Ne ressortons pas les énergies fossiles!

C’est le cri poussé dans un communiqué par de très nombreuses associations (ATTAC, Amis de la Terre…): voir la liste dans l’article de Basta!

Lettre ouverte publiée dans quatre médias : Énergies fossiles : « Au nom de la guerre en Ukraine, ne ressortons pas tous les projets enterrés ! »En Lorraine, une entreprise surfe sur les débats sur la dépendance au gaz russe pour promouvoir son projet de gaz de couche. Dans cette lettre ouverte, des organisations demandent au gouvernement de ne pas relancer ces projets fossiles. Ni fossiles, ni fissiles, ni ici ni ailleurs.

– image basta : https://basta.media/Lettre-ouverte-Amis-de-la-terre-gaz-energies-fossiles-au-nom-de-la-guerre-en-ukraine-ne-ressortons-pas-tous-les-projets-enterres

– Médiapart : https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/120722/au-nom-de-la-guerre-en-ukraine-ne-ressortons-pas-tous-les-projets-gaziers-enterres

– Politis : https://www.politis.fr/articles/2022/07/au-nom-de-la-guerre-en-ukraine-ne-ressortons-pas-tous-les-projets-gaziers-enterres-44664/

– Reporterre : https://reporterre.net/Au-nom-de-la-guerre-en-Ukraine-ne-ressortons-pas-tous-les-projets-fossiles

 

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Défendre le logo nutritionnel Nutri-Score

Un communiqué relayé par l’association de consommateurs INDECOSA-CGT , qui participe au Collectif de Défense du Nutri-Score – CP Collectif Defense Nutriscore 04_07_2022

 Face à la recrudescence des attaques des lobbys, 36 associations de professionnels de santé, de scientifiques, de consommateurs et de patients ainsi que des ONG appellent les citoyens à signer une pétition pour défendre le logo nutritionnel Nutri-Score.

Face aux puissants lobbys, notre collectif de défense du Nutri-Score appelle les citoyens à se mobiliser et faire également entendre leurs voix pour peser dans le débat politique au niveau national et européen en signant la pétition « Stop aux lobbys qui essayent de dénaturer Nutri-Score et empêcher qu’il soit obligatoire » : https://chng.it/BghbbGMW

La santé de citoyens n’a pas de prix et la santé publique doit l’emporter sur la défense d’intérêts purement économiques !

A SUIVRE, LE COMMUNIQUE – Lire la suite …

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La Sepanso obtient justice en appel sur le contournement de Beynac (33)

Contournement de Beynac : le département de Dordogne condamné  à détruire le chantier – un article de Reporterre

Ce n’est pas commun, la destruction est ordonnée, le jugement durci en appel, mais le département n’a pas dit son dernier mot…bien que la vallée fasse partie d’un site de biosphère. Les arguments, de part et d’autre, sont intéressants: VIDÉO – Contournement de Beynac : tout comprendre en deux minutes (francebleu.fr)

image: Des opposants positionnés sur le chantier d’un des ponts de ce projet de contournement routier, en novembre 2018. « la cour administrative d’appel de Bordeaux a tranché : si dans un délai de six mois, le Conseil départemental de Dordogne n’a toujours pas commencé la destruction du chantier de contournement de Beynac, le département devra verser la somme de 3 000 euros par jour. Et si la remise en état totale du site n’est pas terminée dans les douze mois, ces astreintes grimperont à 5 000 euros journaliers.

