Projet E-CHO sur Lacq: la prochaine mobilisation nous concerne tous!

Toujours le bois-énergie en question: une soixantaine d’associations ont maintenant rejoint la contestation, autour de « Touche pas à ma forêt- pour le climat » en Béarn, et autour du CADE par ailleurs, collaborant dans une même « énergie » afin d’empêcher ce projet néfaste pour la filière bois et surtout pour nos forêts, plusieurs départements en seront impactés pour nourrir « la bête »! (articles précédents en catégorie: ENERGIE)

En attente de l’Enquête publique 2024, l’heure reste aux réunions publiques, tandis que se prépare l’Assemblée Générale des citoyens et de leurs associations constituant cet énorme collectif d’opposition: ce sera le 15 juin, à 10h, salle Lacaze à Billère (64).

« L’après-midi, nous appelons les sympathisants de notre collectif, nos soutiens politiques et associatifs, les membres des associations adhérentes et plus largement le public sensible à l’avenir de nos forêtsà participer à la déambulation festive qui se déroulera le 15 juin à PAU avec un rendez-vous à 16h au square de la libération, devant le tribunal pour rendre justice à la Forêt contre Elyse Energy et Biochar. En musique, nous défilerons, sur un parcours piétonnier vers la Mairie place royale, puis le boulevard des Pyrénées pour rejoindre la place Clémenceau et signifier notre envie de forêts bien gérées, de biodiversité salvatrice et de gaves préservés.
Pour l’occasion, nous nous habillerons de vert et porterons sur nous couronnes végétales, fougères, masques d’animaux de nos forêts et/ou tout ce qui en fait écho… »
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NON LGV – Retour sur la belle Sarabande 2, en Lot-et-Garonne, les 25 et 26 mai

Tout d’abord, il faut féliciter l’organisation de stoplgv47, soutenue par notre collectif d’associations: LGV NON MERCI! Le CADE était représenté par l’association NON LGV Nord Landes et Marsan, les Landes étant toutes proches de Casteljaloux; nous n’avons pas boudé notre plaisir de voir cette dynamique d’opposition réunir plusieurs collectifs, dont de Gironde, avec le soutien de nombreux élus qui se sont impliqués.

  Banderoles, panneaux, prises de parole, sketches et chansons, bref sur le terrain…bien loin de sondages « préfabriqués » et faits-sur-mesure pour la com. des promoteurs du projet! On ne sait pas qui est sondé, mais on sait qui paie le sondage pour qu’il apparaisse, à quelques jours d’une élection européenne où le clivage sur les grands projets d’infrastructures est patent (autoroutes, LGV…). Une offensive médiatique pas innocente!

A. Rousset, comme parangon de la mauvaise foi (cf. Sartre), fait semblant de considérer  comme une victoire, ce qui de fait ne plébiscite pas la LGV mais plutôt les transports de proximité et du quotidien: selon B. Lasserre,  … »Ce qui conforte le président néo-aquitain dans son opinion que « le TGV, c’est aussi le train du quotidien ». 28 % des personnes interrogées se sentent mal reliées au reste de leur département, dont une sur deux en milieu rural. » » Or, chacun sait que la LGV ne reliera pas les gens à l’intérieur de leur département rural, c’est le rôle des TER et autres transports collectifs; la LGV comportant évidemment peu de dessertes si on veut aller vite, n’irrigue pas les départements ruraux. De liberté de mobilité, la LGV n’en apportera pas.

Liberté – A l’inverse, nous avons chanté cette chanson-poème de Lluis Llach qui raconte « Le pieu auquel nous sommes tous enchaînés », symbolisant si bien la privation de liberté et l’espoir que l’action collective nous donne la force de faire respecter la démocratie, celle de l’Enquête publique de 2014/15, qui a dit NON à la LGV du GPSO; ne résistons pas au plaisir d’écouter L’estaca (Le pieu), dans sa belle version de Marc Robine: Vidéos Bing

Marc Robine – Le Pieu (youtube.com)

On en parle dans les médias:

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Marienia : une journée de mobilisation le 25 mai

Le CADE appelle à participer à une journée de mobilisation le 25 mai à Cambo, auprès de Lurzaindia, Nahi Dugun Herria, ELB et ELB Gazte et le réseau Ostia. Le programme complet à venir !
Devenu emblématique, le dossier Marienia est un défi pour tout le Pays Basque nord dans la lutte contre l’artificialisation des terres agricoles. 2024, sera-t-elle l’année de l’abandon du projet destructeur de Bouygues sur ces terres nourricières ? Cela dépendra de notre capacité collective de mobilisation et d’organisation. Il est clair qu’il faudra une mobilisation puissante pour arrêter le projet de la multinationale.

Dans l’attente des décisions judiciaires sur la modification du PLU et le permis de construire, après l’emballement politico-médiatique ayant suivi la mobilisation tonitruante des paysan.nes et la chute malencontreuse du maire de Kanbo, les structures impliquées dans ce combat organisent une journée de mobilisation le samedi 25 mai à Kanbo sur le thème «Ensemble jusqu’à l’arrêt du projet d’artificialisation ».

Table-ronde ouverte à toutes les personnes souhaitant s’informer et se mobiliser, ateliers pratiques divers, déambulation revendicative, restauration et animations musicales se succéderont pendant 12 heures.

11h : Table ronde et débat : Marienia, où en sommes-nous ? Comment gagner ?

13h : apéritif et restauration (apportez vos baso berri!) Repas à 15 euros

15h : ateliers :
– Nourrir avec l’agriculture paysanne, besoin de jeunes, besoin de terre, besoin de solidarité !
Connaissons nos droits !
– Comment organiser la suite de la mobilisation ?
– Travaux manuels : préparation de la surprise
– Ateliers pour enfants : arts graphiques et Fresque du Climat

17h : déambulation revendicative et surprise à la fin sur les terres de Marienia !

19h30 : Apéritif et concert

22h : Fin de la journée

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Journal des luttes: un week-end riche en mobilisations, et d’autres à suivre!

Les 25 et 26 mai:

Ailleurs, c’est le projet d’un entrepôt géant qui mobilise jusqu’aux Parlementaires: STOP GREENDOCK – Logistique en panique – L’action d’opposition prend place dans l’Acte 2 de la saison 7 des Soulèvements de la terre. VOIR PLUS BAS.

De la soirée du vendredi 24 mai au dimanche 26 mai, rendez-vous dans la banlieue nord de Paris pour lutter contre le projet « Greendock » : un entrepôt logistique XXL, prévu en bord de Seine, qui menace la biodiversité, d’étendre l’empire logistique et de creuser les inégalités environnementales entre la banlieue et le centre de Paris. À bas l’empire logistique !  Retrouvez nos arguments contre la logistique et ce projet, les infos pratiques, un teaser de la mobilisation et plein d’autres choses sur le CANAL TÉLÉGRAM : https://t.me/stopgreendock

Côté LGV du GPSO, c’est la Sarabande 2, avec un programme de choc concocté par le Lot-et-Garonne, à sa frontière avec le nord des landes: tous les citoyens et leurs associations sont invités à participer à ce riche programme festif, à vélo, à pied ou en voiture, il y a un moment pour chacun d’entre nous! le CADE et l’association NON LGV Nord Landes et Marsan y seront représentés…Tout le programme et les trajets du circuit: sur LGV NON MERCI 🚄🙅 – Le site de la lutte contre le GPSO !  ou sur le site Stop LGV 47 – Collectif  ou son Facebook 

 

  • A venir, deux mobilisations qui sont liées par une convergence de luttes contre l’extraction de matériaux pour le tracé de la LGV, et contre les grands projets inutiles et imposés: la médiatisée A69! Un point sur la prochaine mobilisation contre les LGV du Sud-Ouest et le lien avec les gravières d’Occitanie!

