur de l’ONF, pour son travail associatif). EP Nacre Courte Synthèse observations(2).

 

  • Une contribution plus dense et très intéressante aussi a été réalisée par Forêts Vivantes Pyrénées (Patrick Etchegorry de FVP les Rondins) – N’hésitez pas à la consulter, le sujet est éminemment passionnant de la préservation des forêts. Le document explicite de manière pertinente plusieurs entrées de lecture : « En quête de vérité citoyenne sur le projet industriel NACRE de LACQ : Le bois qui cache la forêt » Patrick Etch NACRE-2.
  • Enfin, l’association « Cinq cantons La barre », du CADE, nous a fait parvenir sa contribution bien documentée :  Enquete Nacre Questions 

Vous l’aurez compris, nous comptons sur vos participations individuelles ou collectives à cette si importante enquête publique d’un projet de « verdissement » industriel de carburants, et dont nous ne voulons pas. 

 

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Réunion publique concernant la gare nouvelle LGV du GPSO à Lucbardez (Landes)

Ne manquez pas cette réunion publique organisée par Les Amis de la terre des Landes (membre du CADE), le vendredi 30 janvier 2026 – 19h15, au foyer de Lucbardez.

2026 01 flyer A5 réunion LGV 30 janvier

Communiqué de presse pour annoncer la réunion d’information sur la LGV au sud de Bordeaux : Vendredi 30 janvier 2026 à 19 h 15, à la salle des fêtes de Lucbardez-et-Bargues, les Amis de la Terre des Landes tiendront une réunion publique d’information sur le projet de ligne à grande vitesse au sud de Bordeaux et plus particulièrement sur son tracé Landais.
Malgré la communication agressive de la société de projet LNSO (Lignes Nouvelles du Sud- Ouest), laissant croire que ce projet serait sur le point d’aboutir, la réalité s’impose : le coût estimé de ce projet va dépasser les 20 milliards d’euros, le financement n’est assuré, ni par l’État, ni par l’Europe.
Seules les collectivités territoriales du sud de Bordeaux ont commencé à payer, au risque d’accroître leur dette au-delà du soutenable.
Quels seraient les impacts et les conséquences de ce projet sur notre département ?
Nous vous invitons à participer nombreux à notre réunion publique d’information sur le projet de LGV au sud de Bordeaux.

Pour informations techniques: un article de Sud-Ouest daté de fin 2025 faisait le point sur la préparation concernant la future gare LGV au nord de l’agglomération du Marsan, prévue sur la commune de Lucbardez-et-Bargues. « Les membres du Comité local de la gare nouvelle ont choisi son emplacement sur le site initialement prévu, à Lucbardez-et-Bargues. Une étude doit maintenant permettre de déterminer ses accès, pour que le million de voyageurs prévus puissent la rejoindre  » LGV à Mont-de-Marsan : l’emplacement de la future gare est décidé, maintenant, comment la desservir ?…LIRE la transcription : Article SO gare nouvelle LGV à Lucbardez

 

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Traité transatlantique du Mercosur – Saisine de la Cour européenne de Justice, blocage !

Nous remettons cet article écrit le 11/01 au goût du jour après la victoire hier de députés européens qui ont bien défendu le blocage du Mercosur en relayant la lutte paysanne et citoyenne, française mais pas que…

 Sans entrer dans le détail politique du portage de cette saisine, quelques informations : la Commission européenne venait de donner le feu vert à l’accord, sans attendre le vote du Parlement européen. Le Parlement a donc été invité à voter une résolution pour une saisine de la Cour européenne de Justice : celle-ci permet – en attente de jugement – de retarder l’application du Mercosur, et donc de continuer à convaincre voire à empêcher ce traité de libre-échange d’être adopté définitivement. 

A la lecture, nous vous proposons la réaction du Collectif contre les Traités européens de libre-échange que le CADE soutient depuis le Tafta et le Ceta, et maintenant le Mercosur.

Le Parlement européen renvoie l’accord de libre-échange UE-Mercosur devant la Cour de justice de l’UECe mercredi 21 janvier, le Parlement européen s’est prononcé en faveur de la résolution qui renvoie l’accord de libre-échange entre l’UE et les pays du Mercosur devant la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) : 334 eurodéputés ont voté POUR ce renvoi, 324 CONTRE. Le processus de ratification européen est suspendu. Ce vote est le fruit des mobilisations paysannes et citoyennes menées depuis des années. Nous remercions les milliers de personnes qui ont écrit aux Eurodéputés pour leur demander de renvoyer cet accord devant la CJUE.

Le Collectif national Stop Mercosur et les organisations qui le composent s’en félicitent. Ce vote, qui n’est pas une surprise, illustre ce que nous disons depuis des mois : il n’y a pas de majorité acquise au sein de l’UE en faveur de l’accord le plus nocif jamais négocié par l’Union européenne (On se souvient que 21 États sur 27 ont approuvé cet accord, représentant 68,55% de la population européenne. La majorité qualifiée est à 65%. Il faut donc continuer à convaincre des Etats ou des députés). Toute application provisoire de l’accord serait un scandale démocratique inacceptable, bafouant le parlementarisme et les institutions européennes.

Nous appelons les institutions européennes à revoir leur copie : renforcer les liens politiques, géopolitiques et de coopération avec les pays d’Amérique du Sud, et tout particulièrement avec le Brésil, ne se fait pas en exportant des voitures thermiques et en important des carcasses de viandes réfrigérées. (suite dans le lien)

  • Voici à propos du Mercosur et de la mobilisation, ce que nous écrivions précédemment, le 11/01:

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Infrastructures de Transport – un Rapport instructif de la Cour des Comptes européenne

Que faut-il retirer de l’important Rapport 2026 de la Cour des Comptes européenne, actualisant celui de 2020 ? Il concerne bien entendu la France comme les autres Etats membres, et se montre intéressant pour nos préoccupations de Grands Projets Inutiles et Imposés, telle la LGV du GPSO : une synthèse officielle est disponible à la lecture sur le lien NEWS-SR-2026-02 | European Court of Auditors. En voici la copie, puis ci-dessous quelques extraits : Résumé Projets de transport européens XXL .

Le titre du résumé est explicite : « Projets de transport européens XXL : attention à la sortie de route » – Secouée par des crises imprévues, la construction d’infrastructures de transport phares en Europe s’enlise et les coûts s’envolent. Les coûts de construction de grandes infrastructures de transport européennes s’envolent / L’objectif de 2030 pour l’achèvement du réseau central de transport ne sera pas atteint. (Malgré les difficultés rencontrées, la Commission européenne n’a utilisé qu’une seule fois le levier juridique principal (mais limité) dont elle dispose pour obtenir des explications sur les retards).

  • Les coûts de construction de grandes infrastructures de transport européennes s’envolent – De nombreux mégaprojets sont plombés par des hausses de coûts. En 2020, les auditeurs relevaient déjà que les huit mégaprojets examinés affichaient une augmentation globale des coûts réels (hors inflation) de 47 % par rapport aux estimations initiales. Cinq ans plus tard, l’écart a presque doublé pour atteindre + 82 % […] (NDLR : nos regards se tournent vers la LGV du GPSO, qui en prend désormais le même chemin)
  • L’objectif de 2030 pour l’achèvement du réseau central de transport ne sera pas atteint. En matière de calendrier, les auditeurs pointaient en 2020 un retard moyen de 11 ans par rapport aux plans initiaux. L’actualisation de 2025 montre que la situation s’est encore aggravée : pour les cinq mégaprojets pour lesquels cette donnée est disponible, le retard moyen atteint désormais 17 ans. L’Y basque, une ligne ferroviaire censée être opérationnelle en 2010 selon le calendrier de départ, puis en 2023 d’après le plan révisé en 2020, ne devrait pas être prête avant 2030 (les promoteurs parlent eux plutôt de 2035) […]

Le réseau transeuropéen de transport (RTE-T) est l’épine dorsale du réseau européen de transport routier, ferroviaire, fluvial, maritime et aérien. Les mégaprojets, vastes projets de transport souvent transfrontaliers, sont essentiels pour améliorer la connectivité en Europe, éliminer les goulets d’étranglement et faciliter la mobilité transfrontalière. En 2013, les États membres de l’UE avaient convenu que le réseau central RTE-T devrait être achevé en 2030.