Ce projet, dont les travaux ont stoppé en décembre 2018, est contesté depuis plus de 30 ans par des associations d’opposants et des riverains. Ceux-ci considèrent que la réalisation de ce complexe routier, qui à terme devait comprendre une route de 3,5 km avec deux ponts enjambant la Dordogne, un tunnel sous une voie ferrée, un nouveau rond-point et un nouveau carrefour, aurait pour conséquence de détruire l’écosystème et le paysage de cette vallée, qui fait partie des 13 réserves de biosphère reconnues par l’Unesco en France. Lire la suite …

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Recyclage de 1er ministre à la tête de l’AFITF, pour une même politique…

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ON RECASE LES VISIONNAIRES EN POLITIQUE D’INFRASTRUCTURES… ET ÇA PROMET ! 👀 

Recasé, Jean Castex pourra soutenir ses autoroutes

L’article est proposé par – Extraits: « L’ancien Premier ministre Jean Castex a accepté la proposition d’Emmanuel Macron et pris la tête de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF). Cet établissement public a pour mission de financer les infrastructures routières, ferroviaires, fluviales ou portuaires du pays. Il perçoit une part de taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE), un versement des sociétés concessionnaires d’autoroutes ou encore une part des amendes de radars automatiques. L’agence était auparavant présidée par Christophe Béchu, nommé lundi 4 juillet ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires. […]

Jean Castex était Premier ministre le 6 avril lors de la signature en toute discrétion du contrat de performance entre l’État et SNCF-Réseau planifiant les objectifs de l’opérateur du réseau et les moyens alloués par l’État jusqu’en 2030. Ce contrat, jugé « largement insuffisant » par des politiques de tous bords et des experts, fait craindre des failles de qualité et une hausse des prix pour les usagers du train du fait de l’insuffisance des moyens mis en œuvre pour l’entretien des rails, comme nous le racontions.
Par ailleurs, comme le révélait une enquête de Reporterre, le séjour à Matignon de Jean Castex a surtout permis de relancer de nombreux projets routiers, ultrapolluants, pour un coût de plus de 18 milliards d’euros. Ces dernières années, Jean Castex était devenu le meilleur émissaire en la matière, multipliant les déplacements pour relancer des projets à l’arrêt depuis des années et balayant au passage les arguments des opposants. Sa nomination à l’Agence de financement des infrastructures de transport de France lui permettra notamment de continuer à soutenir ces projets. »
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LGV – suite des réactions en chaîne sur la subvention européenne non acquise actuellement

Ce nouvel article fait suite aux polémiques précédentes (voir pour la région Nouvelle Aquitaine: LGV – Décision de la Commission européenne, et réactions en chaîne…)

Il est intéressant car, en précisant aussi les réactions côté Occitanie, il affine les points de vue des différents protagonistes (les « Grands élus » qui s’affrontent sur ce dossier) et fait  le point sur les subventions européennes.

L’article fait également référence au rouleau compresseur constitué par les deux présidents de région et le préfet d’Occitanie en charge de la LGV du GPSO: en effet, le Comité de surveillance a bien été mis en place comme prévu le 04 juillet (voir aussi GPSO : la société de projet officiellement sur les rails (batiactu.com), et selon « L’usine nouvelle »: « La région veut montrer que le projet avance, après avoir installé le conseil de surveillance, le 4 juillet, de la société du Grand projet ferroviaire Sud-Ouest (GPSO) et voté un premier budget de 43,6 millions d’euros pour « démarrer les phases pré-opérationnelles ». « Et, en référence,  ce texte annonçant l’installation du conseil de surveillance:

INVITATION PRESSE – Toulouse, le 30 juin 2022 – Grand Projet Ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO) : Point presse à l’issue de l’installation du conseil de surveillance et du comité de pilotage

L’installation du conseil de surveillance de la société du GPSO, qui aura lieu le lundi 4 juillet, marque une étape importante. Elle permettra d’élire sa présidence et de désigner les membres des commissions, afin que cette société de financement soit opérationnelle pour contribuer à la mise en œuvre concrète et efficace du projet de ligne à grande vitesse entre Toulouse et Bordeaux.