 

Entre la Sarabande des 25-26 mai contre les LGV dans le Lot-et-Garonne, « La Gravière Est Une Ordure » du 31 mai au 2 juin en Ariège, et « Roue Libre contre l’A69 » les 7-8-9 juin entre Toulouse et Castres, un fil continu se tisse entre les luttes du Sud-Ouest…
« En voilà d’autres, de Grands Projets Inutiles et Imposés! La destruction de la nature et le creusement des inégalités sociales à un endroit s’accompagnent de ces mêmes effets ailleurs. Solidaire des luttes contres les gravières et contre l’Autoroute A69, avec lesquelles nous avons de nombreux enjeux communs, LGV NON MERCI sera présent lors des deux grandes mobilisations de juin : le début Juin permettra de faire front commun contre le monde du BTP !

  • Du 31 mai au 2 juin, rendez-vous à “La Gravière est une Ordure” en basse Ariège pour la lutte contre les gravières ;
  • Du 7 au 9 juin, rendez-vous à “Roue Libre” entre Toulouse et Castres pour la lutte contre l’A69 ;
  • Un convoi reliera les deux dates. »

« Pour faire des autoroutes, il faut du gravier. Pour faire des LGV, il faut du gravier. Pour faire du béton, il faut du gravier. » Lire la suite …

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Stop pub – Un collectif vraiment fâché au Pays Basque Adour!

Le Collectif « Stop pub Pays Basque Adour » comprend les associations: Bizi!,  le CADE, Paysages de France et Résistance à l’Agression Publicitaire Pays Basque. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’après plusieurs campagnes afin de réduire voire supprimer la pollution lumineuse inutile et consommatrice d’électricité, il estime que ses propositions ne sont pas entendues dans le cadre du Règlement Local de Publicité intercommunal (RLPi) Pays Basque qui affichait  « l’ambition de protection du cadre de vie de la population du territoire contre l’invasion de la publicité dans l’espace extérieur »… Sa pétition locale avait tout de même obtenu plus de 3600 signatures!

Il y va donc d’une lettre ouverte argumentée: Lettre ouverte pour un règlement de publicité réellement protecteur du cadre de vie ! 

« Monsieur le président, Mesdames et messieurs les élus du Comité de pilotage RLPi Pays Basque, Lors des réunions publiques de mars dernier, nous avons découvert la première version des orientations générales que vous comptez donner au Règlement Local de Publicité intercommunal (RLPi) Pays Basque et votre ambition de protection du cadre de vie de la population du territoire contre l’invasion de la publicité dans l’espace extérieur.

Or, malgré la mobilisation importante des associations et citoyens présents à la réunion publique de Bayonne et les contributions en ligne qui, pour la quasi totalité, se font aussi l’écho d’une demande de forte préservation de nos paysages et de cohérence avec l’urgence écologique, nous déplorons qu’aucune des demandes argumentées formulées n’ait été prise en considération. Le document publié sur votre site après les réunions ne présente en effet aucune modification substantielle dans ses orientations et nous avons appris que vous n’avez pas pour l’instant jugé utile de vous réunir à nouveau pour discuter de la prise en compte des contributions de la concertation avant le prochain conseil communautaire.

LIRE LA SUITE SUR/ Lettre ouverte pour un règlement de publicité réellement protecteur du cadre de vie ! – Bizi ! (bizimugi.eu) 

On en parle aussi dans les médias, à l’échelle nationale: revoir cet article de La Relève et la Peste –  « Selon l’Ademe, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, un écran publicitaire LCD numérique de 2m² consomme 2 049 kWh/an, soit l’équivalent de la consommation moyenne annuelle d’un ménage pour l’éclairage et l’électroménager (hors chauffage) ». 

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Agrivoltaïsme – un revers de taille pour Terr’Arbouts (40)

Cet énorme projet, à propos duquel nous avons déjà écrit plusieurs articles critiques, vient de recevoir un « coup dur »: en effet, la Commission d’enquête publique vient de rendre des avis défavorables aux demandes de permis de construire sur six communes landaises… Retour en Préfecture. La déclaration de projet s’appuyait notamment sur la mise en compatibilité du plan local d’urbanisme intercommunal.

L’intérêt de cet énorme projet expérimental est évident: un « cas d’école », valant instruction pour tout autre projet d’Agrivoltaïsme à venir. 

Sont versés au dossier de la consultation publique plusieurs documents: le projet verbal de synthèse est intéressant à consulter; il renvoie aux remarques des riverains, ainsi qu’à celles d’associations telles Les Amis de la terre , et au gros travail critique de la Sepanso. Ces questions, réflexions et critiques sont particulièrement intéressantes à connaître face à ce type de projet qui va « fleurir » partout: on rappelle qu’il participe du principe contestable du polluant/ gagnant, puisqu’il s’agit de terres de moins en moins productives et polluées chimiquement, recevant ainsi une récompense, en quelque sorte…ça mérite réflexion quant au modèle d’agriculture intensive en monoculture, qui éreinte et pollue les sols, ce qui n’avait pas échappé aux syndicats paysans du Modef et de la Conf’, très critiques contre le projet gourmand de 700 ha. La  mise en cause du bail rural, pour des intérêts privés, posait fortement question sur la  protection sociale des agriculteurs. Les deux documents à ne pas manquer également sont bien entendu ceux de la Commission d’enquête, qui rend un avis défavorable sur les deux questions posées: dans les conclusions, un tableau permet de visualiser les niveaux de consensus, montrant ainsi à quel point le projet s’est trouvé controversé dans le domaine des impacts à l’environnement, la reconversion en agriculture plus vertueuse ayant du mal à convaincre également. Documents consultables:

 

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LGV et Europe – informations – liaison transfrontalière et financement du GPSO

Les opposants se posent toutes les questions, et bien sûr explorent la piste du subventionnement européen pour 20% du GPSO, qui fait partie du Plan de financement tel que conçu par les promoteurs: nous prétendons qu’il n’a pas lieu d’être pour un projet qui n’est pas transfrontalier, ce qui amène deux réflexions: nous mentirait-on sur cette participation? et pourquoi des Collectivités ont-elles « gobé » si facilement cette arnaque de projet sans nous concerter, alors qu’in fine, toute somme manquante devra être extraite de notre porte-monnaie de contribuables?

A l’initiative de nos collectifs (voir signataires dans le courrier 24-04-19-Lettre_Membres_DG_MOVE_ENVOYEE) , un courrier a été adressé à la DG MOVE (Direction générale de la mobilité et des transports de l’U.E) sur le mécanisme de financement MIE: voici en réponse la lettre de Mr Herald Ruijters, Directeur Général Adjoint à la DG MOVE Ares(2024)2929135 – reply letter 03_05_2024 . Cette lettre ne confirme pas la participation de l’U.E au projet actuel qui n’est pas transfrontalier, (le tronçon manquant ne pourrait d’ailleurs pas se faire au standard européen de 250 km/h mais au mieux à celui des lignes actuelles de 220 km/h).

