CEF de Mouguerre : un permis d’aménager illégal

Le dossier du permis d’aménager qui vient d’être accordé par le Maire de Mouguerre pour installer l’entreprise Enovis en remblayant les barthes de Mouguerre a omis de porter à la connaissance du public un élément fondamental. L’implantation est prévue sur une zone humide classée « prioritaire » par le règlement du SAGE Adour Aval (Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux), ce qui rend sa destruction absolument interdite !

Le Maire de Mouguerre a signé le 30 janvier 2024 un permis d’aménager sur les 12 derniers hectares de barthes de Mouguerre qui sont incluses dans la Zone d’Aménagement Concerté (ZAC) du Centre européen de fret (CEF), comprenant la prolongation de lignes ferroviaires et l’installation de l’entreprise Enovis qui vend du matériel médical et dont l’activité n’a rien à voir avec le transport de marchandises sur des trains.

Le dépôt du permis d’aménager a enclenché une procédure de « participation du public par voie électronique » (PPVE) qui s’est tenue au mois de décembre. Nous nous sommes rendus compte après coup qu’une information fondamentale n’avait pas été mise à la disposition du public : le site comporte sur 1,3 hectares une zone humide classée « prioritaire »1 dans le SAGE (Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux ) Adour aval. Or la destruction de ces zones humides prioritaires est totalement interdite2. Il n’y pas de notion de compensation possible hors cas très particuliers qui ne concernent pas Enovis. L’installation d’Enovis à cet endroit est donc tout simplement impossible. Lire la suite …

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Actualités du CADE – des rendez-vous le 02 mars et un compte-rendu d’AG du CADE

1- ATTENTION ! En raison de la météo, la balade initialement prévue le 2 mars est reportée au 9 mars !

Rendez-vous samedi 9 mars à 10h30 sur le parking du stade de rugby de Mouguerre (64).  A tous les signataires de la pétition « Les dernières barthes du Centre européen de fret de Mouguerre (CEF) doivent être sauvegardées »– Nous organisons une balade dans les barthes que nous voulons sauver !  Nous vous espérons très nombreux! Les barthes constituent un espace très particulier, c’est l’occasion de venir les découvrir en s’y promenant. On marchera sur des chemins ou sur de l’herbe, basse en cette saison (boue possible par endroit) : prévoir les chaussures adaptées !

La balade durera une heure environ en marchant tranquillement, avec des points d’arrêt pour donner des petites explications, notamment sur le fonctionnement hydraulique. Report en cas de mauvais temps : les nouvelles seront données sur notre page Facebook : https://www.facebook.com/MouguerreCadredeVie/

Rappelons que l’association Mouguerre Cadre de Vie a déposé un recours gracieux pour demander au Maire de Mouguerre de retirer son permis à l’extension du Centre européen du Fret.

2-

Nous nous retrouvons pour parler sur la situation du peuple palestinien, avec en introduction un film humoristique et féérique de S. Estibal.

3- L’Assemblée générale du CADE s’est tenue dans une ambiance volontaire et concentrée sur les nombreux chantiers portés et à venir. Vous trouverez ici le bulletin n° 244 avec les textes de l’AG du CADE  cliquer ici

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Parution d’un nouveau livre sur la LGV du GPSO

Le dernier livre sur la LGV, de Pierre Recarte vice-président du CADE,  est sorti. Il s’intitule « Le Grand Projet Ferroviaire du Sud-Ouest en vingt questions » aux éditions Nuvis. C’est une confrontation entre les réponses données aux problématiques liées à ce type de projet par les régions Nouvelle Aquitaine et Occitanie et les réponses des opposants.

Voici la quatrième de couverture: Le grand projet ferroviaire du Sud-Ouest, en vingt questions.

Le CADE a acquis quelques exemplaires qui sont disponibles. Vous pouvez vous procurer l’ouvrage ou le commander, il est distribué par Pollen Diffusion.  Voir ci-dessous les adresses de distribution: Lire la suite …

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Le nouveau numéro de "Infos sur la ligne" est sorti !


logo infosurlalaigneL’association Nivelle-Bidassoa publie régulièrement un journal d’infos sur le projet LGV. Le numéro 68 vient de sortir !

C‘est un excellent moyen de se tenir à jour de l’avancement du projet, des déclarations des politiques, des mobilisations, et des activités du CADE sur la LGV !
Vous pouvez le lire ici : Infos sur la ligne 68 . Tous les numéros sont disponibles sur ce site à la page qui leur est consacrée (menu déroulant « Transports ») : Infos sur la ligne : le journal de la LGV.

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Agriculture – Le Collectif contre les Traités de Libre-échange y trouve toute sa place

A écouter, « Libre-échange : le Mercosur contre les agriculteurs ? » – Ce 20/02/2024, Emmanuel Macron reçoit la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs à l’Élysée, cinq jours avant l’ouverture du Salon de l’Agriculture, alors que l’UE tente toujours de faire passer un accord de libre-échange avec le Mercosur.

Avec: Maxime Combes Économiste à l’AITEC (Le CADE vous conseille la consultation de son profil: Facebook)

  • Yannick Fialip Président de la commission Économie de la FNSEA et président de la chambre d’agriculture de Haute-Loire
  • Aurélie Catallo directrice Agriculture France pour l’Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI)

Les premières mesures du gouvernement pour apaiser les agriculteurs ne suffisent pas. C’est même le contraire. L’accord UE-Mercosur portant sur les droits de douanes est largement rejeté par les agriculteurs. À quelques jours de l’ouverture du Salon de l’agriculture, le Premier ministre Gabriel Attal annonce de nouvelles mesures. ECOUTER: https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/france-culture-va-plus-loin-l-invite-e-des-matins/libre-echange-le-mercosur-contre-les-agriculteurs-2645483

À qui profite le libre-échange ? Maxime Combes, économiste en charge des politiques commerciales et de relocalisation à l’Aitec (Association internationale de techniciens, experts et chercheurs), co-animateur du collectif Stop CETA-Mercosur, revient sur la nature du libre-échange : “l’idée est de libéraliser les marchés, c’est-à-dire à la fois de limiter, réduire, voire supprimer les barrières à la frontière européenne pour les produits venant des pays du Sud. En contrepartie, cela signifie qu’on confie à ces marchés internationaux l’organisation des échanges au lieu de les confier à la puissance publique. Généralement, ils sont plutôt pensés pour améliorer le bien-être des consommateurs, au détriment de celles et ceux qui produisent. La Commission européenne, les institutions européennes et même les États membres sont bien conscients que ces accords, notamment lorsque l’on ouvre des marchés agricoles, vont avoir des impacts sur certains des secteurs les moins compétitifs de l’agriculture française et européenne. Mais ils considèrent que l’effet sera globalement positif, car le consommateur va voir les prix de plusieurs produits diminuer ou ne pas augmenter, et avoir accès à des produits fabriqués ailleurs sur la planète”.