À la suite du conseil de surveillance, le comité de pilotage se réunira sous la coprésidence d’Étienne Guyot, préfet coordonnateur du GPSO, de Carole Delga, présidente de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, et d’Alain Rousset, président du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine. L’ensemble des collectivités signataires du plan de financement et les préfets de départements concernés ont également été conviés. Vous êtes conviés à un point presse, suivi d’une photo de famille des financeurs, le lundi 4 juillet à 12h30 à la Préfecture d’Occitanie, 1 place Saint-Étienne, salle Bidou

A LIRE/ « Nouvel avis de tempête sur la ligne ferroviaire à grande vitesse Bordeaux-Toulouse » – 

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LGV – « Plus vite plus cher, à quoi ça sert? »

Prenez le temps de la lecture pour cet intéressant article publié par TERRESTRES: « Plus vite plus cher, à quoi ça sert? »

Son ambition: « Depuis le 4 juin 2022, une nouvelle ZAD s’est installée dans la vallée du Ciron en Sud-Gironde pour s’opposer aux futurs travaux de la LGV. S’annonçant comme le grand projet inutile et imposé de la décennie dans la région, les lignes à grande vitesse Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax sont à nouveau mises sur les rails après 30 ans d’hésitations. Retour sur l’historique de ce projet mortifère et les perspectives suscitées par la relance de la mobilisation. » Pierre Blanchard

C’est en effet une compilation en forme de réflexion, qui reprend les dernières actualités notamment pour Bordeaux / Toulouse. Lecture à ne pas manquer…

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LGV – Décision de la Commission européenne, et réactions en chaîne…

Les réactions se sont enchaînées suite à la décision de la Commission européenne de ne pas subventionner (dans l’immédiat…) le projet déposé à l’U.E pour la LGV du GPSO. (voir notre article précédent rappelant la décision et la première réaction du Maire de Bordeaux: La LGV du GPSO non prioritaire pour le financement par la Commission Européenne!)

Tout d’abord, et celui-ci a notre préférence puisqu’il émane des Amis de la Terre: « Voici notre communiqué de presse que nous avons aussi envoyé à l’ensemble des élus landais qui ont pris part aux divers votes sur le financement du GPSO » – Communiqué de Presse adressé aux élus qui ont imprudemment voté le plan de financement, et dans lequel nos amis associatifs renvoient à notre point de vue commun d’opposantsLIRE: « L’Europe ne financera pas le GPSO » – On y trouve aussi des précisions sur le Contrat de performance 2021-2030 très discrètement signé entre l’état et SNCF Réseaux. Cet accord a été signé juste avant le premier tour des présidentielles le 06/04/2022. Il n’a été rendu public que le 20 juin.. Et pour résumer, que de mauvaises surprises concernant la rénovation de lignes…faut d’argent, et malgré les affirmations gouvernementales et locales concernant les « petites lignes »: le train « du quotidien », celui qui aménage les territoires, s’éloigne…faute de budget suffisant. 

  • A.Rousset, Président porteur du projet pour la région Nouvelle Aquitaine, y est allé de sa lettre « Quand la machine à intoxiquer déraille » – en réponse à un rejet par l’U.E, qui n’est pas effectif, selon lui. CP_Reaction_NouvelleAquitaine-GPSO-30062022[29823]
  • C.Delga, Présidente région Occitanie: carole delga contre-attaque[29909]
  • C’est donc le tour de N.Thierry, Président du groupe écologiste à la région de prendre le relais pour démonter les dires de A.Rousset :

« Réagissant au revers infligé par l’Union européenne aux projets de LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax, Alain Rousset se confond en approximations dans un communiqué à la presse.

Quelques précisions salutaires pour quiconque entend traiter le sujet avec travail, sérieux et compétence :

Non, le projet de LGV ne fait pas partie des projets retenus par la Commission européenne dans les résultats son appel à projets 2021 pour le Mécanisme Européen d’Interconnexion (MIE)

Oui, pour rappel, la politique est aussi faite de choix budgétaires.

Oui les 14 milliards prévus pour les LGV vont manquer pour la modernisation (objectif plus ambitieux que la simple régénération des voies) de tout le réseau de transports ferrés en Nouvelle-Aquitaine, qui est l’un des plus dégradés de France, ses usagers en savent quelque chose.