La position du CADE – la réponse de l’Europe est sans surprise pour nous au CADE, car le trafic international ne justifie pas une ligne nouvelle: si la récente étude européenne table sur une augmentation du fret international de 20% en 2030, nous sommes loin de la réalité d’une saturation du réseau existant modernisé! Car entre l’Espagne et la France, le trafic de fret mesuré entre Hendaye et Bayonne est actuellement de 8,15 trains/j (soit 4 par sens). Une augmentation de 20% nous amènerait à 9,58t/j. De Bayonne vers Bordeaux le trafic est de 13 trains de fret (6,5 par sens), une augmentation de 20% porterait le trafic à 15,6 trains ( 7,8 par sens). Le subventionnement du GPSO pour cause d’augmentation réelle du trafic fret sur l’existant n’est donc pas pertinent…Pas de saturation de la ligne actuelle en vue; à l’évidence, l’alternative par la voie existante – plutôt qu’une LGV – est toujours crédible!

Pour le CADE, nous rappelons que nous nous étions déjà adressé en mai 2023 à Eddy Liegeois, chef de l’unité Réseaux Trans-Européens de Transport (RTE-T)* Réponse à l’Europe, auquel nous avions apporté un certain nombre d’arguments concernant le projet, y compris dans sa dimension transfrontalière supposée (puisqu’aujourd’hui il est « saucissonné » jusqu’à Dax seulement et devrait faire l’objet d’une enquête publique au-delà, si prolongement de Dax vers l’Espagne); cette dimension transfrontalière justifierait, à priori, l’octroi de subventions européennes, mais qui n’auraient pas lieu d’être sinon dans l’état actuel du projet et compte tenu du trafic… »nous reprenons quelques constatations et les sévères reproches de la Cour européenne des comptes à l’encontre de la Commission Européenne concernant les liaisons transfrontalières. » Rapport d’Audit par la Cour des comptes européennes SR_HIGH_SPEED_RAIL_fr .

Donc, la situation est tout de même ubuesque, A.Rousset prétendant que la subvention européenne est acquise: au nom de quoi pour un projet s’arrêtant actuellement à Dax? Nous ne le savons pas, à part juger d’une « intox » médiatique dont il est coutumier! 

Par ailleurs, sur le plan de la liaison transfrontalière, un article de presse a suscité de l’intérêt du côté des opposants à la LGV du GPSO/ en effet, le Maire d’Irun vient d’être nommé numéro 2 des Transports en Espagne; rappelons que ce Maire est, avec celui de Bordeaux et de Bayonne, à l’origine de l' »Appel d’Irun », préconisant la modernisation de la voie existante plutôt que la construction d’une LGV, appel signé par 628 élus des départements impactés! Faut-il y voir un signal positif? Difficile de l’affirmer…Le laissant « prendre ses marques », le CADE recontactera l’ancien Maire d’Irun et nouveau Secrétaire d’Etat espagnol en automne 2024.

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Alouette, gentille alouette, tu ne seras plus plumée!

Un article de Reporterre précise la nouvelle: « Alouettes: le piégeage définitivement interdit en France » Mais qui voyait encore des alouettes, silhouettes mobiles des champs de la biodiversité? En 2021, le Conseil d’Etat avait pourtant suspendu des arrêtés contrevenant au droit européen. La France, bien en retard sur la protection des espèces menacées et de la biodiversite n’en a eu cure: C.Béchu assumait en octobre 2022 de réautoriser des formes traditionnelles de chasse de l’alouette des champs dans plusieurs départements du Sud-Ouest, notamment Landes et Pyrénées Atlantiques. Plusieurs arrêtés autorisaient la capture de ces oiseaux à l’aide de « pantes » (filets horizontaux) ou de « matoles » (cages-pièges), avec un quota de 106 500 oiseaux pour la saison 2022-2023. 10 à 20% d’autres oiseaux étaient également piégés ainsi…

Plusieurs textes ont été publiés au « Journal officiel »: « Les deux derniers arrêtés qui autorisaient encore la capture traditionnelle de l’alouette des champs sont abrogés. Il est désormais définitivement interdit de chasser au moyen de pantes (filets) et de matoles (cages) en Gironde, dans les Landes, le Lot-et-Garonne, le Tarn-et-Garonne et dans les Pyrénées-Atlantiques. Avec cette décision rendue lundi 6 mai, le Conseil d’État entérine la fin du piégeage traditionnel des oiseaux.

« Cette décision est une excellente nouvelle pour la protection de l’alouette des champs, qui a perdu plus de la moitié de ses effectifs européens depuis 1980 et près du quart de sa population française au cours des vingt dernières années », rappelle la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), à l’origine de cette procédure avec l’ONG One Voice.

Il s’agissait des deux derniers textes constituant le socle juridique sur lequel se basait chaque année le gouvernement pour autoriser ces chasses traditionnelles. Des modes de chasse contraires à la directive européenne du 30 novembre 2009 concernant la conservation des oiseaux sauvages, comme le rappelait régulièrement le Conseil d’État.

En mai 2023, les juges avaient déjà enjoint à l’abrogation de trois autres textes autorisant la chasse à la glu, la tenderie aux vanneaux et la tenderie aux grives. »

« Que d’affrontements violents auraient pu être évités » – Reporterre ajoute ces propos: « « Alors que la biodiversité s’effondre, il aura fallu attendre que la France soit mise en demeure par la justice pour voir enfin disparaître ces pratiques inacceptables. Que d’affrontements violents sur le terrain qui auraient pu être évités si le droit avait été respecté », déplore Allain Bougrain-Dubourg, président de la LPO, dans un communiqué: « Une grande victoire pour les oiseaux : Le Conseil d’Etat entérine définitivement la fin des chasses traditionnelles« 

« Le miroir aux alouettes », c’est bien fini! Et, en effet, c’est le média indépendant « Jamais trop de Ramdam » qui pointait récemment une prise de position en 64: comment l’alouette sert des causes politiques…Vous lirez avec plaisir cet article caustique qui trouve une réponse avec la récente interdiction d’une chasse soignant un électorat conservateur, mais si peu soucieux de biodiversité: Les alouettes victimes de la chasse aux voix.

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Avalanche de panneaux anti-LGV, et SARABANDE 2 les 25 et 26 mai

Une communication de notre coordination d’associations et Collectifs d’opposants: félicitations et remerciements à ceux de Gironde et du Lot-et-Garonne qui se sont si bien mobilisés pour rendre visible l’opposition à ce projet néfaste!

« La nuit du 4 au 5 mai, dans les communes de Gironde et Lot-et-Garonne :
700 panneaux ont été posés dans les communes de la Région contre la taxe
prélevée pour financer les LGV du Sud-Ouest ! Tandis que le STOP LGV 47 initiait l’action dans les 213 communes du Lot-et-Garonne en couvrant largement la Vallée de la Garonne, le Marmandais, l’Agenais… des collectifs de Gironde emboîtaient le pas dans le Réolais, le Bazadais, le Sauternais, jusqu’à Bordeaux !