 

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Projet E-CHO (6)/ Procès Ostia – Retenez votre date du 12 mars pour deux évènements

(visuel en cours d’élaboration) – Le CADE organise une réunion publique le 12 mars, 20h 30, à la maison des associations parking de Glain à  Bayonne (arguments dans le document servant de base au DIAPORAMA Le projet E-CHO ): tout ce que vous voulez savoir sur le projet d’Elyse Energie,  E-CHO  (Sur le bassin de Lacq d’ici 2028, production de carburants à destination de la chimie, du transport maritime et aérien – HyLacq à Mourenx, pour de la production d’hydrogène, eM-Lacq à Lacq pour la production d’e-méthanol, et BioTJet à Pardies, l’ancien site de Yara, pour la production d’e-biokérosène.. Et toujours la pétition: https://www.petitionenligne.net/usine_e-cho_non_merci

BETONISATION – Le 12 mars, c’est aussi un procès: venez nombreux! Des militant-e-s du réseau OSTIA* seront jugé-e-s au tribunal de Bayonne à 14h. Ils sont accusés d’avoir, en décembre 2022 dans les locaux de la multinationale Bouygues à Anglet, dégradé une maquette du projet de construction de Marienia de Cambo-les-Bains. En cause: les terres du plateau de Marienia qui sont d’une haute valeur agricole et une fois artificialisées, elles seront perdues à tout jamais et ne seront plus nourricières. Depuis neuf ans, recours juridiques, manifestations, actions et occupation temporaire du site se sont succédés. Le tribunal administratif a annulé le permis de construire en juin 2023, mais Bouygues persiste et le maire vient de signer un nouveau permis. Voir les explications sur la pétition: Pétition : Défendre les terres de Marienia, jusqu’à l’abandon du projet d’artificialisation (mesopinions.com)

PROJET E-CHO – Nous ajoutons en documentation complémentaire de nos articles précédents, deux articles de presse: France bleu www.francebleu.fr/infos/environnement/le-projet-e-cho-d-implantation-d-usines-de-biocarburants-sur-le-bassin-de-lacq-est-il-si-bio-8845042

et La République des Pyrénées  Forêt des Pyrénées-Atlantiques : y aura-t-il du bois pour tout le monde ? – La République des Pyrénées.fr (larepubliquedespyrenees.fr)2024-02-19 La Rèp Forêt des Pyrénées-Atlantiques . y aura-t-il du bois pour tout le monde

Message du Collectif Touche pas à ma forêt pour le climat <stop.biocarburants.lacq@gmail.com> qui communique : une quarantaine d’associations aujourd’hui à soutenir le collectif  Touche pas à ma Forêt pour le Climat  contre le projet Elyse de produire des carburants à base de biomasse forestière à Lacq. Lire la suite …

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DECHETS – Un nouveau signalement de décharge sauvage – Louhossoa

Résumé du dossier de Louhossoa (64): un signalement auprès de l’association Uramap le 15/01 2024 faisait état de deux activités impactant fortement le cours d’eau de La Moline, à Louhossoa.
L’une au pied de l’entreprise Ospital où des dévalaisons de matériaux terminaient dans le cours d’eau, l’autre quelques centaines de mètres en aval en bordure de la rive droite de La Moline. Après que l’association Uramap ait signalé ces pollutions aux services de l’Etat et à la mairie en date du 15 /01, Le CADE et Uramap ont effectué une visite des lieux
le 11 février 2024. Nous avons pu constater, sur des espaces situés en zone naturelle et sur des bois classés, des atteintes à l’environnement.
Ces activités sont illégales et constituent donc des infractions:
– Au titre de la nature des déchets (qui doivent être dirigées par le BTP en décharge homologuée***)
– Au titre de l’urbanisme et de l’environnement (zone ZNIEFF type II* et NATURA 2000 Habitats**).
– Au titre de la loi sur l’eau avec la présence d’un départ de ruisseau en contrebas (Article R214-1 – Code de l’environnement – Légifrance (legifrance.gouv.fr)

LIRE LE DOSSIER COMPLET – très instructif sur les outils de signalement, si vous voulez exercer votre vigilance contre les décharges sauvages: Dossier Louhossoa

Il contient plans, photos et témoignage pour apprécier la situation: « La photo aérienne date du 14 oct 2021.
Aujourd’hui la zone s’est nettement allongée en amont. Nous l’évaluons à 5620 m2
Au jour de notre visite il semble que des travaux extrêmement récents soient menés (effet du signalement ?). La plateforme surplombe le ruisseau, des stocks de matériaux issus de déchets du bâtiment semblent hâtivement étalés, une digue est elle aussi très récente. La ripisylve en dessous de la digue est très dégradée. Sur le sol récemment nivelé on retrouve du plâtre, du béton, des gaines plastiques, des ferrailles, des briques et du bitume. La zone forestière au nord a été raclée. Les empreintes des chenillettes de l’engin utilisé sont encore visibles. Sur la zone, on trouve de nombreux arbres coupés. Une unité mobile de coupe en long est sur place. » 

L’association Uramap, veut partager son indignation; elle signale un outil qu’elle voudrait voir utilisé par tout un chacun. les liens des signalements permettant d’accéder à la localisation du site sur une carte plus large, à l’historique et aux éventuelles actualisations.

https://www.uramap.net/map?pid=de388e4b-d76c-41e6-9077-96d3ce22fa68

+ https://www.uramap.net/map?pid=923e1502-d330-4c0b-ace4-125da1eb360e

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LGV du GPSO – un fil d’actualités en demi-teinte

La fronde sur le nouvel impôt LGV continue, tiens donc! Les élus et les habitants des communes du Lot, situées « à moins d’une heure d’une gare LGV » et payant donc la TSE, constatent les dégâts et ne décolèrent pas: bienvenue en Absurdie! LGV Toulouse-Bordeaux. « On n’y gagnerait absolument rien » : colère de 60 communes du Lot contre la taxe finançant ce projet (francetvinfo.fr)

  • On découvre que les autoroutes servent au comptage temporel « de moins d’1h », c’est la double punition financière! « Si on fait le trajet par l’autoroute, ça nous coûte déjà 10.20€, c’est une contribution supplémentaire. En prenant les routes traditionnelles on est à 1h20 de Montauban ».
  • Là où une autre ligne ferroviaire existe faisant le lien avec le TGV (le POLT dans le Lot), pourquoi ne pas aller à la gare près de chez soi, plutôt que de faire plus long en allant chercher la gare LGV (même problème dans les Landes pour la « gare betterave » au nord de Mont de Marsan et la liaison avec Bordeaux).