Non, l’appel à projet européen n’a pas retenu que des projets en phase de travaux. Par exemple seront financées des études pour l’électrification de la ligne Bordeaux-Lamothe (la commission pencherait-elle pour la modernisation de la ligne existante ? L’avenir le dira)

Oui les écologistes sont pour le train, pour les TER, pour le RER girondin, pour les Intercités et pour les TGV. Ces matériels roulants n’ont pas besoin de nouvelles lignes LGV pour rouler à bonne vitesse. Ils ont surtout besoin de lignes en bon état.

Oui les élu-e-s écologistes soutiennent le projet AFSB (aménagements sud de Bordeaux)  mais s’étonnent d’apprendre de cette façon qu’il a concouru à cet appel à projet. L’information de tous les élus régionaux sur ce projet est sans doute à améliorer.

Non le GPSO ne garantit en rien la relance du fret ferroviaire par la création d’un corridor européen sur la façade atlantique. Le projet de LGV s’arrête à Dax, à 100 km de la frontière et, jusqu’à présent, rien ne laisse espérer qu’il sera poursuivi au-delà.

Oui, la Région a voulu faire croire que le financement de l’Europe était acquis, alors qu’elle dit aujourd’hui que le projet GPSO n’a même pas été déposé auprès de la commission.

Non, personne ne peut assurer que le projet GPSO sera retenu par la Commission européenne dans un prochain appel à projet.

Oui, sans ces financements européens, les signataires – y compris de petites collectivités – se verront contraintes à compenser le trou dans le plan de financement : en clair trouver 2,8 milliards d’euros supplémentaires et plomber d’autant leurs comptes.

Si l’Union européenne confirme son rejet du GPSO dans le prochain appel à projet, que vont faire ses partisans ? Poursuivre et mettre en péril les finances publiques de vingt-quatre collectivités territoriales ? Se rendre à l’évidence et enterrer définitivement le projet ruineux et destructeur de biodiversité ?

Dernière précision : le recours des 81 élus siégeant dans seize collectivités signataires du plan de financement a été déposé devant le tribunal administratif de Toulouse et non devant le Conseil d’Etat. Alain Rousset, conscient de la fragilité du plan de financement, se projette-t-il déjà en appel devant le Conseil d’Etat ? »

 

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Train de nuit (rassemblement et débat le 02) et inauguration du Pole multimodal à Hendaye

Deux actualités se télescopent, non sans interrogations, avec, en prime, un rassemblement citoyen prévu – Dernière minute:  Trains de nuit, remise en route: rassemblement samedi 2 à 10h gare d’Hendaye , 17h gare de Bayonne (débat). 

  • Un article nous informe:  « Mobilité transfrontalière : la gare d’Hendaye fait peau neuve » – Le pôle d’échanges multimodal d’Hendaye baptisé Elgarrekin a été inauguré le lundi 27 juin. Depuis la gare SNCF, une nouvelle sortie permet aux voyageurs d’accéder directement à la gare Euskotren…Le Maire Kotte Ecenarro a saisi l’opportunité pour rappeler à Alain Rousset Président de région Nouvelle-Aquitaine son opposition à la LGV du GPSO, ainsi que sa détermination pour des lignes favorisant les transports du quotidien. LIRE L’ARTICLE
  • Article de : « Pays basque : des manifestations prévues à l’occasion du retour du train de nuit Paris-Hendaye » – Le train de nuit Le Pyrénéen qui relie Paris à Hendaye sera relancé à partir du vendredi 1er juillet 2022. Cette ligne ne sera déployée que durant la période estivale « avec un horaire peu attractif en fin de parcours » au grand dam du collectif Oui au train de nuit. Qui déplore également un train qui ne passera pas la frontière espagnole « privant les voyageurs de correspondances possibles à Irún ». C’est pourquoi les militants du collectif appellent à un rassemblement, samedi 2 juillet à 10 heures à la gare d’Hendaye, à l’occasion de la première entrée du Pyrénéen en provenance de Paris-Austerlitz. Une demi-heure auparavant, ils auront rejoint leurs homologues espagnols de la Coordiandora española por el tren publico social y sostenible à la gare d’Irún.