LGV NON MERCI invite à multiplier ce geste d’utilité publique en parallèle des actions portées par les élus et collectifs. La galerie photo complète des panneaux est en ligne icihttps://wim.nl.tab.digital/s/6MezRCztqyj5Lsc

Les 3 articles de presse:
https://actu.fr/nouvelle-aquitaine/cadillac_33081/pourquoi-700-panneaux-anti-lgv-ont-ils-fleuri-dans-la-nuit-en-gironde-et-lot-et-garonne_61031382.html

https://www.sudouest.fr/gironde/bordeaux/les-opposants-a-la-lgv-bordeaux-espagne-revendiquent-la-pose-de-700-panneaux-en-gironde-et-lot-et-garonne-19575218.php
(ne parle que de LGV Bordeaux-Espagne, très bizarre)

https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/gironde/bordeaux/ici-on-paiera-la-taxe-lgv-pendant-40-ans-plus-de-700-communes-visees-par-les-anti-lgv-2965031.html

Voici à nouveau le lien internet concernant la lutte contre la LGV : site de l’ensemble des opposants à consulter https://www.lgvnonmerci.fr/

25 et 26 mai: participez depuis tous les départements à la prochaine action coordonnée qui aura lieu en Lot-et-Garonne. Tous les détails sur:  https://www.lgvnonmerci.fr/sarabande/

C’est le retour de la Sarabande ! Tout juste arrivés de La Grande Vadrouille, et plus déterminés que jamais, les collectifs membres de LGV NON MERCI en lutte contre les lignes à grande vitesse Bordeaux-Dax et Bordeaux-Toulouse vous donnent rendez-vous en Lot-et-Garonne. StopLGV47 vous prépare deux jours de mobilisations festives, familiales et citoyennes. Retenez les dates, il fera beau, nous sommes tous attendus! 

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LGV du GPSO et compensation biodiversité – La quadrature du cercle?

L’objectif de zéro perte nette de biodiversité est inscrit dans la « Loi pour la reconquête pour la biodiversité, de la nature et des paysages » du code de l’environnement,  avec l’ambition de tendre même à un gain de biodiversité. Il est issu de la Convention sur la Diversité Biologique en 1992, lors du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro et adopté par 193 pays, dont la France. (à l’origine, l’obligation du respect de la séquence « éviter, réduire, compenser » est issu de la loi de 1976). C’est bien, mais ce serait mieux si on évitait d’avoir à compenser, par exemple en modernisant la ligne ferroviaire actuelle! Quand on voit les difficultés des compensations environnementales, Alain Rousset se permet pourtant de déclarer : « A aucun moment l’environnement ne sera perdant. » …Nous n’en sommes pas si sûrs, la compensation étant souvent utilisée comme alibi d’un droit à détruire!

Une étude intéressante  permet de regarder, dans le monde, comment les mécanismes de compensation sont mis en place: on y note que les compensations sont trop souvent éloignées des territoires impactés à compenser; « Cependant, tant dans sa mise en œuvre que dans les concepts scientifiques qui la sous-tendent, la compensation écologique pose encore de nombreuses questions. Comment dimensionner les mesures compensatoires ? Comment les mettre en œuvre, s’assurer de leur pérennité, les doter des mécanismes de suivi et de contrôle adéquats ? Sans obérer le fait que les mesures compensatoires ne sont pas la solution pour tous les projets et qu’elles ne deviennent réalisables que si elles sont admissibles. Dans le cas contraire, le projet devrait être remis en cause« ; le diaporama suivant propose une lecture plus facile des mécanismes et des enjeux: La compensation écologique (iucn.org)

  • en effet, quand il s’agit de zones humides, la difficulté est de taille, et on n’oubliera pas que le chevelu aquatique est important sur le tracé de la LGV, nécessitant de nombreux ouvrages impactant fortement la biodiversité (par exemple, la vallée du Ciron, avec une rare forêt ancienne de surcroît, impossible à compenser si l’on pense « à l’identique »)…

– La plus grande vigilance s’impose également, mais malheureusement à postériori et dans la durée, sur la pérennité de la compensation par le maître d’ouvrage, ce qui ne constitue pas une garantie à priori, suivi et contrôle posant question, notre confiance étant plus qu’émoussée!

– En application du principe pollueur/ payeur dont découle cette loi, qui doit payer la compensation? Doit-on comprendre que c’est le contribuable qui se punit ainsi lui-même pour une LGV dont il ne veut pas, puisque c’est nous qui – par les impôts et taxes divers –  finançons la Société de Financement du GPSO, ou bien est-ce SNCF Réseau qui finance?

– Enfin, une compensation écologique ne prend pas en compte tous les impacts. Que dire également des espèces rares détruites, qui ne se retrouveront pas forcément sur d’autres habitats, ainsi que des exploitations agricoles à « reconstituer »! Et l’humain là-dedans? Eh bien, ses états d’âme n’en font pas partie.

(voir ci-dessous:  destruction de la ferme d’Esclopey, près de la ligne à Cadaujac 33)

C’est ce sujet difficile de la compensation, si facilement balayé d’une phrase par A.Rousset, qu’aborde le média « Aqui »: LGV GPSO : le casse-tête de la compensation environnementale (aqui.fr) pour le GPSO, l’intention affirmée est de « compenser » dans les 20 km de large du tracé: dit comme ça, c’est beau…mais est-ce possible? Car là intervient également le casse-tête du foncier. Une convention a été signée avec la SAFER pour des réserves foncières.  Il est question de 3000 ha quand même, pour une emprise foncière totale de 4800 ha: à trouver en collaboration avec les 290 communes concernées, dont certaines réfractaires au GPSO. Et c’est là que le bât blesse également: les compensations doivent être acquises à la mise en service de l’infrastructure, mais « La gestion de ces mesures est dés le départ prévue sur des durées de 50 ou 60 ans » pour une réelle compensation, rien de moins: prévoyez un suivi de longue durée! Enfin, ce mois de mai, B. Le Maire achève d’ébranler notre confiance: « Nous tenons à l’objectif, mais la compensation immédiate peut bloquer des projets, elle pourra donc se faire dans un délai raisonnable »: afin de ne pas bloquer les projets, on n’attendra plus d’avoir trouvé toutes les compensations. C’est bien connu, les lois sont là pour être contournées…

Alors, on y croit? Non, il y a plus simple: la LGV ne doit pas se faire.

En conclusion: Pas de quoi remettre en cause l’optimisme du côté de SNCF Réseau « nous avons su le faire pour la LGV SEA, nous y arriverons pour le GPSO. Avec bien sûr derrière des observatoires et comités de suivi de ces mesures, quitte à les adapter si nécessaire ». Comprenons que, pour la Tours / Bordeaux, la compensation et son suivi fâchent: un coup d’oeil dans le rétroviseur avec cet article prenant appui sur les difficultés pour cette ligne, et réfléchissant à celles à venir du GPSO: sur     LGV : le grand bluff de la compensation écologique – Rue89Bordeaux  et avec les réponses de LISEA:  Compensation écologique de la LGV : Lisea réagit – Rue89Bordeaux

VOIR: Loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages  Lire la suite …

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LGV – Un point sur les recours en justice, tandis que expropriations et démolitions se font…

Voici une publication qui a le mérite de rappeler que plusieurs recours sont dans les tuyaux de la justice, contre le GPSO/ vous verrez ainsi le grand dynamisme et la cohésion dont les opposants font preuve. Le CADE finance des recours et est totalement solidaire de la lutte de terrain qui a commencé en Gironde, déjà impactée par les préparatifs de travaux nécessitant la démolition de plusieurs habitations.

Voici quelques visuels récapitulant les recours en justice: un beau travail de la coordination LGV NON MERCI!