Dans la rubrique « Décidons, on réfléchira plus tard », l’histoire des LGV marque des points:  Le Parisien 23/01 – ce journal exhume des évidences que les associations opposées au GPSO ont depuis le début signalées: le bilan socio-économique des LGV n’est pas positif, c’est un modèle à bout de souffle, aucune LGV à venir ne sera rentable. Alors que le GPSO n’a toujours pas le moindre rail, ni budget à l’équilibre, on songe déjà côté SNCF à l’avenir des TGV: en termes choisis, « rationaliser », « optimiser »…

C’est joli sur le papier, mais qu’est-ce que ça veut dire? En moins joli, ça veut dire moins de dessertes, ou alors plus de taxes! Autrement dit, chères collectivités et habitants, si vous voulez des dessertes, il va falloir payer plus. On pensait avoir déjà payé très cher les LGV, qui ont amené à l’enclavement rural par la réduction du réseau secondaire de lignes. On s’amuse…C’est le pompon! « Face à l’arrivée de la concurrence et la nécessité de financer la régénération du réseau, la compagnie ferroviaire réfléchirait à alléger le poids des lignes à grande vitesse déficitaires. Deux pistes sont sur la table : une rationalisation des dessertes ou une participation financière des collectivités locales. » Sont dans le collimateur, non seulement « les files de comète » – ces raccordements LGV à la ligne TGV normale- mais aussi des lignes entières! Les métropoles ne risquent rien, en revanche, les villes moyennes pourraient perdre dessertes ou raccordements… Concurrence libérale oblige, la Renfe et Trenitalia ne desserviront que les lignes rentables, cela va de soi. La SNCF a perdu son monopole, mais va devoir assurer l’équilibre sur le territoire, alors qu’elle doit aussi seule supporter la rénovation du réseau sur ses propres actifs. Et si on rappelait à l’Etat que les mobilités, c’est avant tout un choix politique au service des habitants? Cest le Pompon

(image France bleu) – En Sud-Gironde, c’est le « blues »: expropriations et démolitions sont à la fois symboliques et si intimes – Un crève coeur pour les opposants! Mais d’où naissent les radicalités, si ce n’est des décideurs sourds, aveugles, et au pouvoir? Qui décide de comment nous voulons vivre, et pour quoi?

Alors, le « blues » oui, mais à la hauteur de la détermination: le pouvoir, nous l’avons si nous sommes nombreux; soutenons-les fraternellement, ces associations citoyennes « sans peur et sans reproche »! Le 16/02, La Réole était leur point de rencontre pour informer, avec la création du collectif Desrailhà: réunion publique, rassemblement festif; ils n’ont pas encore le pouvoir de décider, mais ils ont le pouvoir des idées pour rassembler! A lire, quelques articles France bleu sur l’avancée des travaux: Saint-Médard d’Ayrans, La LGV Bordeaux-Toulouse en construction – France Bleu

Dégâts collatéraux, les gravières vont impacter 123 hectares de terre agricole – Ailleurs, à la frontière de la Gironde et du Lot-et-Garonne, c’est l’impact des travaux pour cette LGV pourtant à plusieurs kilomètres de leur village qui inquiète – Ils en sont « malades », ces habitants, de découvrir leur contribution non volontaire à un tel projet: construire les « ouvrages d’art », c’est prévoir du béton, beaucoup de béton pour la société Lafarge. « C’est comme si on gommait de la carte des surfaces agricoles », peste le membre du collectif « Les Garonnais liquidés ». Selon lui, « ces terres agricoles ont un énorme potentiel« . « Si on travaille en maraîchage ces terres, un hectare peut nourrir 70 familles. C’est considérable pour les générations futures et c’est primordial de les préserver ». Le paysage sera mort à jamais :LIRE L’ARTICLE France3 Régions

Pour terminer ce fil d’actualités, un peu de lecture de réflexion – LGV, A69 : nos luttes solidaires, nos enjeux communs – Un billet de notre site collectif LGV NON MERCI 🚄🙅 – Le site de la lutte contre le GPSO ! La LGV Bordeaux-Toulouse en projet viendrait piétiner l’alternative ferroviaire à l’A69, cette nouvelle vient illustrer les liens ténus entre les deux projets… et les deux luttes. LGV, A69 : nos luttes solidaires, nos enjeux communs | Le Club (mediapart.fr)

…Et n’oubliez pas, en 40 et 64, il ne tient qu’à vous de décider des réunions publiques d’information: sollicitez-nous, notamment sur le financement par le nouvel impôt des collectivités! Ne laissons pas la Gironde, le Lot-et-Garonne seuls, alors que les démolitions de maisons vont leur train, les infrastructures ne sont pas encore sorties du sol, le combat continue.

 

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Droit de suite sur un massacre en migration, celui des oiseaux

Où l’on parle de contamination au plomb…Le journal Sud-Ouest revient sur les comptages et constats effectués par l’association CPAL, membre du CADE: « Comptage protection et animation à Lizarrieta« . 

Il s’agit d’une enquête environnementale effectuée par l’association, à la suite des comptages d’oiseaux migrateurs; celle-ci rend compte de ses observations et pointe la responsabilité des chasseurs:  « Près de trois mois après avoir quitté les hauteurs de Sare, l’association Comptage protection et animation à Lizarrieta (CPAL) refait parler d’elle. L’équipe qui compte les oiseaux migrateurs chaque année (1), du 15 août au 15 octobre, dévoile les résultats de son étude sur le niveau de contamination des sols et des organismes vivants des environs du col. En altitude, les passionnés d’ornithologie procèdent aussi à un comptage qu’ils jugent « bien moins agréable » : celui des coups de feu entendus depuis le spot. Chaque année, le CPAL dénonce la quantité de plombs déversée dans l’environnement. « Forcément, quand on entend autant de coups de feu quotidiennement, on se pose des questions »…RAPPORT D’ETUDE plomb_Lizarrieta_rapport_2023

(voir chiffres pollution plus bas)

Nous vous proposons, afin de mieux comprendre la réalité de cette activité de chasse, de visionner une courte vidéo produite par l’association, vraiment édifiante! https://www.cpal-migration.fr/wp-content/uploads/2022/02/Enquete-sur-la-chasse-des-oiseaux-migrateurs.mp4

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RTE – Enquête publique du 06 au 13/02- Interconnexion électrique par Seignosse

Où en sommes-nous de ce projet d’Interconnexion THT par le Golfe de Gascogne?