    Débat à Bayonne – S’il s’agit de se féliciter du retour de ce service, la journée sera également le support d’une réflexion autour de « l’urgence de la mise en place d’un réseau de train de nuit ambitieux, notamment dans le sud de la France et la Péninsule ibérique, afin de contribuer à l’atteinte des objectifs de la COP 21 » grâce à un mode de transport économe en énergie et respectueux de l’environnement. Lequel permet, par le biais du report modal, de réduire « de 95 % les émissions de gaz à effet de serre » poursuit Oui au train de nuit.

    Cette option fera l’objet d’un débat à 17 heures à la gare de Bayonne, avant une nouvelle manifestation à 19 heures, à l’occasion du départ vers Paris du Pyrénéen.

    Au cours de cette journée, d’autres rassemblements auront lieu dans les gares Atocha et Santa Apolónia de Madrid et Lisbonne. Ainsi les divers collectifs réitéreront la demande d’une « mise en place d’une coopération entre les gouvernements et les opérateurs ferroviaires pour relancer les trains de nuit en France et dans la Péninsule ibérique. Ils demandent également l’électrification de toutes les lignes qui nécessitent encore des locomotives diesel et la possibilité de transporter des vélos dans les trains de nuit. »

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La LGV du GPSO non prioritaire pour le financement par la Commission Européenne!

BONNE NOUVELLE… TEMPORAIRE

La LGV du GPSO, au sein de centaines de projets structurants qui candidataient pour les aides financières, n’a pas été retenue comme prioritaire par la Commission européenne…Toutefois, les projets non encore acceptés seront revus en septembre; si le financement était non accepté, il conviendrait par ailleurs de s’interroger sur le vote de nos Collectivités qui ont accepté de compenser avec nos impôts, cette éventualité, en sus d’un nouvel impôt LGV (taxe si l’on habite à moins de 60mn d’une gare LGV): tous les élus en sont-ils conscients? Quand les populations seront-elles clairement informées des décisions des élus locaux sur ce nouvel impôt? Rappelons que plusieurs requêtes en justice sont en cours par ailleurs sur « l’insincérité » du financement (Elus, associations, citoyens). 