 

#LaLGVneSeFeraPas Lire la suite …

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Projet E-cho bio carburants Lacq / Communiqué de Presse – lettre ouverte

La campagne contre le projet E-Cho bat son plein suscitant un réel intérêt public: vous le savez, le collectif réunit des dizaines d’associations, et le mot d’ordre après la concertation préalable par la CNDP, et en attendant l’Enquête publique, est d’organiser le plus possible de réunions publiques: n’hésitez pas à nous contacter!

  • Les prochaines réunion publiques sont prévues:  à Mauléon le 7 juin, Capbreton le 29 juin. Celle d’Ustaritz est en préparation…
Projet E-cho bio carburants Lacq / Communiqué de Presse – lettre ouverte,  du collectif associatif TPMF-PLC suite aux réponses apportées par la société Elyse aux questions exprimées dans le cadre de la concertation préalable pilotée par la CNDP. 

« Les réponses d’Elyse, ou plutôt les non réponses, amplifient les inquiétudes exprimées par les associations au lieu de les rassurer. Nous percevons clairement que le projet est dans une impasse qu’Elyse se refuse à assumer. Toute tentative de passage en force aurait des conséquences négatives graves. Le porteur de projet n’apporte aucune réponse crédible concernant les 4 principaux enjeux du projet : des process industriels très risqués, une ressource disponible de biomasse forestière plus qu’incertaine, un bilan carbone qui pourrait être négatif, des prélèvements d’eau du Gave préoccupant. Pour ces 4 enjeux Elyse reporte à nouveau des réponses à plus tard, à l’automne 2024, voire au début de 2025. C’est inacceptable. » Le débat public ne nous a donc pas convaincus!

Le texte du communiqué CADE/TPMF-PLC: Communique_TPMF-PLC_20240430  dont sa conclusion: Avec le projet E-CHO, Elyse Energy prétend contribuer à la « relocaliser et décarboner » la production de carburants pour les transports maritimes et le secteur aérien, tout en esquivant le débat sur une nécessaire réduction du trafic aérien, sous prétexte qu’il s’agirait d’un « débat de société ». Or, tout porte à croire que la production de kérosène à base de biomasse, loin de réduire l’impact climatique du secteur aérien, conduira à une augmentation des émissions de gaz à effet de serre.

La comptabilité carbone utilisée pour justifier la raison d’être du projet ne tient pas compte de la fonction climatique essentielle de l’écosystème forestier et de la nécessité absolue de le préserver. Comme le soulignait le WWF dans son rapport sur la biomasse publiée en 2022 : « Une idée circule sur le fait que l’utilisation du bois énergie implique un circuit carbone fermé, et que les émissions sont considérées comme nulles puisque le CO2 émis est celui absorbé par l’arbre lors de sa croissance. Ces hypothèses sont contestées, car le CO2 émis crée ce qu’on appelle une dette carbone qui prendra minimum trente-cinq ans voire plus d’un siècle, dans certains cas, pour être remboursée si l’on considère le stockage du carbone par l’arbre lui-même mais aussi par les sols et la biodiversité du milieu forestier.

En l’absence d’informations suffisantes sur l’impact environnemental du projet E-CHO, le collectif Touche Pas à Ma Forêt – Pour le Climat estime qu’il doit y avoir des arbitrages sur les usages de la biomasse forestière au plus haut niveau de l’État et demande un moratoire sur les usages non essentiels de la biomasse forestière. Un tel moratoire semble indispensable à l’heure actuelle, car il en va de l’avenir de nos forêts et de leur capacité à nous protéger contre le réchauffement climatique.

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Les barthes de Mouguerre, zone humide, devraient être sauvées! Réunion le 26/04

 vendredi 26 avril à 20h, salle Haitz ondoan à Mouguerre (au centre du Bourg), réunion publique pour faire le point sur le projet d’extension du Centre Européen du Fret et ses enjeux. Nous évoquerons aussi le projet de « Grand Echangeur de l’Adour » qui se déroule dans la plus grande opacité. Cette soirée d’information se terminera par un pot, en toute convivialité.

Un communiqué de Bizi! après sa dernière action spectaculaire, et le travail auprès de la population et des élus effectué avec l’association du CADE « Mouguerre cadre de vie »: voir notre pétition de 1425 signatures. 

– Une première avancée:  « C’est officiel : la Communauté d’Agglomération Pays Basque recherche un nouveau site pour l’entreprise Enovis à la place des barthes de Mouguerre ! Cette décision devrait préserver 3,3 hectares de précieuses zones humides et conforte la possibilité de “faire rimer emploi et climat” au Pays Basque. Bizi restera vigilante aux propositions qui seront faites à Enovis et demande les garanties que cette zone ne sera pas artificialisée à d’autres fins.

La réaction aura été rapide. Quelques heures après l’installation de 300 paires de chaussures devant le siège de la Communauté d’Agglomération Pays Basque (CAPB) pour symboliser la mise en danger des 300 employés de l’entreprise Enovis, l’agglomération a annoncé dans un communiqué qu’elle renonçait à installer l’entreprise Enovis aux barthes de Mouguerre.

L’annonce ouvre la voie à la préservation des 3,3 hectares de zones humides promis à la destruction. Cet écosystème fragile et riche de 58 espèces protégées assure un rôle essentiel de régulation de l’eau, de stockage du carbone, et limite les risques d’inondations. L’annonce est aussi de bon augure pour le maintien des 300 emplois d’Enovis au Pays Basque. […] LIRE: Enovis ne s’installera pas aux barthes de Mouguerre : une victoire pour l’écologie et pour l’emploi ! – Bizi ! (bizimugi.eu)

Si les 3,3 ha ne sont pas artificialisés par Enovis, la vigilance est de mise au CADE également afin qu’ils ne le soient pas par d’autres! L’ensemble du projet est de 12ha, et Bizi! rappelle « que l’artificialisation des 9 autres hectares pour étendre le fret ferroviaire n’est pas urgente et que les garanties écologiques (espèces protégées, compensations…) ne sont pas encore rassemblées. Nous demandons la tenue d’un débat éclairé afin d’arbitrer deux enjeux écologiques aussi importants l’un que l’autre : le développement du fret ferroviaire et la préservation des zones humides. La décarbonation du transport de marchandises ne peut se faire sans prendre en compte que les zones humides sont elles aussi essentielles à la biodiversité et à la lutte contre le changement climatique. »

 

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LGV du GPSO – Un compte-rendu sur la mobilisation du 20/04: « La grande vadrouille », en Gironde

Le CADE et son association « NON LGV Nord Landes et Marsan » avaient tenu à y être représentés, en soutien aux Girondins affligés de constater les premières démolitions immobilières sur le tracé.

LE DEROULEMENT DE LA MANIFESTATION – Environ 300 opposants pacifistes et déterminés, encadrés par Attac33, se sont réunis pour les prises de parole.

Pour le CADE, nous avons félicité les initiatives girondines, et les nombreux jeunes présents, en rappelant qu’il y a 31 ans, le CADE et ses amis côté Espagne commençaient la résistance à l’annonce d’un tel projet; nous avons pu expliquer la stratégie liant la signature d’élus locaux à « l’Appel d’Irun » pour la modernisation des lignes existantes à la nécessité des réunions publiques partout, afin que ce soit la population toujours plus consciente et motivée qui porte la contestation alternative. (voir l’article précédent ). Nous avons conclu par « La LGV ne se fera pas » et « LGV? Non merci »!

 La manifestation a ensuite rejoint le tracé de la LGV suivant la ligne actuelle, car il existe déjà une ligne Bordeaux/ Toulouse! Les propriétés expropriées dévoilaient alors les travaux préparatoires au projet. Dispersion sans problème après 17h.