  • Alors que les premiers travaux de contournement terrestre du gouf de Capbreton avancent à Seignosse (40) (le puits d’atterrage « aux Casernes »), le Collectif Stop THT 40 a annoncé sa 1ère audience le 06/02 devant le Tribunal Administratif de Bordeaux afin d’obtenir la suspension de l’autorisation environnementale du 20/09/2023. Suspension concernant l’arrêt des travaux mise en délibéré,  en attendant le jugement sur les recours déposés…
  • Par ailleurs, il n’était pas invité à la conférence de presse du 02/02, qu’il qualifie « d’opaque »: seule la visio muette lui était possible, il n’a pu intervenir pour contrarier les dires officiels; c’est un article de presse qui en a fait le compte-rendu (voir plus bas).

On y apprend que cette conférence destinée à rassurer dans la « transparence » sur les travaux servait la mise en place d’un « Comité de suivi environnemental » d’élus, Etat et associations (la Sepanso portant un recours contre le projet n’y a pas siégé). La Préfète a justifié le projet pour éviter un « black-out » électrique et par l’installation de voltaïsme dans les landes nécessitant du cablage d’échanges…oubliant de préciser qu’une interconnexion existe déjà suffisamment avec l’Espagne et qu’en réalité la France exporte du nucléaire (« réarmer industriellement la France », sûrement!), plutôt que de bifurquer sur le renouvelable!

On apprend aussi qu’une enquête publique sur les servitudes a lieu, du 06/02 au 13/02/2024, en mairie de Seignosse – Un temps très court pour les habitants qui seront contraints par les servitudes de passage: appui, passage, élagage, abattage: CARTE  3_Plan de situation au 1-25000e. Voici le lien général de l’enquête que nous avons trouvé, comprenant les documents d’étude d’impact: Enquête publique du 6 février 2024 jusqu’au 13 février 2024 – mise en servitude THT Seignosse – Enquêtes publiques – Publications légales – Publications – Les services de l’État dans les Landes

Ci-dessous: l’article de presse et la composition du Comité de suivi environnemental, dont la responsabilité incombe par ailleurs au Service de l’Etat, la DREAL.

(cliquer et ouvrir dans une autre fenêtre pour agrandir)

…Et un diaporama de remerciements aux organisations opposées au projet, et venues soutenir le collectif lors du rassemblement du 14/01 à Seignosse, le CADE représenté: Facebook

 

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L’urgence de s’intéresser aux nouveaux OGM, ce n’est pas gagné!

(image Juan Mendez – Reporterre) La coalition de 13 organisations « Objectif zéro OGM » a appelé à la mobilisation citoyenne…« Nouveaux OGM : après le vote de la commission ENVI, le Parlement européen doit s’opposer au projet de dérégulation ». Pourtant, La dérégulation des nouveaux OGM a été adoptée par les élus européens. Dans le brouhaha médiatique superficiel, qui en a entendu parler? 

Contexte – Le 24/01, la commission ENVI du Parlement européen a voté en faveur d’un projet de dérégulation des nouveaux OGM. 13 organisations ont alors prévu une action le 06/02 à Strasbourg pour appeler les députés européens à rejeter le texte lors du débat en plénière.

Par ailleurs, les contestations paysannes des syndicats majoritaires ont créé un appel d’air de « simplification » des normes: de toute évidence, un choix visant à leur donner satisfaction pour des variétés plus résistantes en modifiant le matériel génétique des plantes, choix pour faire perdurer un modèle/système agricole mortifère.

De quoi s’agit-il? (explications des organisations)– Il s’agit de plantes obtenues à partir de nouvelles techniques génomiques (NTG). Cette version du règlement, pourtant largement critiqué pour son manque de fondement scientifique, notamment par l’Anses, aboutira-t-elle aussi à une dérégulation totale de ces nouveaux OGM fragilisant l’agriculture française et niant le droit des consommateurs?

  • Les critères utilisés pour déterminer qu’une plante NTG serait équivalente à une plante conventionnelle (Catégorie 1) n’ont aucune base scientifique. Les plantes de cette catégorie, prétendument équivalentes aux plantes issues de la sélection conventionnelle, représenteront pourtant la quasi-totalité des plantes obtenues par les NTG.
  • Aucune évaluation des risques sanitaires et environnementaux n’est prévue pour les plantes de catégorie 1, bafouant le principe de précaution. C’est d’autant plus choquant vu l’absence du moindre recul sur la culture de ces nouveaux OGM et les retours d’expérience sur la culture des précédents OGM depuis plus de 30 ans.
  • Les risques de contamination sont élevés et la coexistence entre nouveaux OGM et agriculture biologique et non OGM est impossible comme elle l’était avec les OGM de première génération.
  • Sous couvert de solutions durables, ce projet favorise une agriculture industrielle et un système productiviste mortifère, dont les agriculteurs sont les premières victimes et les consommateurs les cobayes. Une plante n’est pas en tant que telle durable, c’est le système agronomique en fonction de chaque situation pédoclimatique qui peut être durable.
  • Aucun étiquetage des produits n’est prévu, niant le droit des consommateurs de refuser d’acheter des aliments et produits OGM.
  • La promesse d’interdire la brevetabilité des plantes OGM-NTG n’est qu’un miroir aux alouettes destiné à tromper le public. L’Union Européenne ne peut pas adopter une telle interdiction sans l’accord incertain et obligatoirement très long à obtenir de l’Office européen des brevets qui regroupe aussi des pays non membres de l’Union. De plus une telle modification serait totalement inutile en pérennisant la brevetabilité des techniques NTG qu’il n’est pas prévu de supprimer. La portée d’un brevet sur une technique s’étend en effet à toutes les plantes issues de cette technique. Encore plus scandaleux, la suppression de la traçabilité des “nouveaux OGM” brevetés fera des semences paysannes et traditionnelles qui contiennent naturellement le caractère génétique revendiqué dans le brevet des contrefaçons interdites ou soumises au paiement de royalties !