Cependant, la révision de la réglementation européenne pourrait aider à éviter certains écueils à l’avenir (le règlement RTE-T de 2024 renforce les capacités de supervision de la Commission, étendant le champ d’application des actes d’exécution à chacun des neuf corridors de transport européens, et non plus seulement aux tronçons transfrontaliers).

LE RAPPORT INTEGRAL Infrastructures transport UE Cour des comptes 2026  –

LES REPONSES DE LA COMMISSION EUROPEENNE Réponse commission européenne  –  Le CADE recommande de lire ces réponses qui montrent un visage peu sympathique de la Commission européenne : car la C.E se dédouane de toute responsabilité interne, minimise l’inflation colossale des coûts, se félicite d’une perspective guerrière quant à l’usage des corridors européens qui serait accélératrice du calendrier, et ne mentionne pas le rôle citoyen des opposants nombreux à ces mégaprojets comme éléments d’incidence sur la réalisation des projets (on pense au Lyon-Turin, par exemple). La Commission européenne ne veut rien en savoir, ni ne remet en cause aucun projet comme générant en soi ses problèmes du fait de sa non-acceptabilité sociale, ni ne veut rien dire d’une réalité : les gens pensent, vivent, ont des avis sur leurs territoires, et – oui – ils luttent pour retarder et empêcher les Projets inutiles et imposés, dont le coût faramineux n’est pas acceptable au regard des autres besoins humains et sociaux.

Bureaucratique, instructif et désolant !

 

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Défense de l’environnement – Liberté d’expression et de « réunion » – Un jugement intéressant à analyser

La chambre criminelle de la Cour de cassation vient de rendre, le 14/01/2026, un jugement particulièrement intéressant à analyser par les défenseurs de l’écologie : en relaxant des activistes de « Dernière Rénovation » ayant « bloqué » une autoroute, ce jugement est dit conforme à la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme; en effet, il s’appuie sur la liberté d’expression et de réunion. « La procureure générale près la cour d’appel de Paris a formé un pourvoi contre l’arrêt de ladite cour d’appel, chambre 2-15, en date du 3 juin 2024, qui a relaxé Mmes … et MM… du chef d’entrave à la circulation des véhicules. » La cour de cassation a donc été saisie par l’Etat, suite à la relaxe en Appel. Elle confirme la relaxe.

« O tempora, o mores » : comme nous le savons maintenant, il est devenu fréquent de se voir interdire le droit de manifester, au prétexte que cela pourrait troubler l’ordre public, créer des atteintes au biens ou aux personnes; ainsi, en employant le conditionnel, les interdictions pleuvent ! Les Préfets sont devenus coutumiers d’interdictions de manifester sur la voie publique, qui permettent ensuite à l’Etat, lorsqu’elles sont transgressées assez  fréquemment par les militants des organisations, de les poursuivre en justice. Cette situation devenue récurrente inquiète à juste titre les activistes et leurs organisations, mais aussi les défenseurs des libertés, en ce qu’elle devient banale et criminalise l’action citoyenne. Cette démocratie directe vivante est de moins en moins facilitée et les tribunaux condamnent souvent en première instance, et de fait l’Appel est devenu fréquent, tandis que les procureurs prolongent les procédures…L’arrêt de la Cour de cassation vient donc à point pour enrayer cette pente de criminalisation de l’action citoyenne :

  • Un premier enseignement : il ne faut pas craindre d’exercer son droit d’expression et de réunion, c’est ici l’Etat français qui est rappelé à l’ordre au regard du droit européen.
  • Un deuxième enseignement : cette relaxe doit cependant être considérée quant au contexte qui l’a permise – ce cas d’école est très instructif et plein d’enseignements quant à la façon dont les militants d’organisations peuvent échapper à la sanction. Mais il y a des conditions à la confirmation de relaxe rappelées par cet arrêt…

Résumé – Un article édité par un Cabinet d’avocats résume bien les points importants de cette jurisprudence en matière de désobéissance civile – On portera particulièrement attention à ceci : « Aux termes de son arrêt du 14 janvier 2026, la Cour de cassation a rejeté le pourvoi et a jugé que la cour d’appel de Paris a justifié sa décision pour les motifs qui suivent ».

  • Il existe un lien direct entre les manifestations et la liberté d’expression sur un sujet d’intérêt général.
  • L’action de désobéissance civile a présenté un caractère proportionné. Elle n’a pas porté atteinte à la sécurité publique et a porté une atteinte minime à la liberté d’aller et venir.
  • Une déclaration de culpabilité constituerait une ingérence disproportionnée dans la liberté d’expression, interprétée à la lumière de la liberté de réunion.

Lire le décryptage très intéressant : Désobéissance civile : le blocage d’une autoroute par des manifestants écologistes peut être justifié par la liberté d’expression interprétée à la lumière de la liberté de réunion (Cour de cassation, 14 janvier 2026, affaire « Dernière rénovation », pourvoi n° 24-83.632) – Cabinet Gossement AVOCATS

On peut lire aussi directement le compte-rendu de la Cour de cassation : pourvoi_n°24-83.632_14_01_2026

Enfin, le média Actu-environnement titre : « Liberté d’expression : une action de blocage d’une autoroute peut en constituer une illustration »

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Projets industriels – Enquête publique ouverte pour NACRE, bioraffinerie lignocellulosique

Prévue du 06/01/2026 – 09h, au 06/02/2026 – 17h, l’Enquête publique concernant la demande d’autorisation environnementale en vue de la construction d’une bioraffinerie lignocellulosique à Lacq, dure seulement un mois. Vous pouvez dès maintenant y participer en donnant votre avis. Envie d’en savoir plus ? Comme vous le savez, les projets industriels utilisant la biomasse forestière, ou autre, se multiplient sur le Bassin de Lacq, en voie de réindustrialisation. NACRE n’est pas le projet le plus référencé, voici quelques informations que le CADE vous propose pour mieux le connaître :

  • NACRE, observations générales1-1 Ce projet génère des risques très importants pour le patrimoine forestier en mettant en application le programme de recherche Futurol qui va permettre d’utiliser des OGM pour déconstruire la biomasse cellulosique agricole et forestière et fermenter industriellement le sucre issu de ces biomasses. Comme l’a expliqué, dans le podcast d’In’OGM*, Jean-Guy Berrin Directeur de recherche à L’INRAE** qui a participé au programme Futurol***, « Les micro-organismes utilisés sont principalement des champignons et des levures. Les champignons sont utilisés pour déconstruire la biomasse, la découper en petits morceaux et les levures sont impliqués dans le processus pour fermenter les sucres en éthanol ». Or, les documents soumis à enquête publique n’indiquent pas clairement l’utilisation de ces organismes génétiquement modifiés et encore moins les risques encourus par l’utilisation de cette biotechnologie. Question : Pourquoi nous cache t on l’utilisation de ces OGM ? Y aurait-il des risques de dissémination des OGM dans les espaces naturels ?

 

  • 1-2- Les besoins en « biocarburant » ne cessant de croitre et plus globalement ceux de la bioéconomie qui sollicite la mobilisation de la biomasse pour remplacer l’industrie du pétrole et la pétrochimie. Tout ceci va conduire à « créer » des prétendus déchets qui vont solliciter les forêts et la production agricole. Question : quelles seront les conséquences d’une utilisation accrue de la biomasse forestière et agricole « facilitée » par l’utilisation des OGM ?