L’ISSUE – racontée par notre coordination d’opposants, LGV NON MERCI.

« L’occupation de la ferme de l’Esclopey a été un succès suite à la manifestation de ce week-end contre les LGV. Un acte inédit jusqu’alors dans les mobilisations au sud de Bordeaux. LGV NON MERCI salue cette initiative et se fait donc le relai de cette action.

Ci-après le récit de ces deux jours de mobilisation intense par les occupant.e.s –
Samedi, près d’une centaine de manifestant-es, organisé-es et nombreux-euses, ont collectivement permis la prise d’un lieu menacé de destruction par le GPSO. Dans cette ferme, propriété de SNCF Réseau, plusieurs dizaines de personnes ont pu se rassembler et faire corps. L’organisation collective et la détermination des personnes présentes ont permis la tenue d’une occupation pendant une nuit entière et une journée, malgré les pressions répétées des forces de l’ordre. Le soutien des habitant-es a été déterminant et atteste de leur opposition au projet, invisibilisées par les médias conciliants avec les promoteurs.

Afin d’ouvrir ce lieu joyeux à un plus large public, les occupant-es préparaient dimanche après-midi une discussion info-débat. Certain-es gardaient le lieu tandis que d’autres étaient parti-es inviter les habitant-es sur les marchés des deux communes alentours. Suite à l’appel à rejoindre, relayé dans les médias, de nombreuses personnes étaient attendues.

Sans doute de peur d’une installation durable, les forces de l’ordre ont alors augmenté la pression sur les occupant-es (brigade cynophile, PSIG, motards, …). En assemblée, ces dernièr-es ont décidé de négocier une sortie collective, et sans contrôles d’identité, afin de se prémunir de toute répression ultérieure. La plupart ont pu rentrer chez elleux sans être identifié-es, mais les agent-es n’ont pas tenu parole et ont malgré tout contrôlé quelques personnes après leur sortie de la ferme. Nous sommes vigilant-es et resterons solidaires en cas de poursuites. »

« Après un week-end haut en couleur, nous ressortons plus uni-es que jamais. Cette occupation a renforcé les liens entre les collectifs et les individus, a mis en action de nouvelles personnes, et a montré que d’autres modes d’action sont possibles. Nous sommes là, et nous ne nous laisserons pas faire. Nous appelons  à faire fleurir des occupations tout le long du tracé pour protéger les habitations et les écosystèmes menacées par ce projet délétère. » – Une occupante

Revue de presse – Opération en Gironde bien couverte par les médias de presse, notamment: 

Sur la manifestation :
Article FRANCE 3 accessibleLGV Bordeaux-Toulouse. Après deux jours et une nuit de mobilisation, un collectif appelle « à rejoindre le mouvement » pour protester contre le projet à 14 milliards d’euros

Journal Sud-Ouest « Plusieurs collectifs d’opposants au Grand Projet du Sud-Ouest (GPSO) se sont réunis à la gare SNCF de Cadaujac ce samedi. Ils espèrent toujours faire reculer les pouvoirs publics en dénonçant un non-sens écologique et financier » – vidéo
Journal Le Parisien« Manifestation contre le projet de LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax : « Le combat n’est pas fini »

Sur l’occupation :
– Sud Ouest  (https://www.sudouest.fr/economie/lgv/lgv-bordeaux-toulouse-et-bordeaux-dax-une-quarantaine-de-manifestants-squattent-une-ferme-inoccupee-pour-y-passer-la-nuit-19412742.php)

Sud Ouest: Une trentaine de gendarmes étaient mobilisés, ce dimanche 21 avril, près de la ferme squattée la veille par des militants anti-LGV, à Cadaujac. Les occupants ont fait le choix de partir de manière non-violente.

 

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LGV du GPSO – un courrier aux financeurs européens: sans financement, la LGV c’est pas fait !

CONTRE LOBBYING – Envoi d’un courrier, après concertation d’associations au sein de notre collectif de coordination LGV NON MERCI! ( 11 signataires :
– Collectif Alternative LGV Bordeaux Sud – Collectif LGV Desrailha
– Collectif des Associations de Défense de l’Environnement du Pays-Basque et du sud des
Landes (CADE) – Association NON LGV Nord Landes et Marsan
– Collectif LGV NiNa (LGV Ni Ici Ni Ailleurs) – Collectif STOP LGV 47
– Association Les Amis de la Terre (Landes) – Association Les Amis du Barthos (Gironde)
– Association Landes Environnement Attitude (LEA)
– Association STOP LGV Bordeaux Métropole, Pour les transports du quotidien
– Sepanso Aquitaine (fédération d’associations de protection de la nature et de l’environnement dans la région Nouvelle-Aquitaine)

La Commission européenne peut décider de financements du projet GPSO par le biais d’un mécanisme, le MIE; A. Rousset et C. Delga, lobbyistes, se sont fait fort publiquement de les avoir obtenus pour boucler le Plan de financement…Pourtant les 20% espérés par les promoteurs du projet global sont très loin d’être acquis: dans ce contexte, nous avons pour logique de ne jamais abandonner la lutte, et l’envoi d’un courrier de la part des opposants est donc effectif auprès de la DG MOVE afin d’apporter des arguments,  afin que le financement du GPSO européen se tarisse. (DG MOVE: la direction générale de la mobilité et des transports de la Commission est responsable de la politique de l’UE en matière de mobilité et de transport.) – Nous mettons trois types d’arguments en avant : les alternatives permettent de remplir les objectifs de l’EU, le plan de financement est incertain et contesté, les dégâts environnementaux sont importants et sans doute sous-estimés.  24-04-19-Lettre_Membres_DG_MOVE_ENVOYEE

Quelques précisions: « Le Mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE) soutient les investissements dans les projets d’infrastructures dans trois domaines : le transport, l’énergie et les télécommunications. Il a pour but de soutenir la croissance économique, tout en intégrant la politique climatique de l’Union européenne. » « Dans le cadre de l’appel à projets 2022 du Mécanisme pour l’Interconnexion en Europe*, ce sont ainsi 32,5 M€ pour les études de la ligne nouvelle et 27,2 M€ pour la première étape des travaux des Aménagements Ferroviaires au Sud de Bordeaux qui sont attribués au GPSO. source Région Occitanie » –

On peut lire pour le mécanisme européen de financement: « La priorité est donnée au développement des réseaux transeuropéens de transport (RTE-T), en mettant l’accent sur les liaisons manquantes et les projets transfrontaliers présentant une valeur ajoutée européenne. » Pourtant, on notera que la partie transfrontalière n’est pas actée au-delà de Dax: l’histoire depuis 31 ans a montré que le CADE (Sud-Landes et Pays Basque) n’est pas prêt à laisser faire cette partie, au-delà d’être solidaire pour contester l’ensemble du projet!  Autant dire que nous avons de la latitude pour contester le financement d’un projet qui est loin d’être transfrontalier aujourd’hui…Nous ne laisserons pas faire!

Voici un lien si vous souhaitez en savoir plus sur ce mécanisme de financement européen: Le Mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE) – Touteleurope.eu

PAR AILLEURS – Rappelons que vers l’Europe, une pétition jugée recevable est en cours, il est toujours possible de la signer, même si le nombre de signataires sur ce type de pétition n’en fait pas la recevabilité: elle sera, quoi qu’il en soit, examinée. Notre article précédent.