Vote des députés européens – « Les organisations environnementales et paysannes et les acteurs de la filière alimentaire biologique ont donc appelé les eurodéputés à rejeter le projet de règlement en plénière. Il pourrait provoquer un déferlement de plantes génétiquement modifiées en Europe, sans évaluation des risques, sans en informer les consommateurs et mènerait notre modèle agricole un peu plus loin dans l’impasse. ». Les eurodéputés ont notamment amendé le texte de la Commission européenne sur l’étiquetage (sur les semences, mais pas sur le produit fini). Un  vote sur les NTG très partagé: parmi les opposants, la Gauche et les Verts, qui redoutent la dépendance des agriculteurs aux multinationales. Il restera aux Etats à adopter leur position…Compte rendu: TV5MONDE – LIRE aussi un article de Reporterre: Nouveaux OGM : les combines de l’agrochimie pour s’approprier le vivant (reporterre.net)

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Le déploiement incontrôlé des antennes 5G irrite tout le monde

Lors d’articles précédents nous avons attiré l’attention sur le Far-West que devient le Pays basque et le Sud des Landes concernant le déploiement incontrôlé des antennes de téléphonie mobile.

Ce déploiement incontrôlé irrite les riverains et d’une manière générale les habitants des communes concernées.

Bon nombre de pétitions se font jour.

Le CADE relaie quatre pétitions, celle correspondante à l’installation forcée d’un mât, futur réceptacle d’antennes 5G, à Came, la seconde concernant un projet d’antenne 5G, de 30 mètres de haut,  le long de la Vélodyssée à Ondres, la troisième concernant le projet d’installation d’une antenne 5G à Mouguerre et la quatrième concerne le projet de l’antenne d’Arcangues

N’oublions pas qu’au Boucau une Lettre Ouverte Collectif Canditte a été adressée au Maire, un tract a expliqué la raison du mécontentement des administrés et la presse s’en est émue.

Le scénario est le même à Bidart où un projet d’antenne, localisée à quelques dizaines de mètres d’une antenne déjà existante, est contesté par un Collectif d’une centaine de riverains.

Documentez vous car ceci pourrait arriver près de chez vous ce qui ne sera que la continuation du déploiement incontrôlé des antennes sur tout le Pays basque, en particulier dans les villes où l’espacement de ces antennes sera de l’ordre d’une centaine de mètres, dans les abribus, les panneaux publicitaires voire sur les poteaux des lampadaires.

N’oublions pas que les opérateurs de télécommunications se plaignent des lenteurs administratives qui gênent le déploiement de leurs antennes comme de tous les citoyens qui regimbent à leurs méthodes consistantes à les ignorer !

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Journal des luttes environnementales, quelques actualités

L’A69: une situation inédite! Grâce à la pétition initiée par la société civile, et demandant l’abandon du projet ou à minima un moratoire des travaux pendant les recours en justice, un débat original est organisé en Commission du Développement Durable de l’Assemblée Nationale à partir d’un rapport d’auditions des différents points de vue d’acteurs; il n’y aura pas de décision faute de compétence de la Commission pour cela (elle appartient aux Collectivités territoriales), mais un débat a lieu entre les représentants des différents groupes politiques…De la démocratie participative pétitionnaire, que restera t-il face à la démocratie représentative des élus?  Ecouter les échanges, qui reflètent bien à quel modèle et à quelles « licornes » de désenclavement supposé réfèrent les choix de grandes infrastructures. VIDEO des échanges parlementaires en commission: 🔴 Pétition sur l’abandon du projet d’autoroute Toulouse Castres A69/A680 : débat en commission (youtube.com)

La LGV du GPSO: une nouvelle association est née! En Sud-Gironde, on se mobilise (Le CADE soutient la démarche d’organiser des réunions publiques): c’est le Collectif LGV Desrailha 

Il commence déjà ses actions: « 📣« Pas besoin d’être sur le tracé pour être impactés ! Taxe 💸/ carrières 🏗/ trains du quotidien 🚉/ terres agricoles 🚜/ environnement 🌿🦫… C’est tout notre quotidien et notre territoire qui est concerné !!! NOUS PAYONS DEJA UNE TAXE pour financer ce projet insensé! Sur le foncier, sur la taxe de séjour, sur les entreprises…Aujourd’hui c’est encore peu, mais demain ?! Le budget construction était de 14 milliards € (pas millions hein, milliards : 14 000 000 000 € !) avant inflation… donc demain il sera de…? …30 milliards? plus? Qui va payer? Les collectivités… Nous! Par la taxe déjà, et indirectement aussi par tout ce qui ne sera plus financé pour nos usages quotidiens (trains quotidiens, hôpitaux, écoles…) puisque le budget des collectivités est utilisé pour la LGV. Venez vous informer le 16 février à La Réole ! » Facebook

Notons également une autre naissance: celle du collectif ALT LGV BX SUD. Trait d’union entre Bordeaux et le Sud-Gironde, il a été créé par les habitants du territoire. Il est implanté sur les communes de Cadaujac à Saint Selve en passant bien sûr par Saint Médard d’Eyrans mais aussi Beautiran, Léognan, Ayguemorte-les-Graves et les communes environnantes. « Par la création de ce collectif nous réitérons notre volonté de nous opposer au GPSO (LGV + AFSB) et de protéger notre territoire et notre environnement. » Pour nous contacter : altlgvbxsud@proton.me – « LGV NO PASSARAIL!

  Le projet E-CHO / Lacq 64 (6) – Faisant partie du collectif opposant, le CADE remet en question ses fondements environnementaux sur l’utilisation de la biomasse à base de bois et d’eau. Il concerne aussi le bois des Landes; il s’agit de production de kérosène ou de méthanol. Le CADE prévoit une réunion publique en mars (le 12, à confirmer), avec un diaporama qui promet d’être intéressant. A suivre…

Pour tout comprendre des critiques – revoir nos arguments sur l’article précédent, ainsi que le cahier d’acteur rédigé par le collectif, qui précise une alternative possible: Cahier_d_acteurs_TPMF_PLC_E_CHO_projet_a_haut_carbone_ajoute_202

Reportage du Media40 à NAVARRENX 64 – « Touche Pas à Ma Forêt – Pour Le Climat » (TPMF-PLC) est un collectif de 40 associations du Sud de la région qui s’est créé suite au projet E-CHO d’implantation à Lacq d’une usine de fabrication de carburants à base de biomasse (essentiellement du bois). L’usine qui doit expérimenter cette industrie aura besoin de 300.000 tonnes de bois – les 4 premières années – et de puiser de l’eau dans les gaves pour fabriquer l’Hydrogène par procédé d’électrolyse, un processus connu qui sera, de son côté, gourmand en électricité. Tout cela pour rejeter du CO2 au final. Des bénévoles, experts, des militants et des associations s’interrogent sur les chiffres à leur disposition et font aussi leurs propres calculs pour répondre aux questions de la presse et de la population; échange du 26 janvier 2024… » https://www.youtube.com/watch?v=ix8OCBHtEdg