 

  • NACRE, autres pistes2-1 Raffinage de la biomasse- utilisation des OGM – Les technologies OGM résultant du programme Futurol dont les brevets ont été achetés par la société AXENS, actionnaire et opérateur technique de la société NACRE. Questions : – Les brevets OGM de Futurol seront-ils ou non utilisés dans le processus technologique de production d’éthanol dit de 2ème génération, par la dite société NACRE? – Pourquoi aucune obligation d’information claire des citoyens et aucune procédure d’autorisation préalable ne semble être prévue ? Allons-nous généraliser la consommation d’OGM à la pompe sans en être informés ? – Les risques de dissémination dans les espaces naturels de ces organismes génétiquement modifiés ont ils été pris en compte ? – Quels sont les protocoles techniques stricts qui seront mis en œuvre pour éviter la dissémination des champignons et des levures OGM ?

 

  • 2-2 Conséquences du développement de la production d’Ethanol par rapport à la nécessaire sauvegarde de la biomasse agricole – Les terres qui vont être utilisées pour produire les grandes herbes de Miscanthus et/ou des Bambous avaient préalablement soit une fonction de production de biens alimentaires soit elles étaient en friches et constituaient des réserves de biodiversité précieuse. Questions : – Quel est à court terme l’intérêt réel à transformer les terres agricoles, ou en friches, en espace de production de carburant alternatif ? – Une évaluation coûts/bénéfices a t elle été réalisée ?

 

  • 2-3 Sur le Plan d’approvisionnement en biomasse forestière de NACRE – Le plan d’approvisionnement précise que l’’évaluation des disponibilités en biomasse forestière s’appuie sur les données issues des PRFB 2026/2035 (programmes régionaux de la forêt et du bois). Or aucun texte règlementaire n’a semble-t-il été publié sur ce programme national forêt bois pour cette période, ni dans le programme régional Nelle Aquitaine. Par ailleurs, ces prévisions de disponibilité biomasse forestière ne prennent en compte ni les conséquences brutales et rapides du réchauffement climatique sur la ressource bois, ni les conséquences de l’arrivée du nématode du pin. Questions : d’où viennent les chiffres du Plan d’approvisionnement ? Sont ils crédibles ? – De même la ressource bois qui serait disponible pour satisfaire les besoins de NACRE, ne prend en compte que le projet Miraia de Garlin (biochar). Il ignore donc délibérément les besoins en croissance des entreprises de la filière bois régionale ainsi que les besoins potentiels de tous les autres projets industriels identifiés dans le Sud Ouest (E-Cho, Sobégi, Orpinioa, Siat, usine de pellets, chaufferies bois locales..) – Question : Pourquoi NACRE sous-estime-t-il les conflits d’usages ?

 

  • 2-4 Le Plan d’approvisionnement en biomasse agricole – NACRE indique que la biomasse agricole proviendra à moyen terme de la production de 1000ha de bambous et 1500 ha de miscanthus. Et d’une partie des rafles de maïs disponibles. Ces surfaces sont importantes. – Questions : Quels arguments pourraient convaincre les agriculteurs de changer de production ? Est-ce crédible ? Et quelles en seraient les conséquences, notamment pour la satisfaction à terme des besoins alimentaires ? – Par ailleurs, une partie, non précisée, des terres agricoles à mobiliser seraient des terres actuellement en friches qui seraient reconverties en culture. Une telle reconversion entrainerait un déstockage important de carbone et une perte importante de biodiversité. Questions : La mobilisation des terres en friches est elle compatible avec l’indispensable nécessité de préserver la biodiversité, qui est déjà en phase d’effondrement ? – Quant aux rafles de maïs, le plan se veut rassurant en indiquant que la disponibilité existe car elles ne sont pas essentielles pour la reconstitution organique et minérale des sols. – Question : Sur quelles bases scientifiques s’appuie cette affirmation ?

 

  • 2-5 Biomasse et « déchets » convoités par NACRE. – Les déchets agricoles ( les rafles de maïs par exemple) sont déjà utilisés pour reconstituer la richesse organique des sols ou pour de la méthanisation et autres usages. Quant aux co-produits forestiers ils sont déjà largement utilisés pour produire du papier et du carton, des panneaux bois, du chauffage, du paillage …Comme le rappelle Franck Galtier Chercheur CIRAD, dans le podcast d’inf’OGM , « Le fait d’avoir une filière qui transforme des produits considérés comme des déchets, induit forcément une tendance à favoriser la production de ces déchets et aussi à qualifier comme déchets des produits qui en fait ne sont pas des vrais déchets puisqu’ils sont utilisés autrement. ». – Question : Quelles seront les conséquences à terme de cette nouvelle demande de déchets bois ?Nota : D’autres questions sur la mobilisation des ressources en eau, les risques industriels, les risques pour santé publique, résultant de ces nouvelles activités, sont en cours d’évaluation. Le CADE fera une contribution de collectif d’associations, mais bien entendu, les participations citoyennes sont bienvenues, avec votre sensibilité et votre écriture personnelle.

LIENS UTILES POUR L’ENQUETE PUBLIQUE – accès aux documents sur le site de la préfecture / pour contribuer : écrire à pref-amenagement@pyrenees-atlantiques.gouv.fr

BIBLIOGRAPHIE POUR EN CONNAITRE BEAUCOUP PLUS…

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« L’expertise » en question – quand ce concept trouve ses limites avec la LGV du GPSO, « l’indépendance » doit être questionnée

Ce que les citoyens et associations opposants au GPSO ont bien su faire, et depuis plus de trente-deux ans déjà d’argumentation qui a permis de freiner considérablement le projet, c’est de s’appuyer sur deux leviers qui constituent une expertise incontestable :

Le premier levier confronte les chiffres et dogmes imposés médiatiquement par les décideurs politiques de ce GPII à nos propres investigations de terrain; le second levier est fait d’études de Cabinets indépendants, sollicités par les différents acteurs du projet eux-mêmes, donc non sortis de nos tiroirs : et ces études indépendantes confortent nos observations. Voici quelques exemples mettant en oeuvre conjointement ces deux leviers imparables afin de poser un juste diagnostic prospectif…

  • Saturation – La ligne actuelle serait saturée ? Qu’à cela ne tienne, nous avons compté les trains annuellement, fret comme voyageurs; nous avons confronté les bilans annuels de la SNCF à ces comptages de terrain, et fait constater que des trains étaient parfois comptés deux fois, jusqu’à obtenir l’évidence sur les dix dernières années : la ligne grande vitesse et fret actuelle n’est pas saturée loin de là. / De plus, les statistiques officielles montrent qu’aucune LGV n’a mis le fret routier sur les rails, alors que la taxe sur le fret routier a été abandonnée tout comme « le wagon isolé » au pied des entreprises; il n’y a pas de politique du fret ferroviaire en France visant à supprimer les murs de camions: de saturation, point. / En outre et à l’évidence, tous les calculs accordent un moindre coût aux actes de rénovation ou de modernisation, alors qu’une LGV construite « ad nihilo » atteint un coût impossible à maîtriser. Et la modernisation de l’existant d’ailleurs déjà prévue par SNCF Réseau notamment avec le système ERTMS, permet de grossir le nombre possible de trains se suivant ou se croisant, en toute sécurité: voilà une pseudo saturation bien mise à mal. C’est un fait. Dont acte : la confrontation au réel, doublée d’études indépendantes, permet l’expertise fiable.