N’hésitez pas à participer: la pétition est initiée, là aussi, par l’ « Association STOP LGV Bordeaux Métropole, Pour les transports du quotidien » –  voir la Pétition nº 0628/2023  et éventuellement la réponse de la Commission européenne sur la recevabilité CM_PETI (europa.eu) 

Pour signer, s’enregistrer en créant un compte Enregistrement | PETI | Les commissions | Parlement européen (europa.eu) , puis se connecter sur la pétition pour la signer: Pétition nº 0628/2023 

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Journée internationale de la Terre (22/04): Alternatiba 2024 est lancé!

L’appel Climat : La catastrophe a commencé, organisons la justice et la solidarité” a été publié dans Basta, et la liste des signataires apparaît aussi sur le site du Tour Alternatiba 2024. Ne manquez pas la lecture des valeurs qui sous-tendent un tel évènement…

Plus de 80 personnalités et organisations ont signé l’appel en un temps record: la campagne de signature continue, toutes les organisations et collectifs qui participeront au Tour Alternatiba, et qui s’inscrivent dans cette vision de changement de système jusqu’à l’arrivée le 4 octobre à Marseille sont les bienvenues. le formulaire

« Cet appel est à la fois une démonstration de force et une manière de montrer notre unité et notre détermination à lutter pour une société d’entraide, de solidarité et de justice sociale qui respecte les limites planétaires. Partager cet appel nous permettra durant les prochains mois de renforcer la mobilisation autour de ce projet, partout sur les territoires, et de faire passer à l’action de nouvelles personnes ! » 👉 Voici un kit de communication

Que va-t-il se passer? Rejoindre l’une des 100 étapes du Tour Alternatiba, entre les 1 et 2 juin à Nantes, et les 4, 5 et 6 octobre à Marseille !

Pour information, et sans que cela remette en cause ce qui précède: « Alternatiba : des désaccords stratégiques mènent à la scission » , un article de Reporterre.

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Projet d’implantation d’un centre de révision des rames du TGV à Marcheprime (33)

Avec les travaux préparatoires à la construction du GPSO, les sensibilités sont à fleur de peau en Gironde qui se voit attribuer la 1ère place pour les « impactés » du projet. Il ne faut donc pas s’étonner que l’on nous signale des projets annexes, non loin (28 km) de la métropole bordelaise dont l’artificialisation s’étend. La commune de Marcheprime fait partie du Parc naturel régional des Landes de Gascogne, et certains ne voient pas d’un bon oeil l’artificialisation gagner dans ce poumon vert, au profit d’un opérateur privé bien connu, Lisea.

(nouvelle-aquitaine-rail-map.jpg (3508×4737) (ontheworldmap.com) Cette commune possède une gare en activité, desservie par la liaison TER Bordeaux /Arcachon; la ligne TGV actuelle Bordeaux / Irun y passe…

Voici le message de notre correspondant: « Sur les bords du bassin d’Arcachon, non contents de payer déjà la Taxe LGV-Rousset sur notre taxe foncière, nos voisins de Marcheprime auront aussi droit à l’implantation du centre de révision des rames du TGV. Courage et détermination viendront « peut être » à bout de ces folies dévastatrices.« 

Lien: ce projet n’est pas récent, mais la ville de Marcheprime publie un Avis d’enquête publique – Marcheprime (ville-marcheprime.fr) du 15/04 au 17/05/2024, Création d’un site de maintenance et de remisage des trains à grande vitesse – On notera le lien vers les contributions, dans une copie de PDF dont les liens ne sont pas actifs ce qui ne facilite pas la participation citoyenne… mais honni soit qui mal y pense, nous avons « exhumé » le bon  lien actif: https://www.registre-dematerialise.fr/5320
Vous pouvez consulter: sur Déposer une contribution (registre-dematerialise.fr)  , et cliquer sur contributions afin de lire ce qui est déjà opposé au projet, puis participer si vous le souhaitez
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Des organismes GM comme alternative aux engrais de synthèse, voilà le progrès?

Une contribution des Amis de la Terre à la réflexion sur les alternatives aux contestés et dangereux engrais de synthèse – 

Des ALT40 – « On commençait à se lasser de voir ces beaux champs tout rouges au printemps. Et bien ça pourrait changer ! Ou quand on associe Intelligence Artificielle et Connerie bien Réelle …

Des plantes GM bleues, violettes, oranges pour faciliter le désherbage par les robots ! Avec les nouvelles techniques de modification du génome, certains apprentis sorciers ne savent plus quoi inventer ! Le développement de l’Intelligence Artificielle accroît encore cette course à… l’artificialisation toujours plus poussée de nos champs, de notre environnement, de nos vies.

Mais bien sûr, ils ne veulent que notre bien : c’est pour le climat, pour notre santé… Et si en fait, c’était plutôt pour accroitre encore et toujours les profits de cette poignée de firmes qui vont détenir les brevets, les données numériques des champs, des sols et les algorithmes de tout ce machinisme agricole ?

(observation des micro-organismes) Pour faciliter le désherbage, des scientifiques suggèrent de modifier les cultures par bio-ingénierie pour qu’elles soient colorées ou qu’elles aient des feuilles de forme différente afin de pouvoir les distinguer plus facilement de leurs homologues sauvages ou adventices. On pourrait modifier le génome des plantes cultivées de manière à ce qu’elles expriment des pigments déjà produits par de nombreuses plantes, par exemple les anthocyanes, qui donnent aux myrtilles leur couleur bleue, ou les caroténoïdes, qui donnent aux carottes leur couleur orange. Selon eux, les robots de désherbage pourraient ensuite être entraînés à n’enlever que les mauvaises herbes grâce à leur programmation avec les algorithmes correspondants. Les auteurs exposent la stratégie qu’ils proposent, le 17 avril dans la revue Trends in Plant Science. »

Article complet : http://amisdelaterre40.fr/spip.php?article1003

en relai de cet autre article: « Des micro-organismes GM pour remplacer les engrais de synthèse ? »

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Réindustrialisation et ZAN…nouveau dispositif « clés en main »! / Projets PENE: LGV incidemment

Dans la logique de la facilitation de l’implantation de sites industriels et d’infrastructures,  – on connaissait déjà la dispense d’Enquête publique confisquée au profit de décisions par décrets ou par DUP (Déclaration d’Utilité Publique), ainsi que la suppression de débat parlementaire; – on connaissait aussi sinon le système des dérogations discrétionnaires accordées par les préfectures, permettant ainsi de contourner une loi qu’elles sont censées faire appliquer;  – on voyait également fleurir un système de compensation, dont ici nous ne pouvons nous réjouir: lorsque c’est détruit, aucune compensation ne fera revenir une zone humide, des arbres centenaires et autres précieuses haies et zones naturelles protégeant la biodiversité…

Sourions: aucun citoyen ne saurait y voir l’influence des lobbys industriels et du BTP, ni encore l’empilement des investissements spéculatifs à dividendes, dont le capitalisme a besoin pour se nourrir…et pourtant ces décisions de « facilitation » administrative pour les décideurs se sont doublées d’un arsenal administratif répressif s’appliquant aux citoyens et à leurs organisations qui ont le mauvais goût de contester tel ou tel projet…

Mais voici un nouveau dispositif: les SITES « CLES EN MAIN » & ZAN

Voyons quelle est la tendance de cette nouvelle décision avec, pour motif, la réindustrialisation à l’appui de la souveraineté: soutien aux grands industriels et contournement de la loi ZAN (Zéro Artificialisation Nette) à laquelle les collectivités sont désormais soumises sont-ils au menu? Cette fois pourtant, la liste se veut vertueuse en privilégiant les friches industrielles ou économiques (30 sur 55 sites « clés en main sur 3 300h). Ce qui ne dit évidemment rien, pour le moment, des réactions des habitants quant aux industries qui seront retenues, ni si ces industries seront elles-mêmes vertueuses…là, le nouveau dispositif reste muet.