 

 

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Sauver les barthes de l’Adour – projet du Centre Européen de Fret à Mouguerre (64)

L’association du CADE, Mouguerre Cadre de Vie, communique:  « Vous avez signé la pétition pour demander la préservation des 12 ha de barthes de Mouguerre, menacées par un projet d’extension du CEF, et nous vous en remercions. Ce message est pour vous donner quelques nouvelles :

  • Le Maire de Mouguerre a signé le permis d’aménager. Ce n’est pas une grande surprise ! C’est une nouvelle étape qui commence où la mobilisation va se renforcer. Le Maire peut retirer le permis pendant 3 mois s’il le juge illégal, et il y a pas mal d’arguments que nous allons continuer à lui apporter.
  • En parallèle des recours juridiques sont lancés.
  • Nous avons publié une feuille d’info que nous distribuons dans plusieurs quartiers de Mouguerre et Lahonce. Elle contient les arguments pour s’opposer au projet: vous pouvez la consulter sous forme électronique ici
  • Nous allons organiser une balade ouverte à tous sur le site, qui permettra de découvrir ou mieux connaître les barthes. Nous reviendrons vers vous pour la date et les détails ! » SIGNER LA PETITION

Coup d’éclat de Bizi pour manifester son opposition à l’artificialisation des barthes à Mouguerre – LIRE une action symbolique 🚚 Bizi a déversé 3 m3 de terre de remblai devant la mairie de Mouguerre pour dénoncer l’autorisation d’artificialiser les barthes délivrée par le maire !   Lire la suite …

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L’association du CADE: « 5 Cantons La Barre », d’Anglet, communique…

Beau dynamisme et implication dans de nombreux dossiers pour cette association du 64  qui fait le point en début d’année: elle invite à la rejoindre! jdescargues2@gmail.com
Notons l’élargissement de l’action sur la thématique bois/forêt: l’association envisage une conférence sur le sujet et est entrée dans le collectif contre le projet E-CHO de Lacq: voici une tribune de contribution Tribune 5CLB e-cho 1 02 24 MIRAGE OU ELEPHANT BLANC

Parmi les dossiers suivis: Arkinova: dossier bloqué par l’association, la réunion prévue entre les associations et le président de la communauté a été reportée sine die, à surveiller de près. L’association Juzan vivant souhaite pour les 1 an de mobilisation organiser une fête «juzan vivant» autour du 20 avril . L’association est sollicitée pour une participation active à celle-ci. PPA : l’association participe à la révision du plan d’actions. Le point abordé s’est centré sur le brûlage du bois et la pollution générée. Un élargissement de l’étude a été demandée par l’association sur une mesure de la pollution des feux d’artifice et sur la mesure de la qualité de l’air dans les salles de classe. Cimetière de Blancpignon : l’enquête publique est terminée, le rapport sera public vers le 10 février. Le maire tiendra-t-il compte des observations ? 5CLB a déposé une contribution. Qualité des eaux : 5CLB participe surtout pour recueillir des informations et des données. Pignada et Lazaret : après l’incendie, un plan d’aménagement à 20 ans et un plan opérationnel à 5 ans doivent être définis. Une étude doit être faite pour élaborer les objectifs et les actions à mettre en œuvre. L’ONF est habilité à faire ce travail et rendre compte au maire. Dans le cadre d’une forêt communale, le citoyen n’est pas associé: 5CLB demande au maire d’être associé ainsi que le CADE. Un courrier est adressé au maire et au président du conseil départemental 64. Ce ne sont que quelques exemples de dossiers suivis…Vous l’aurez compris, les citoyens sont sollicités!

 

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L’avenir radieux des opérateurs de télécommunication pourrait s’assombrir

Le Gigabit Infrastructure Act qui va certainement être adopté par la Commission européenne en février 2024 va considérablement faciliter le développement du domaine des télécommunications en officialisant la distinction entre les opérateurs de télécommunication et les opérateurs d’infrastructures c’est-à-dire les logisticiens des supports d’infrastructures des moyens techniques de communication, dénommés maintenant Tower Companies (voir ci-après).

1.       Réalité économique du domaine des télécommunications

Dès 2014 la directive sur la réduction des coûts du haut débit (BCRD) visait à faciliter le déploiement du haut débit en en réduisant les coûts et en en rationalisant les procédures administratives pour le déploiement des réseaux de communications fixes et mobiles.

A cette époque, en argumentant principalement sur la nécessité de faciliter l’accès aux infrastructures physiques extérieures existantes et aux infrastructures dans les bâtiments pour les communications haut débit (fibre optique en particulier), en insistant sur le besoin de coordination des travaux de génie civil comme sur celui de faciliter l’octroi des autorisations pour les travaux de génie civil associés, la directive, sans ignorer les besoins spécifiques de la téléphonie mobile, insistait sur les réseaux de communication « câblés »[1].

Depuis la directive BCRD une réalité économique plus aigüe est apparue dans le domaine des télécommunications mobile et qui est certainement sous-jacente à la motivation du Gigabit Infrstructure Act.

Cette réalité devenue publique lorsqu’en 2019, lors de son étude économique 2019[2] la Fédération française des Télécommunications annonçait que les télécoms se caractérisaient par des investissements à long terme et une rentabilité à très long terme, 32 ans étaient indiqués. Or bizarrement la disparition annoncée de la 2G en France l’an dernier ne lui donnait pas cet âge.

De plus les coûts d’exploitation des générations à partir de la 5G doivent tenir de coûts d’exploitation plus importants directement issus des consommations électriques des antennes associées[3] [4].

Cette réalité économique est certainement une des raisons de la multiplication des Tower Companies[5] qui sont les acteurs « de l’herbe et de l’acier » de l’industrie des télécommunications, {et qui] ont trouvé le bon terrain au bon prix, géré les permis et la construction, et perçu les loyers[6]. Ces Tower Companies soulagent les opérateurs de télécommunications des frais de recherche et négociations des sites intéressants et donc participent à leur meilleure contrainte économique.