 

  • Désenclavement – La LGV permettrait de « désenclaver » au bénéfice des territoires ruraux ? Qu’à cela ne tienne, il suffit de vérifier les effets produits par d’autres LGV très fréquentées : selon lesdites études, toutes ont aspiré population et emplois vers les métropoles, elles y ont de surcroît fait enchérir l’immobilier (un train très rapide met 15 min pour accélérer ou décélérer : comment pourrait-il s’arrêter fréquemment à disposition des ruraux et garder la très grande vitesse ?). / De plus, l’ouverture à la concurrence et l’éclatement de la maison-mère SNCF ont fait exploser le prix de location des sillons, tous les TGV ne répondent plus dès lors au nouveau critère de la libéralisation en termes de rentabilité (et non plus de Service Public) : outre le prix élevé du billet TGV, l’effet constaté en est l’abandon de dessertes en villes petites et moyennes malgré les engagements initiaux. / Les études montrent qu’ aucune LGV réalisant ses arrêts TGV en rase campagne (« gares à betteraves ») n’a désenclavé ces villes, mais a provoqué au contraire la désaffection de gares en coeur de villes avec un bilan carbone déplorable : obligation de prendre la voiture pour se rendre à une gare LGV depuis le bassin de vie, le gain de temps prévu par rapport à l’existant fondant alors comme neige au soleil…Les utilisateurs des LGV sont alors statistiquement des CSP+, « élites cinétiques » dont la mobilité très rapide est cependant financée par l’ensemble des contribuables, alors que le plus grand nombre ne peut socialement bénéficier du service promis « de désenclavement », une licorne. / Enfin, constat est fait par les demandes de l’Union Européenne elle-même : les LGV ne sont soutenues que transfrontalières, afin de relier une capitale européenne à une autre, et non pour irriguer les territoires traversés à très grande vitesse; la réduction de vitesse pour dessertes annule de fait la nécessité d’une nouvelle ligne, la ligne existante modernisée souscrirait aux critères de mobilité utile (notamment la vitesse à 220 km/h, la partie Dax-frontière ne pouvant se faire qu’à vitesse réduite, compte tenu de la géomorphologie comme de la densité de l’habitat au Pays Basque). – Dont acte : la confrontation au réel, doublée d’études indépendantes, permet l’expertise fiable.

Pourquoi expliquer cela ? Parce qu’il semble que la qualité « d’expert » peut être accordée sans confrontation de la connaissance de terrain à des études indépendantes. 

En effet, les décideurs en Région et la SGPSO, devant la difficulté d’obtenir des garanties de financement du GPSO par l’Etat ou la Commission européenne, multiplient les actes de communication, il leur faut trouver un autre thème : ils ciblent cette fois l’incapacité de la ligne existante à satisfaire les besoins ; la dernière communication en date qualifiée « de rapport d’expertise » fait grand bruit et appelle un commentaire sérieux et sévère. Forts de notre capacité d’expertise objective rappelée plus haut, le CADE ne peut que s’étonner et réagir devant des propos qui ignorent les études indépendantes – Vous trouverez ci-après le communiqué de presse étayé du CADE en réaction aux articles : considérant que la SGPSO procède à des sondages indigents et des rapports « à sa main », de notre côté nous précisons ce que peut être une expertise faite de connaissance de terrain et d’études indépendantes, et rappelons les référendums que nous avons effectués en large consultation, eux.

Après le sondage « maison », l’expert « maison »

A la Une de notre grand quotidien régional nous trouvons aujourd’hui l’étude d’un « expert » concluant à disqualification de la modernisation des voies existantes. Cet « expert » qui a travaillé pour Lisea et pour le GPSO ignore les études de SMA Protrans et Citec deux études d’experts indépendants suisses, les propres études de RFF dans son scénario 1B, les déclarations du Conseil d’orientation des infrastructures, celles de M. Crouzet expert reconnu des transports ferroviaires en particulier etc… que vous trouverez dans les documents joints :  Les réponses du CADE – contre expertise sur la branche Bordeaux dax du GPSO / reférendums2 .

Ces grandes manœuvres de fabrication de l’opinion indiquent la forte inquiétude des instigateurs du projet qui veulent verrouiller une éventuelle défaillance de l’Etat.

Copie image de l’article Sud Ouest intégrant quelques éléments de notre communiqué : Article SO point de vue opposants

Copie image de l’article cité : Article SO sur rapport F Antoniazzi

Références des articles : INFO SUD OUEST. LGV Bordeaux-Toulouse-Dax : un rapport disqualifie la rénovation de la ligne existante  / LGV Bordeaux-Toulouse-Dax : la guerre de la communication est sur les rails 

 

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Une année nouvelle ? Des voeux d’humilité et de résistance – Un point d’activité du CADE

Le CADE vous présente ses meilleurs vœux pour 2026, tout en rappelant que finalement nous sommes bien petits pour prétendre que la planète nous appartient. voeux2026

A l’aune des dernières informations géopolitiques, nos voeux prennent encore davantage de sens, lorsque des humains ont la prétention de s’attribuer la possession de la planète et de ses ressources….Le CADE vous transmet un message de volonté de paix et d’harmonie avec l’univers et ses écosystèmes. Nous savons que vous y serez sensibles: meilleure année 2026 à vous toutes et tous, et aux luttes environnementales.

Voici les premières informations 2026, avec notre invite: venez nombreux aux réunions, dont l’Assemblée Générale annuelle, le 22/01 ! Prochaines dates:

  • Commission LGV / Transports / Mobilités – le jeudi 08/01, 18h, à la MVC du Polo Beyris de Bayonne – un état des lieux et des perspectives sur le GPSO sera fait, et c’est important! des décisions sont en cours…
  • Commission déchets – le jeudi 15/01, 18H, à la MVC du Polo Beyris de Bayonne – sur l’avancée des dossiers en justice, notamment…
  • Commission Eau – le vendredi 16/01, 17h30, à la Maison pour tous d’Anglet.
  • Groupe de travail sur les projets industriels consommant la forêt et la biomasse (E-CHO et autres, nombreux) – le vendredi 16/01, 18h15, au local de Gorriak à Bayonne.
  • Assemblée Générale annuelle du CADE, adhérents et toutes associations qui le composent. La convocation est envoyée et doublée par cette information – le jeudi 22/01, 18h, à la MVC du Polo Beyris de Bayonne – Votre présence est bien entendu très attendue !

Immobilier et accaparement des terres agricoles ou forestières – Vous retrouverez dans cet article, une victoire du 02/01/2026 au Tribunal de Bayonne contre l’artificialisation d’un poumon vert sur Anglet (64), puisque vous savez maintenant que le CADE prend fait et cause pour ce sujet de la destruction forestière ou agricole, qui plus est lorsqu’aucune autorisation environnementale n’a été sollicitée ou accordée !

Enfin, un petit mot pour rappeler que les dernières décisions judiciaires concernant les grandes infrastructures routières ou ferroviaires (A69 ou LGV du GPSO) montrent que la cause environnementale subit de sérieux revers juridiques. Malgré les nombreux avis autorisés démontrant que des alternatives moins « coûteuses » n’ont pas été étudiées, la tendance est à l’appellation: « projet d’intérêt général majeur », qui vaudrait qu’aucune enquête publique, aucun désordre environnemental, aucun recours argumenté, ne pourraient empêcher la construction d’infrastructures inutiles et imposées, hors de prix et destructrices…Oui, l’heure est grave et le CADE, comme les autres associations opposantes, n’en sont pas à laisser faire: ce pourquoi la participation aux réunions et à l’Assemblée Générale du 22/01 revêt un caractère de mobilisation large.

De même, notre recours pour introduire la QPC (Question Prioritaire de Constitutionnalité) a échoué. Pour rappel, elle visait la loi instituant les taxes participant au financement du GPSO: par exemple la TSE, nouvel impôt local sur la taxe foncière; touchant une partie seulement des particuliers, cette taxe inique introduit une inégalité devant l’impôt. Nous ne savons quelles sont les « grandes manoeuvres » mises en branle par les décideurs pour contrer notre action en justice, mais une chose est certaine: si elle aboutissait, le GPSO était immédiatement arrêté. Comment s’y sont-ils pris devant une issue aussi radicale ? De la façon la plus inadmissible: la QPC déposée préalablement au Conseil d’Etat, celui-ci a refusé de la transmettre au Conseil constitutionnel…Vous jugerez de la méthode d’obstruction, témoignant de l’état démocratique de nos institutions, et qui a empêché l’examen – au fond- de la justesse de notre argumentaire associatif, car il y a bien inégalité devant l’impôt selon nous et notre avocat spécialisé en Droit constitutionnel.

(Si vous en avez l’occasion, procurez-vous l’article du Monde diplo de janvier, une pleine page y traite du Conseil d’Etat, garant des libertés, mais lié à l’exécutif et tendant « à faire siennes les priorités du pouvoir politique », en matière de libertés comme de politique générale.)