1- ICI Fb Fr3 titre: « Le gouvernement a dévoilé mardi une liste de 55 sites « clés en main » pour accueillir d’ici 2030 des usines et activités économiques. L’objectif est de permettre à des entreprises françaises et étrangères d’accélérer leur installation. » et: « Sites industriels cherchent investisseurs français ou étrangers pressés. C’est en quelque sorte l’annonce qu’a passé le gouvernement mardi en dévoilant une liste de 55 lieux « clés en main ». Ils ont pour vocation d’accueillir des usines ou d’autres activités économiques. Ces terrains, identifiés à travers toute la France, seront prêts d’ici à 2030. Cinq d’entre eux seront même disponibles dès 2024. »

1776_-_DP_-SitesClesEnMain – Le document officiel développe:  « L’accompagnement proposé permettra d’accélérer les démarches administratives et réglementaires afin de disposer de sites véritablement clés en main, sur lesquels les investisseurs pourront s’installer rapidement.  » présentation de la démarche, critères de sélection des sites, définition d’un site « clés en main » en 2030, les dispositifs d’aide mobilisables, la liste des sites lauréats. En Nouvelle Aquitaine, voici un exemple: La reconquête d’une friche industrielle : la plateforme Mourenx – Noguères – Pardies – Bésingrand – Communauté de communes de Lacq Orthez CCLO – 64 (cc-lacqorthez.fr) 

2- Le ZAN (Zéro Artificialisation Nette): (un système de va-et-vient s’est mis en place entre l’Etat et les Collectivités, celles-ci essayant de faire entrer un maximum de projets dans le quota gouvernemental, ceci afin de conserver plus de possibilités d’artificialisation d’hectares comptabilisés localement.) Selon Euractiv, qui produit un article optimiste et plus complet sur le nouveau dispositif,  « M. Béchu s’en félicite, sur les 55 sites trouvés, 30 sont des friches industrielles (tout ou partie). En somme, le déploiement de ces nouveaux sites industriels n’entre pas en collision avec l’autre objectif du gouvernement, à savoir la fin de l’artificialisation nette des sols en 2050 dits « Zéro artificialisation nette » (ZAN), avec un objectif intermédiaire de réduction de moitié du rythme de consommation des espaces entre 2021 et 2031, a fait savoir M. Béchu. » – « L’« Intercommunalité de France », fédérant plus de 1000 regroupements de communes, appelle à une annualisation du dispositif et à constituer un « stock » de sites clés en main. –  LIRE: La France dévoile les 55 premiers sites « clés en main » pour accueillir des industries propres – Euractiv FR

Ainsi présenté, le dispositif permettrait donc aux collectivités d’utiliser plus facilement le foncier en friche pour soutenir l’activité économique locale, n’empiétant pas sur leur quota ZAN…certaines communes n’ayant d’ailleurs déjà plus de foncier disponible à artificialiser.

Vertueux donc? Sur le foncier déjà artificialisé et en friche, peut-être, mais pour quelles installations? Les habitants ne semblent pas, à ce stade, devoir être consultés et encore moins concertés sur le choix d’investisseurs ou de destination de ces fonciers: de plus, « Pour accélérer la mise en place d’installations industrielles, la procédure d’autorisation environnementale a été simplifiée, passant de 17 à 9 mois, sans interdire les recours contentieux, assure le cabinet de M. Lescure. Certains projets « d’intérêt national majeur », notamment les plus grandes usines, bénéficieront d’une procédure exceptionnelle. » Ajoutons les fonds publics pour des industries qui ne sont pas nommées… – Aïe, ça se gâte! A suivre de près donc, à l’évidence…

Attention, jusqu’au 2 mai seulement!

CONSULTATION PUBLIQUE sur le projet d’Arrêté 

3- Dans ce contexte d’accélération voulue, on apprend également par les annonces gouvernementales qu’une Consultation publique est créée concernant la fameuse liste de projets publiée PENE: « Projet d’arrêté relatif à la mutualisation nationale de la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers des projets d’envergure nationale ou européenne d’intérêt général majeur« . Selon le texte, « Il est prévu un dispositif permettant que la consommation d’ENAF ( espaces naturels, agricoles et forestiers ) emportée par les projets d’envergure nationale ou européenne (PENE) présentant un intérêt général majeur soit comptabilisée au niveau national, et non au niveau régional ou local. Ces projets sont listés par un arrêté du ministre en charge de l’urbanisme.« ;

  • 424 projets sont donc considérés comme prioritaires nationalement, les hectares artificialisés comptabilisés pour l’Etat (ENAF: Espaces Naturels, Agricoles ou Forestiers), ce qui permet aux Collectivités de conserver leur potentiel d’artificialisation pour d’autres projets (c’est le cas de la LGV du GPSO pour 740ha pris par l’Etat -les zones déjà urbanisées ne sont pas comptabilisées en ENAF- sortis ainsi du quota autorisé aux Collectivités pour le reste de ce projet, et d’autres projets plus locaux: il s’agit là seulement de la 1ère partie, Ligne nouvelle Bordeaux-Toulouse et Aménagements Ferroviaires au Sud de Bordeaux (AFSB), et non du tronçon vers Dax). Ces 740ha concernent  » l’Estimation de la consommation projetée d’ENAF (2021-2031) en ha pour l’ensemble de l’opération« .

Pour comprendre, VISUALISATION CARTOGRAPHIQUE ET CARACTERISTIQUES: choisir Nouvelle-Aquitaine, agrandir la carte pour faire apparaître le GPSO, puis suivre le tracé en agrandissant selon besoins –  lien vers la plateforme dédiée aux PENE : Dashboard PENE 10 avril 2024 (cerema.fr)

AVIS DES REGIONS et REPONSES DU GOUVERNEMENT: voir lettre d’A.Rousset, ses demandes et les réponses obtenues zan-arrete-pene-avis-regions_reponses-mtect

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Journée internationale des luttes paysannes: l’exemple landais donné par le MODEF sur l’Agrivoltaïsme

Communiqué compte-rendu: « Nous étions ce matin sur le site pilote de Green Lighthouse Développement àHaut-Mauco (40), dans le cadre de la Journée internationale des luttes paysannes organisée chaque 17 avril par La Via Campesina

  • Nous voulions continuer de dénoncer l’argument fallacieux du maintien d’une production agricole crédible sous panneaux. 
  • Nous voulions aussi continuer de dénoncer l’accaparement de terres nourricières par des sociétés de production d’énergie qui précarisent le statut des fermiers, alimentent le jeu de la spéculation foncière et contournent les règles du droit rural durement acquises par les paysan.ne.s.
Des panneaux sur nos hangars, pas sur nos hectares ! » #17avril2024#ResistancePaysanne#NoPatavan
Rappelons que les Landes sont concernées par le projet d’Agrivoltaïsme « Terr’Arbouts », et sur 700h de terres agricoles. (voir ici, en catégorie Agriculture-Alimentation, plusieurs articles sur ce dossier)
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