2.       Gigabit Infrastructure Act

Compétents en matière de lobbying les opérateurs de télécommunications ont fait entendre leurs jérémiades à la Commission européenne qui a convenu que le Gigabit Infrstructure Act

  • devrait réduire les coûts en accélérant les procédures administratives d’octroi des permis, en réduisant les obstacles bureaucratiques pour les opérateurs et les administrations nationales, rendant ainsi le processus de déploiement plus fluide et plus rapide.
  • devrait faciliter l’accès aux infrastructures physiques telles que les bâtiments, les toits, les façades et le mobilier urbain.
  • encouragerait également le partage des infrastructures physiques existantes, telles que les gaines, les poteaux, les pylônes, les installations d’antennes, les tours et autres constructions de soutien, afin de minimiser les travaux de génie civil coûteux et d’accélérer le déploiement des réseaux à haut débit.

Dans cette directive une énorme confusion, certainement volontairement entretenue, est faite entre le besoin du déploiement de la fibre optique et l’accélération du déploiement de la 5G et de ses futures extensions.

La fibre optique ne comporte aucun impact électromagnétique, ne nécessite pas d’émissions hertziennes, sauf pour des lissions internes, et offre des débits suffisants pour les besoins de mobilité, comparables à ceux de la 5G.

La 5G a des impacts sanitaires de plus en plus validés[7]. L’ANSES qui était jusqu’à présent très réservée sur l’impact électromagnétique de la 5G porte plusieurs études sur la cancérogénicité des radiofréquences et étudie la remise en question des valeurs limites d’exposition actuellement en vigueur en France[8].

La 5G impacte également la biodiversité[9]

3.       Conséquences non mentionnées du Gigabit Infrstructure Act

Le Gigabit Infrstructure Act franchit un pas important dans le domaine des télécommunications 5G et post 5G en ce qui concerne les facilités octroyées aux opérateurs.

Il n’est pas encore bien perçu par les responsables de l’urbanisme que ce sont maintenant des composants importants mais diffus des zones urbaines qui vont être les objets d’intérêts de diverses entités dépendantes ou indépendantes des opérateurs de télécommunications.

Les bandes de fréquences des télécommunications 5G et post 5G devront composer avec les deux facteurs antinomiques que sont la consommation énergétique et la portée des émissions (PIRE et limite d’exposition)

Ainsi les antennes qui offrent des portées de l’ordre de quelques centaines de mètres aujourd’hui, mais qui diminueront demain, seront abritées par des mobiliers urbains que sont les abris de bus ou les panneaux publicitaires, tout en utilisant les sources d’électricité déjà disponibles ou en nécessitant leurs installations si cela est nécessaire. Les luminaires et lampadaires sont déjà des cibles convoitées.

4.      Conclusion

L’effort déjà réalisé par les Tower Companies vers des édifices urbains ou des sites particuliers en zones rurales et semi rurales, devra se développer vers ces agencements de l’environnement urbain en résolvant l’équation composée du code l’urbanisme, du code de l’environnement, du code général des impôts voire de celui du code de la route[10] alors que l’effort constant des ingénieurs des télécommunications reste celui du meilleur code de modulation de l’impulsion ! Lire la suite …

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LGV du GPSO – démonter les « petites phrases » pro-LGV: combien d’hectares impactés?

C’est un exercice régulièrement mené par les opposants. Le facebook NON LGV 33 s’y emploie régulièrement, non sans pertinence!

C’est ainsi que la phrase suivante a retenu son attention: « Quand vous prenez le train et que vous regardez par la fenêtre, vous voyez bien que tout ce qui se trouve à côté des rails est enherbé ». Le directeur du GPSO, Christophe Huau, semble ignorer que les surfaces artificialisées sont décrites dans le décret n° 2022-763 du 29 avril 2022

          (https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000045727061) et qu’effectivement les surfaces d’herbes (l’herbe brûlée sur le remblai qui a vécu 10 ans de chantier, vide de toute vie) autour d’une infrastructure de transport sont considérées comme artificielles. Une méconnaissance de la loi à l’image des promoteurs du GPSO qui préfigure la suite!

Car la polémique est née d’une autre « petite phrase » d’A. Rousset chiffrant le nombre d’hectares détruits par la LGV; à ses 700 hectares, les opposants opposent 5000 h. Son argument repose sur ceci: «A la différence d’une autoroute, les rails et les voies ferrées n’imperméabilisent pas le sol« . Dans son article, le journal Sud-Ouest précise: « Les données officielles présentées par le maître d’ouvrage sont claires : « Sur les 4 800 hectares d’emprise des 327 kilomètres de lignes nouvelles, les surfaces agricoles et sylvicoles consommées représentent respectivement 1 230 et 2 850 ha. » Les terrains sont situés dans cinq départements : Gironde, Lot-et-Garonne, Tarn-et-Garonne, Haute-Garonne et Landes. Précision : ces surfaces ne prennent pas en compte la suite du projet entre Dax et la frontière espagnole. » Bien sûr, A. Rousset ne se dédit pas et ne commente pas…mais les opposants, oui, sur le site collectif: lgv non merci!

Il est alors bon de rappeler ce travail de décryptage de l’impact du projet effectué par les opposants: deux articles peuvent vous intéresser… »Alain Rousset : 11 tromperies en 16 minutes d’allocution sur les LGV. Décryptage » : vous y trouverez en argument 1 les explications concernant les hectares impactés, donnant tort à A. Rousset.
https://blogs.mediapart.fr/lgv-non-merci/blog/271123/alain-rousset-11-tromperies-en-16-minutes-dallocution-sur-les-lgv-decryptage

En complément – Enquête préventive sur le chantier du plus gros projet d’infrastructure de France:
https://blogs.mediapart.fr/lgv-non-merci/blog/261023/enquete-preventive-sur-le-chantier-du-plus-gros-projet-d-infrastructure-de-france

Quelques documents pour mieux visualiser:

 

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Décharges / Déchets – un nouveau jugement pour le BTP

Afin que nul n’ignore plus la loi en matière de recyclage des déchets du BTP, et que cessent les dépôts sauvages et autres évacuations impactant l’environnement, le CADE informe les services de l’Etat et va systématiquement en justice comme partie civile. (Nous remercions à ce propos les citoyens qui mènent une veille exemplaire après des années à subir le comblement de dénivellations, de sources et de ruisseaux par des déchets variés qui n’y ont pas leur place…). Valorisation ou stockage des ultimes en décharges homologuées doivent être les seules issues acceptables pour ces déchets.