En espérant vous voir très vite et en nombre, nous vous assurons que le CADE et les associations amies des autres départements explorent d’autres pistes, en lien avec le pôle parlementaire trans-partisan opposé à la LGV du GPSO. Que ces derniers souhaits vous inspirent !

 

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Victoire au Tribunal contre l’artificialisation d’un « poumon vert » à Juzan (Anglet 64)

Les 4 associations: 5CLB, CADE, SEPANSO 64 et le Collectif JUZAN VIVANT obtiennent satisfaction auprès du Tribunal de Bayonne (Pôle Environnement), dans une affaire condamnant la Communauté d’agglomération du Pays Basque (CAPB), tout en regrettant avoir dû faire appel à la Justice environnementale afin d’obtenir réparation du préjudice pour une plainte déposée le 22/12/2022…

Photo Sud OuestLa décision du Tribunal date du 02 janvier 2026 – Un défrichement forestier illégal (à Juzan/Anglet 64) était en litige avec la CAPB. Notre communiqué de Presse du 02/01/2026 acte la Convention judiciaire, le Président de la CAPB a reconnu l’illégalité d’un défrichement sans autorisation administrative: CP Défrichement 02 01 2026

Le tribunal a donc condamné la CAPB à :
une amende d’intérêt public de 15 000 €,
– procéder avant le 1er octobre 2027 au reboisement de l’ensemble de la parcelle
– indemniser les 4 associations ayant déposé la plainte ( 1000 € par association)
– solliciter l’application du régime forestier pour la zone reboisée.
Les quatre associations soulignent que cette décision du tribunal judiciaire de Bayonne entrainera l’annulation du permis de construire délivré illégalement sur cette parcelle par le M. le Maire d’Anglet, le 19 juillet 2023.

Les 4 associations, 5CLB, CADE, SEPANSO 64, Collectif JUZAN VIVANT,
se félicitent de cette décision positive et remercient tous les militants, les citoyens, les associations locales qui se sont mobilisées pour protester contre cette destruction d’un espace boisé, accueillant par ailleurs des espèces protégées. Cette décision judiciaire complète utilement la délibération de la CAPB du 27 septembre 2025 qui officialisait l’abandon de la création d’une zone d’activités dans 22 ha d’ espaces agricoles et
forestiers de Juzan.
Grace à la mobilisation de tous et toutes, citoyens et associations locales, ce sont donc de vastes espaces naturels qui auront été sauvés d’une urbanisation contestable, initiée de longue date par M. le Maire d’Anglet et M. le Président de la CAPB.
Notre vigilance perdure car c’est bien la centaine d’ha des espaces naturels du « Balcon vert » qui entourent l’aéroport, qualifié de « deuxième poumon vert d’Anglet » par le tribunal de Bayonne, qui devront être sauvegardés car ils assurent une protection de plus en plus précieuse pour la qualité de vie des habitants.

 

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Au Tribunal de Toulouse, les aménagements qui préludent à la LGV du GPSO sont sur le grill !

C’était ce lundi 15/12, et les opposants donnaient de la voix avec le collectif d’associations, sur le parvis de la gare Matabiau de Toulouse: ici Facebook et ici  Facebook.

Au tribunal, tout le monde ne pouvait entrer ! Ayant affrété bus et mobilisé sur plusieurs départements contre les AFNT (Aménagements Ferroviaires au Nord de Toulouse), les associations étaient très déterminées; elles prolongeaient ainsi leur mobilisation concernant la consultation par voie  électronique (PPVE) où nous avons eu la satisfaction d’obtenir récemment + de 90% d’avis populaires défavorables à la 1ère  demande d’autorisation environnementale de la SNCF sur  la première phase du GPSO (travaux préparatoires).

  • Le Tribunal de Toulouse est enfin prêt à délibérer sur le fond d’une partie du dossier GPSO: à savoir sur la légalité d’une autorisation environnementale pour, cette fois, les AFNT (Aménagements Ferroviaires au Nord de Toulouse), « cheval de Troie » du GPSO Bordeaux/Toulouse. Le Rapporteur public vient, le 12/12, de donner un avis défavorable sur ce recours associatif qui pourrait, si victorieux, arrêter les travaux.
  • Précisons que la balle est aussi dans le camp gouvernemental car le COI (Conseil d’Organisation des Infrastructures) a été saisi en juillet lors de la Conférence Ambition France Transports aux fins de réévaluation d’un dossier GPSO qui date maintenant, et se nourrit de nouveaux apports: le bilan carbone a changé et ne serait plus en faveur du GPSO, notamment. (Le COI consulte avant de rendre ses conclusions , en voici un exemple auprès de députés du Pôle Parlementaire opposé à la LGV du GPSO : Compte rendu rencontre COI – LP), en attendant un compte rendu plus complet.

Dans ce contexte de renouvellement des arguments, il serait possible de faire annuler l’instruction sur les AFNT, Les Amis de la Terre Occitanie produisent plusieurs éléments:

  • ainsi le cabinet indépendant en stratégie climat, Carbone 4, prouve que le bilan carbone de la ligne nouvelle serait bien moins bon que prévu. En effet, 36% en moins de fréquentation sur la ligne aérienne Toulouse/Paris, c’est enlever une part de l’argument majeur pour la nécessité d’une ligne nouvelle.
  • de plus, le CNPN ( Conseil National de Protection de la Nature) a donné des avis environnementaux défavorables concernant le secteur de la gare de St Jory – cristallisant l’opposition associative – et pour lequel aucune alternative environnementale n’a été recherchée. Ce lieu pénaliserait, de surcroît pour notre opposition, les trains de proximité forcés de se retrouver sur une voie à double sens vers la gare Matabiau, et probablement retardés pour laisser passer les TGV de la LGV alors prioritaires. Un quotidien ferroviaire compliqué, qui pourrait amener à délaisser les trains locaux moins efficients…Un impensé des promoteurs de la ligne nouvelle qui n’ont pas pris en compte l’évolution adaptative pour un projet qui date de 2012.

Jugement très attendu, donc, et pour opposants comme promoteurs du GPSO. L’ombre de l’A69 et de ses errements environnementaux plane sur la décision…

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Bois/Energie – Quand « Bordeaux Aéroport » est questionné in situ !

(clic droit- ouvrir un nouvel onglet) Et c’est le 11 décembre que le CADE, co-organisateur avec Forêts Vivantes Pyrénées,  ouvrait la marche de la contestation d’un collectif de plusieurs organisations à l’Aéroport de Bordeaux, et en visite surprise!

Résumé en bref: « Mobilisation à Bordeaux Aéroport » – On ne brûle pas les forêts pour faire voler les avions! – Avions verts, forêts dans le rouge

  • Le 11 décembre, plus de trente militants déguisés en arbres ont protesté à l’aéroport de Bordeaux contre le projet E-CHO d’Elyse Energy, qui vise à produire du kérosène à partir de bois forestier.
  • Cette action symbolique a été organisée après le refus de dialogue de M. Simon Dreschel, Président de Bordeaux Aéroport, malgré des tentatives de communication. ​
  • Les manifestants ont alerté les voyageurs sur les conséquences écologiques du projet, qui pourrait entraîner la destruction des forêts pour alimenter le trafic aérien.

Conséquences et Réactions

  • Les associations dénoncent l’écoblanchiment du trafic aérien et les impacts négatifs sur l’environnement, l’économie et l’emploi, notamment des conflits d’usage sur la ressource bois et une augmentation de la consommation électrique. ​
  • Une réunion d’information publique a eu lieu à Eysines, rassemblant citoyens, scientifiques et acteurs du secteur aérien pour discuter des enjeux liés aux forêts et aux carburants d’aviation. ​
  • Les discussions ont mis en lumière la nécessité d’une réaction de Bordeaux Aéroport face à ces préoccupations environnementales: la balle est dans son camp!

Le communiqué intéressant et complet du collectif: CP_Mobilisation-Aeroport-2

De son côté, la presse en a fait une bonne couverture, notamment   article Rue89 Bordeaux Aéroport

Autres:  Aéroport de Bordeaux Actu B et ICI  / article Sud Ouest

 

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Bois/Energie – la pression sur les forêts et la biomasse, en conférence de presse du CADE

Depuis plusieurs mois nos articles vous alertent : pléthore de projets industriels utilisant la biomasse et le bois des forêts poussent comme des champignons, mais sans la visibilité globale qu’apporterait une planification en lien avec une gestion respectueuse du puits de carbone que représentent nos forêts, « bien commun » auquel tous nous tenons.

Pour le CADE, il était temps de tenir une nouvelle conférence de presse ce mercredi 10 décembre : car comment faut-il le dire pour qu’enfin il y ait un pilote institutionnel dans la gestion de la biomasse issue du bois, et donc dans la limitation raisonnée d’Industriels privés multipliant les projets et les processus techniques ? Nous n’avons que nos seules alertes médiatiques et citoyennes. En voilà donc une autre, encore !

Et ce 10/11, la conférence de presse qui s’est tenue à Bayonne entendait faire le point sur ce qui inquiète le CADE, mais aussi les professionnels d’une filière bois /biomasse déjà en tension dans nos départements du Sud-Ouest, jugeant que les nouveaux projets qui s’accumulent vont déstabiliser les approvisionnements. Que restera t-il aux acteurs locaux qui se chauffent au bois, ainsi qu’aux petites chaudières communales, ce mode de chauffage n’étant plus une priorité gouvernementale ? La priorisation industrielle par le Gouvernement, mais sans la planification régulatrice des projets, doit être interrogée en urgence.

Plus localement en 64, c’est bien entendu le projet E-CHO de carburant alternatif pour l’aviation qui revient sur la sellette, après quelques évolutions, dont une sombre affaire d’introduction d’OGM glouton ! Explications documentées lors de la conférence : nous vous proposons donc d’écouter cette conférence de presse relativement brève mais riche en informations. A suivre, les interventions de Jacques Descargues, Philippe Saint-Arroman et Victor Pachon :

vidéo de J. Baque https://youtu.be/gS83Af6aJK0

ou bien sur ce support : vidéo de A. Untxia CdeP-CADE-E-CHO-251210-Bayonne.mp4 – Google Drive

Un lien pour les Basquisants :  sur Euskal Telebista – à la mn 3,25 de l’édition 2025-12-10 https://www.eitb.eus/eu/telebista/programak/iparraldearen-orena/

Cette conférence préparait aussi une mobilisation- surprise à l’Aéroport de Bordeaux le 11/12: 

 

 

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LGV – Mais quelle mouche a donc piqué Rousset et Delga pour qu’ils s’agitent autant dans les médias ?

Fin novembre, se clôturait l’enquête DAE1 PPVE, simple consultation d’un mois par voie électronique et sans les garants de la CNDP, sur la « demande d’autorisation environnementale pour les travaux d’investigations préalables sur le projet de LGV Bx-Toulouse« , 222 km. Les associations s’étaient fortement mobilisées auprès des Préfets de quatre départements afin d’obtenir soit la suspension, soit la prolongation de date d’échéance (26/11), sans effet positif, malheureusement. Le 26/11, un troisième courrier leur était adressé: 32 associations, 335 élus, de 13 départements du Grand Sud-Ouest, cosignaient cette impressionnante mobilisation: « Nous demandons donc une 3ème fois solennellement ce jour aux préfets de respecter l’Etat de droit et de ne pas délivrer l’autorisation environnementale à la SNCF comme ils pourraient s’arroger la possibilité – illégale à nos yeux – de le faire dès ce 1er décembre 2025, signifiant alors le début immédiat des travaux lourds de ce projet de LGV Bordeaux/Toulouse. » Voir les signataires: 2_LNSO_COURRIER_335_élus_32_associations_SUSPENSION PPVE  . Communiqué de presse: CP_finPPVE_251127 .

Ainsi, la participation à cette consultation a été massive, comme lors de la 1ère enquête publique de 2014/15 et le rejet du projet, c’était l’autre demande de nos associations, merci à tous!

Synthèse des contributions à la DAE1 PPVE, réalisée par l’Association L.E.A. (01/12) – « D’après nos relevés, il y a eu 3534 contributions déposées (mercredi 26 Novembre à 23h57). Plusieurs personnes ayant contribué plusieurs fois, nous avons fusionné leurs avis et nous avons identifié 3087 contributeurs . Il y a très peu de contributions à exclure, utilisées comme « test » ou autre (moins de 10). La très grande majorité des contributions donne un avis argumenté, n’étant pas de simples « pour » ou « contre ». Opinions exprimées sur le projet LNBT (Lignes Nouvelles Bordeaux-Toulouse): 

 Moins de 5 % de contributeurs sont favorables au projet.
Cela prouve que le soutien au projet LNBT est extrêmement faible.

 Dans les 95 % de contributions restantes, on note environ :
30 % explicitement contre
57 % pas favorables. Elles donnent des avis techniques ou environnementaux, notamment quant aux dégâts dans la vallée du Ciron, exprimant ainsi leur opposition au projet et aux travaux préalables.
8 % jugeant la consultation illégale

Conclusion: le soutien au projet GPSO Bordeaux Toulouse / LNBT ainsi qu’à la demande DAE1 est extrêmement faible. L’opposition au projet LNBT et DAE1 est extrêmement forte En conséquence, c’est un rejet de la demande d’autorisation environnementale DAE1 qui devrait logiquement être prononcé.« 

 Un article pour en témoigner: « Près de 4 000 personnes ont participé à la consultation environnementale sur les travaux préalables de la ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse. Les avis sont très majoritairement négatifs. L’État doit rendre ses conclusions en février. »

Dans ce contexte de début décembre, ainsi que compte tenu de la fragilité du Plan de financement que l’Etat dit ne plus vouloir abonder et qui va plomber les finances des Collectivités, Rousset et Delga se sont employés avec frénésie à multiplier les démarches, bénéficiant du support de nombreux médias* –  il s’agissait, pour eux, d’actionner le levier « pompe à finances » européenne; d’où une rencontre avec deux coordinateurs européens, afin que le MIE (Mécanisme pouvant subventionner les infrastructures ferroviaires), prononce l’Abracadabra vital: oui, l’U.E va subventionner à hauteur des 20% prévus la LGV du GPSO. Fake ? On vous raconte…

  • (image sud ouest)Rousset, lui, s’est appuyé sur la demande de Pradales, président du gouvernement basque espagnol, pour rencontrer les coordinateurs européens à Bordeaux avec ce cri du coeur: « Nous ne pouvons plus attendre ! » pour le corridor atlantique transfrontalier. Le coordinateur Bausch se serait alors avancé pour le financement à 50% par l’Europe du tronçon Bordeaux/Dax. Rousset, de son côté, proposant que la SGPSO fasse l’avance de la quote-part de l’Etat français, par un emprunt auprès de la Banque des territoires…(garanti par les Collectivités et nos impôts locaux  si l’Etat ne paie pas?) – Lire l’article de 20minutes, ainsi que de Sud ouest: Rencontre Rousset Pradales déc 2025
  • Delga, elle, s’est appuyée sur l’aréopage institutionnel à St Jory, près de Toulouse: « Le préfet de la Haute-Garonne et de la région Occitanie, Pierre-André Durand, deux coordinateurs européens, François Bausch et Mathieu Grosch, ainsi que la présidente de la Région Occitanie, Carole Delga, étaient réunis pour une visite de chantier concernant les aménagements ferroviaires du nord toulousain (AFNT). Après avoir martelé que ce n’est pas un projet mais déjà des travaux engagés (LNSO), Delga s’est employée à obtenir la réponse: « …il y a le nouveau plan financier pluriannuel qui a été déposé par la Commission en juillet et le budget de la Connecting Europe Facility, fonds principal qui finance ce projet, a été doublé.« ,(à la condition que le transfrontalier se fasse et que le Parlement ratifie, a-t-il été omis de préciser!) – Dans l’enthousiasme général, les coordinateurs européens promettent 3 Mds entre  2028 et 2034, selon l’article de Actu Toulouse (en clair Actu Occ Delga ). Lire aussi France bleu ICI: L’Europe veut financer GPSO