« Les déchets du BTP ne sont pas que des déchets inertes. En 2012, on recensait 13 millions de tonnes de déchets non dangereux (bois, plastiques, métaux) et 2,4 millions de tonnes de déchets dangereux (amiante, terres excavées polluées, solvants, peintures…). 10 millions de tonnes de déchets non dangereux issus de l’industrie chaque année, comme les mâchefers, les laitiers ou les sables de fonderie pourraient être valorisés dans les travaux publics.« … »les activités du bâtiment et des travaux publics (BTP) ont généré 246 millions de tonnes de déchets, soit près des ¾ des déchets produits en France. » Voir ci-dessous ce que dit la loi.

Dans ce dossier, dont le délibéré du procès au TGI de Bayonne vient de paraître, il s’agissait d’un trafic d’entreprises entre la France et l’Espagne. Les deux entreprises françaises sont très lourdement condamnées, et s’il y a appel, la publicité exemplaire faîte autour de ces pratiques dignes d’un autre âge ne manquera pas de faire réfléchir les contrevenants potentiels. LIRE: JUSTICE mindurry artola – article sud ouest 19 01 2024

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LGV – Ne croyez pas que l’opposition au GPSO s’endorme…

Non, car en Gironde, les habitants et militants s’ingénient à renouveler leurs « prises de guerre » (on en est là, dans ce dossier…)BRAVO AUX OPPOSANTS DE GIRONDE POUR LEUR MOBILISATION SURPRISE le 16/01! 🙂 Quand la vie de tous va se compliquer, comme là, à Saint-Médard d’Eyrans: pour traverser une LGV, il va falloir faire des kms en plus! Démonstration avec une cinquantaine d’opposants qui en tractant près du passage à niveau, ont bloqué les travaux en cours pour les AFSB, aménagements ferroviaires du Sud de Bordeaux si contestés.

VIDEO Reportage Fr3 – « Quand les journalistes de FR3 osent se lever tôt…Et bien, ça donne cela : » A écouter:   https://www.facebook.com/100090639814227/videos/1420448152159859/

ARTICLE PRESSE Sud Ouest. 

«No passarail» – ARTICLE Gironde : des opposants à la LGV Bordeaux-Toulouse bloquent les travaux (lefigaro.fr)

Extraits – « Selon le collectif Non LGV 33, cette action avait pour but de «questionner» le début des travaux, «alors que le projet est contesté démocratiquement dans son ensemble depuis des années, que son financement est mis en cause juridiquement et que de nombreuses alertes ont été lancées sur ses conséquences environnementales». Souhaitant une mobilisation «pacifique» pour bloquer «symboliquement» le début du chantier, les militants «ont partagé café et viennoiseries avec les ouvriers présents sur place, en leur faisant part de leurs arguments». Le blocage a duré jusque dans l’après-midi. Au son du slogan réinventé à consonance révolutionnaire et libertaire «No passarail», les militants ont rappelé leurs demandes, parmi lesquelles l’arrêt des travaux, une étude comparative sur d’autres aménagements possibles au sud de Bordeaux pour améliorer la desserte des trains, un débat démocratique sur les différentes options envisageables pour relier Bordeaux à l’Espagne et Paris à Toulouse ainsi qu’une réactualisation du bilan carbone du GPSO, dont la déclaration d’utilité publique remonte à 2016. »

Le communiqué, ci-dessous: Communiqué de presse – Stop au Grand Projet Ferroviaire du Sud-Ouest (LGV et AFSB) : blocage du chantier et demande de moratoire. L’opposition au Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest s’affirme sur le terrain : des opposants bloquent symboliquement le chantier en cours à St-Médard d’Eyrans près de Bordeaux.

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Projet INELFE d’interconnexion électrique THT – le rassemblement a été une réussite!

Belle énergie déployée le 14/01/2024 par les habitants et leurs associations: on a pu contempler l’étendue du chantier sur la dune de Seignosse (40) dont le Maire soutient l’opposition au projet THT de contournement terrestre du Gouf de Capbreton qui passe par sa commune (et 4 autres)…Mais aussi s’instruire en comparant les panneaux officiels et les commentaires du collectif STOP THT 40. Preuve que les citoyens, convaincus que ce projet n’est pas acceptable en l’état, sont capables de travailler et chercher ensemble. En fin d’article, le CADE vous propose quelques images montrant l’implication des habitants et leurs interrogations pertinentes.

C’est d’ailleurs en ce sens que le CADE est intervenu lors du rassemblement. Nous avons pu dire en substance: – que quoiqu’il arrive après le référé-suspension, la démarche citoyenne est formatrice comme l’encourage le CADE, – que ce projet prend place en France aux côtés des autres GPII et que c’est un énorme mouvement citoyen qui aujourd’hui agit en initiatives convergentes contre une politique imposée, très coûteuse – que ces communes sont également impactées, sans être concernées, par le nouvel « impôt LGV » (TSE), par des élus décideurs sourds aux arguments de démocratie et environnementaux,  -que ce projet relève de l’Union Européenne pour une France qui vend du nucléaire plutôt que de bifurquer vers des renouvelables, tout comme on privilégie l’énergie-bois à Lacq (64) et les forages d’énergie fossile à Cazaux (33)! – et enfin, que la sobriété n’est pas à l’ordre du jour d’un agenda gouvernemental qui « réarme l’industrie »…

Compte-rendus, articles médias, vidéos… sur Stop THT 40 | Facebook  ou bien sur Facebook ) –

Quelques médiatisations: « Près de 500 personnes ont manifesté ce dimanche au pied de la dune, à Seignosse, dans les Landes, contre le projet de ligne à très haute tension entre Bordeaux et Bilbao. Entre destruction de l’environnement et risques sanitaires, les opposants espèrent l’arrêt du projet« , sur France3.  / « un référé-suspension va être déposé par les associations vendredi 19 janvier auprès du Conseil d’Etat. Les opposants envisagent de nouvelles manifestations prochainement. Les chantiers à Seignosse et Capbreton vont durer jusqu’à mi-2027. » sur france bleu  / VIDEO sur Fr3 Aquitaine /

Ce n’est pas le seul projet de ce type qui suscite l’émoi! Ailleurs: « Un projet de lignes à très haute tension dans les boucles de la Seine inquiète les riverains » ; atteintes à la forêt, aux zones humides, à l’écosystème, là aussi, un trajet moins long longeant l’autoroutier serait mieux accepté (la nature du courant, alternatif ou continu, étant souvent en cause dans les choix physico-logistiques effectués par RTE).

Quelques photos et reportages de l’action collective du 14/01: Lire la suite …

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