Des fakes ? Oui, il en pleuvait dans cette agitation révélatrice en fait d’une grande « trouille » après la consultation populaire rejetant la LGV et dont nous parlons plus haut…et si l’on en croit les comptes-rendus établis par les médias. Côté Delga, on a parlé de saturation, de travaux de LGV déjà engagés, de la participation à 40% de l’Etat, d’une ligne mixte vers Dax: toutes choses non établies ou fausses. Côté Rousset, toujours cette licorne de la fin des murs de camions alors que les réseaux de fret ne seraient pas connectés grâce à la LGV (Madrid ayant opté pour le routier), la ligne nouvelle s’arrêtant à Dax on ne voit pas en quoi la frontière serait concernée alors que la ligne existante va permettre déjà de faire le lien pour les voyageurs avec l’Espagne, l’alternative LGV ne faisant gagner que quelques maigres minutes…

« Allez, tournez manège ! » Car le « pompon » et « la queue du Mickey », ils ont tous deux essayé de les attraper avec les deux coordinateurs européens, la question étant pour nous: « en quoi ces deux personnes disposent-elles d’une lettre de mission pour garantir le financement à 20% de Bordeaux/Toulouse, 3 Mds de l’UE entre 2028 et 2034, ou bien les 50% du Bordeaux/Dax non transfrontalier ? » Car leurs convictions et bonne volonté n’engagent qu’elles…pour un financement européen qui n’est, à l’évidence, toujours pas validé. A moins que les médias n’aient repris, et pour argent comptant, les éléments de langage des deux promoteurs français du GPSO ?

 Quant à parler démocratie et respect du sens de la participation populaire lors des consultations…il semble que le temps ait manqué aux deux Présidents de Région pour aborder le sujet avec des coordinateurs européens pourtant soucieux « des valeurs » de l’union Européenne en matière de droit démocratique des citoyens européens.

 

 

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Paiement de la LGV du GPSO – Suite pour la demande de moratoire auprès du conseil Départemental des Landes

Dans notre article précédent, du 20/11, nous vous informions que le CADE avait lancé une interpellation des Conseils Départementaux en 64 et en 40 (avec l’association NON LGV Nord landes et Marsan); des Collectivités fortement impactées financièrement, alors que les ressources sont contraintes par l’Etat, et sur fond de désinvestissement de ce dernier pour financer la LGV du GPSO. 

Ces deux collectivités ont accepté ce financement sans, à notre avis, avoir compris à quoi cela les contraignait effectivement dans le temps: en effet, sur 40 ans, il leur faudra renoncer à investir dans d’autres projets correspondant à de vrais besoins de la population de ces deux départements; or, le Plan de Financement du GPSO est insincère: si l’UE ou l’Etat font défaut – et la probabilité est assez forte – ce sont les Collectivités qui se sont engagées à combler les manques, sans oublier l’inflation prévisible des coûts de travaux ainsi que les dépenses de gestion et de communication de la SGPSO (Société de Projet).  Un moratoire, suspension de paiement tant que des garanties financières ne sont pas données par l’Etat et l’UE sur leur propre part, nous paraît la voie de la sagesse pour gérer les finances publiques dans un tel contexte. Sur le fond, nous restons bien entendu opposés aux arguments de désenclavement rural et autre saturation de la ligne existante, ou bien mirage de la suppression des murs de camions, ou bien l’amélioration des transports du quotidien par la LGV…Ces quatre arguments sur lesquels repose le projet des pro-LGV étant faux, leur vanité n’étant plus à démontrer. 

Courrier envoyé donc, mais resté sans réponse officielle de ces deux Conseils Départementaux…Pour le CD40, c’est de façon indirecte, par le facebook et le journal électronique du journal Sud Ouest, que le lien est fait avec une récente délibération de soutien au GPSO.

En revanche, nous ne savons pas ce qu’il est advenu depuis de notre demande à l’ensemble des conseillers départementaux, ni ne savons rien de la position du président Fortinon et du CD40, car aucune réponse ne nous a été faîte: on appréciera le respect pour les militants associatifs qui travaillent les dossiers dans l’intérêt de la population…et, in fine, l’incapacité d’élus à ne serait-ce que dialoguer sur leurs choix. Sans doute ne faut-il pas déplaire au président de Région, Rousset…Comptez sur le CADE et NON LGV NLM pour relancer la demande!

(© Crédit photo : Archives David Le Déodic / SO) – Le média Sud Ouest titre ainsi: « Le Collectif des associations de défense de l’environnement du Pays basque et l’association Non LGV Nord Landes ont pris leur plume pour interpeller Xavier Fortinon. Un courrier qui tombe au moment où l’assemblée départementale redit son engagement dans la philosophie et le financement de la Ligne nouvelle du Sud-Ouest » – « LGV : le Conseil départemental des Landes réaffirme son soutien, les anti demandent un moratoire sur le financement » –  Vous trouverez ici le contenu de l’article: CD40 soutient LGV – Opposants demandent moratoire

 

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Coup de projecteur sur une association du CADE: « 5 Cantons La Barre », à Anglet (64)

Nous en profitons pour rappeler aux plus de 60 associations composant le CADE, que ce site est aussi à leur disposition pour les mettre en valeur et montrer l’investissement  citoyen au service de la défense de l’environnement, en 64/40. N’hésitez pas à vous en servir…

Sacré dynamisme pour cette association qui tient à faire connaître ses activités! 

C’est une forme de bilan 2025 que propose l’association, ainsi que – « plus si affinités » – un bulletin adhésion…Les dossiers étant nombreux, et dépassant le cadre strict d’Anglet, voici pour le montrer un listage et des précisions dans le document ci-dessous: « L’année 2025 aura été marquée par notre engagement pour sauvegarder plusieurs espaces sensibles de notre cité: Les landes de Juzan, la forêt du Pignada et du Lazaret, le littoral maritime, ainsi que les espaces forestiers du département et au-delà, menacés par le réchauffement climatique et la multiplication de projets industriels. »

Dans le compte rendu lettre 3, vous pourrez lire sur : Bois de Juzan et projet Arkinova / Forêt de protection urbaine, balcon vert d’Anglet / Pignada / Forêt du Lazaret / Extension du cimetière de Blancpignon / Arrosage du golf / Projet E-CHO / Projet Nacre.

 

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Aéroport de Bordeaux : vont-ils brûler nos forêts ? Une action vous est proposée…

La lutte contre les projets industriels de production de carburant alternatif au kérozène fossile, pour l’aviation, continue. Une nouvelle action vous est proposée : une adresse médiatisée vers l’Aéroport de Bordeaux. Le CADE, partie prenante du collectif des associations pour la défense de nos forêts, relaie la nouvelle campagne d’action : 

Aéroport de Bordeaux : vont-ils brûler nos forêts ?

                               ⇒ Aujourd’hui, agissez pour faire entendre la voix des forêts !

Transformer des arbres en carburant pour avions : c’est l’idée derrière le projet E-CHO d’Elyse Energy.
Et l’aéroport de Bordeaux devrait en devenir le principal client.

Ce “bio-kérozène” n’existe pas encore à l’échelle industrielle. Mais s’il voit le jour, il nécessitera des quantités énormes de bois, au détriment de nos forêts, de la biodiversité et du climat.
Sous couvert d’énergie “verte”, c’est une filière massivement destructrice qui cherche à émerger sans réellement décarboner l’aviation.

L’aéroport de Bordeaux a aujourd’hui le choix : s’engager à ne pas utiliser de kérozène produit à partir de biomasse forestière, ou cautionner un modèle mortifère pour remplir les réservoirs.

L’action proposée : publier sur les réseaux sociaux et s’adresser à l’Aéroport lui-même (mail, téléphone ou courrier). Ci-dessous, comment faire ? Lire la suite …

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LGV du GPSO – Taxe d’équipement (TSE) – Victoire relative à l’Assemblée Nationale!

Ce vendredi 21 novembre 2025, c’est la nuit à Paris, et à l’Assemblée Nationale les amendements continuent à être votés en attendant le gong final: le vote sur la partie recettes du Budget du gouvernement Lecornu. C’est ce jour qu’est passé à nouveau l’amendement déjà proposé par le député du 64 (circonscription du Pays Basque), Peïo Dufau (*voir plus bas les co-déposants, émanant de plusieurs groupes parlementaires) …Projet de loi de finances pour 2026 (no 1906) Amendement n°I-578 – Assemblée nationale

L’amendement n°I – 578, vise à supprimer la taxe spéciale d’équipement destinée à financer les nouvelles lignes à grande vitesse Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax. Déjà déposé en octobre, l’amendement revient à nouveau en séance plénière avec un double avis défavorable de la Macronie: et c’est alors qu’il est adopté, par 113 voix pour et 75 contre!

Bien entendu, nous savons que cette victoire fait partie d’un « packaging » autrement plus important: la partie recettes du Budget, déjà sanctionnée en Commission des Finances, et qui a entièrement été rejetée par 404 voix contre, et 1 pour, la même nuit du 21/11; ce que nous commenterons ici avec cette observation: la France n’a toujours pas de budget, la LGV non plus.

Et tout en sachant que l’histoire n’est pas finie…nous nous réjouissons de l’aboutissement d’un travail exemplaire entre les associations et les parlementaires sous une forme trans-partisane:

TEXTE DE L’AMENDEMENT

I. – Les articles 1609 H et 1609 I du code général des impôts sont abrogés.

II. – La perte de recettes pour l’établissement public local Société du Grand Projet du Sud-Ouest est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre I du livre III du code des impositions sur les biens et services.

Exposé sommaire

Cet amendement vise à supprimer la taxe spéciale d’équipement, destinée à financer les nouvelles lignes ferroviaires à grande vitesse Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax, car elle contrevient au principe d’égalité devant l’impôt.

Lorsqu’il est saisi du principe d’égalité devant l’impôt, le Conseil constitutionnel examine, de manière spécifique au principe d’égalité devant les charges publiques, le caractère objectif et rationnel des critères qui fondent la différence de traitement. Or, si la distance en véhicule depuis la mairie des communes concernées par la taxe semble bien constituer un critère objectif, son caractère rationnel est contestable.

En effet, le critère mène à des différences de traitement entre des contribuables placés dans des conditions semblables. Par exemple, deux foyers voisins résidant respectivement dans la commune d’Urrugne et d’Ascain sont traités différemment, le premier étant dans l’obligation de payer la TSE et le second n’y étant pas soumis, alors même que leurs conditions d’accès à la nouvelle gare desservie par la LGV sont identiques.

Le dispositif de financement des lignes ferroviaires doit donc être repensé, et cette taxe supprimée.

Précision intéressante, voici ce que donne une recherche par Internet: « Assemblée nationale – L’amendement n°I- 578, proposé par M.Peïo Dufau, vise à supprimer la taxe spéciale d’équipement destinée à financer les nouvelles lignes ferroviaires à grande vitesse Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax. Ce projet d’amendement a été soumis au Conseil Constitutionnel pour examen du principe d’égalité devant l’impôt. Le Conseil Constitutionnel a examiné le caractère objectif et rationnel des critères qui fondent la différence de traitement envers les contribuables. Ce commentaire sur le Net renvoie également à l’action toujours en cours de notre recours associatif: une QPC, Question Prioritaire de Constitutionnalité sur l’inégalité devant l’impôt, pour laquelle nos associations sont désormais dans l’attente d’une réponse…

Voir à l’Assemblée https://www.facebook.com/reel/808987885309610

  • ci-dessous, co-déposants de l’amendement n°I – 578 : députés parmi les membres du Pôle parlementaire opposé à la LGV du GPSO, et pour la modernisation de la ligne TGV existante. (un nombre minimal est exigé pour le dépôt, tous les parlementaires opposants n’y sont donc pas cités, se réservant pour d’autres amendements)

Lire la suite …

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Moratoires sur la LGV du GPSO – Suite des adresses aux Conseils Départementaux, le 40 après le 64

Notre article précédent faisait état d’initiatives visant à adresser aux Collectivités impliquées une demande de Moratoire sur le financement de la LGV du GPSO.

Nous disions: « le CADE considère que toute collectivité peut faire l’objet d’une demande d’une telle suspension conservatoire, un moratoire. Vous trouverez ici la demande que le CADE adresse en 64 au Conseil Départemental  (l’Agglo Pays Basque ayant refusé de payer dès le début); nous ne saurions trop suggérer que partout l’on s’empare d’une telle initiative dans tous les départements concernés »… La lettre du CADE: Lettre aux collectivités moratoire sur le financement. (A fins de documentation, notamment sur les Partenariats Publics Privés (PPP) qui mettent en difficulté la SNCF, voici l’échange que le CADE a eu ensuite avec le Sénateur Brisson concernant le financement et la meilleure option qui est de moderniser la ligne TGV existante: courrier CADE CD64 + Réponse sénateur Brisson + observations CADE sur PPP)

Pour le Département des Landes, l’association du CADE « Non LGV Nord Landes & Marsan » s’associe donc au CADE  afin d’interroger cette fois le Conseil Départemental (CD40) sur une telle possibilité de moratoire.  La réalité est celle-ci: dans un cadre budgétaire très contraint, le pire est à venir, et notamment l’empêchement des Collectivités à investir et à soutenir les services publics et projets locaux, d’où la proposition de faire voter des moratoires tant que le plan de financement de la LGV du GPSO restera insincère quant à la réalité des financements conjoints par l’Etat et l’UE.

  • La lettre ouverte expose la situation contrainte pour la Collectivité CD40 – EXTRAIT : « …alors que l’état des finances du Conseil Départemental des Landes vous a contraint d’établir un budget 2025 avec des économies de trois millions d’euros pour le fonctionnement et six millions pour l’investissement,- et que le coup de rabot de l’Etat sur votre collectivité locale est prévu à hauteur de 13 millions d’euros dans son Projet de Loi de Finances 2026, de quoi fragiliser fortement les services publics locaux .
    L’actuel versement par le CD40 pour le GPSO, soit pour l’instant 2,7 millions d’euros par an pendant 40 ans, pour une LGV qui ne traverserait les Landes qu’en 2037 dans l’hypothèse la plus optimiste, est un problème dans ce contexte difficile.« 
  • L’annexe précise, elle, une autre réalité des ponctions budgétaires à prévoir par le CD40 : l’Etat et l’UE n’étant pas au rendez-vous des engagements prévus (ce qui peut légitimement alerter les élus mais aussi tous les contribuables, qu’ils paient la taxe LGV ou pas), les projections de calculs sont alarmantes – EXTRAIT : « …Soit pour le CD40 un coût brut de 348,2 millions d’euros au lieu des 140,9 millions d’euros prévus dans le « Plan de financement » !« 

Voici le texte complet de cette lettre ouverte au Président du Conseil Départemental des Landes, ainsi qu’à tous les Conseillers Départementaux : Lettre aux collectivités moratoire sur le financement CD40 , ainsi que des précisions de chiffrage en annexe : Annexe LGV chimère et cauchemar CD40

Même si le CADE et l’association Non LGV Nord landes et Marsan souhaitent, de leur côté, l’arrêt de ce projet inutile, destructeur et ruineux,  il faut dès à présent, faire voter par nos élus un moratoire sur tout versement d’annuité, tant qu’un nouveau plan de financement réaliste, complet, sincère, n’aura pas été soumis à leur approbation. Il y va de la qualité de vie et de la cohésion sociale dans le département des Landes!

 

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