Communiqué de presse du Maire de Bordeaux, Pierre Hurmic

« L’Europe ne finance pas le GPSO : il est temps de lancer la modernisation des lignes existantes
L’Union Européenne ne financera pas le Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO) dans le cadre de son appel à projets 2021 du Mécanisme pour l’Interconnexion en Europe (MIE). Pierre Hurmic, qui avait mis en garde sur la fragilité du plan de financement de la ligne à grande vitesse vers Dax et Toulouse, renouvelle son appel à lancer une alternative à la LGV : la modernisation des lignes existantes, pour être au rendez-vous ferroviaire européen de 2027.
Interrogée en marge de la conférence annuelle des « Connecting Europe Days » qui a eu lieu ce mercredi 29 juin à Lyon, sous présidence française de l’Union européenne, Karima Delli, présidente de la Commission transports au Parlement européen, a déclaré : « Nous n’avons pas retenu le projet de nouvelle ligne à grande vitesse GPSO. Il nous a semblé que des alternatives, fondées sur les lignes existantes, permettraient de diminuer fortement l’empreinte environnementale du projet et seraient plus utiles à la mobilité quotidienne des habitants. »
Réaction de Pierre Hurmic, maire de Bordeaux :
« La subvention européenne comptait pour 20% du plan de financement du GPSO, estimé à plus de 14 milliards d’euros, soit 2,8 milliards. Après avoir imposé aux collectivités un calendrier précipité de vote de leurs participations financières, et avoir demandé une avance financière à la Région Nouvelle Aquitaine, l’Etat doit aujourd’hui prendre acte qu’il faut arrêter ce grand projet inutile et destructeur de la biodiversité.
Un nouvel appel à projets de l’Europe pour le Mécanisme pour l’Interconnexion en Europe sera lancé en septembre 2022. Il est encore temps de préparer, avec l’ensemble des collectivités, des partenaires et des territoires, une candidature sur la base de l’alternative au GPSO : la modernisation des lignes existantes. Cette modernisation permettra :
• La sauvegarde de 4 830 hectares d’espaces naturels, agricoles et viticoles, à l’heure où la biodiversité de notre territoire est notre meilleure alliée pour lutter contre le dérèglement climatique,
• Un maillage équilibré entre nos territoires ruraux et urbains,
• La suppression des bouchons ferroviaires du nord de Toulouse et du sud de Bordeaux,
• La circulation de trains à 250 km/h, entre Paris et Toulouse d’un côté, et Paris et l’Espagne de l’autre,
• De donner enfin la priorité aux trains du quotidien et au fret ferroviaire après des années de « Tout TGV ». Rappelons enfin que l’Espagne fera circuler en 2027 des trains à 250 km/h jusqu’à la frontière française.
Avec la modernisation des lignes existantes, nous pourrions être prêts pour ce rendez-vous ferroviaire européen de 2027. Une alternative deux fois moins coûteuse, plus responsable, plus réaliste, plus respectueuse de nos territoires. »
Contacts presse France-Laure Pons 07 61 85 53 72 – Service de presse presse@mairie-bordeaux.fr – 05 56 10 20 46 – twitter.com/bordeauxpresse – bordeaux.f
Peut être une image de texte qui dit ’BORDEAUX Jeudi 30 juin 2022 Communiqué de presse L'Europe ne finance pas le GPSO: il est temps de lancer la modernisation des lignes existantes’

Autre article de Rue89Bordeaux sur le sujet: « Douche froide pour les lignes à grande vitesse Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax. Le plan de financement élaboré par l’Etat tablait en effet sur un financement par l’Union européenne à hauteur de 20% de GPSO (grand projet ferroviaire du Sud Ouest), soit 2,8 milliard sur un coût total estimé à 14 milliards d’euros. Or ni la ligne à grande-vitesse Bordeaux-Toulouse, ni la branche vers Dax, pourtant située dans le corridor européen vers l’Espagne, ne figurent parmi les 135 projets d’infrastructures de transports qui seront aidés, à hauteur de 5,4 milliards d’euros, par l’Union européenne dans le cadre du Mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE). Les dossiers retenus ont été rendus publics ce mercredi 29 juin. »…LIRE.

 

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Ferroviaire du quotidien- Etat du réseau et ouverture possible à la concurrence des TER

ECONOMIE | « L’appel du rail » pour dénoncer l’état du réseau et l’ouverture à la concurrence – un article en Nouvelle-Aquitaine

EXTRAITS: « À quelques mois du renouvellement de la convention TER, prévue en octobre 2022 entre la Région et la SNCF, le Comité Social Économique TER Nouvelle-Aquitaine (CSE TER NA) a lancé, en avril dernier, les Agoras du train : 8 débats publics autour de l’avenir de la mobilité ferroviaire en Nouvelle-Aquitaine. Base de « l’Appel du rail », grande mobilisation citoyenne à destination de la Région, leurs propositions concrètes pour renforcer le service du train, réunies dans un livre blanc, ont été présentées à Alain Rousset lors de la dernière plénière, alors que se profile une possible ouverture à la concurrence. »… »La question épineuse de l’entretien du réseau et de la réouverture des petites lignes – « On appris le 8 juin que le contrat de performance qui lie l’État à la SNCF réseau jusqu’en 2030 a été signé dans le secret le 6 avril avant les élections présidentielles. Et ce contrat qui prévoit seulement 2,8 milliards d’euros d’investissement par année ne prend en compte ni la modernisation ni la réouverture de nouvelles lignes ferroviaires précédemment fermées. C’est à dire qu’on s’interdit, jusqu’en 2030 dans toutes les régions de France de moderniser le réseau et de rouvrir des petites lignes alors qu’à l’échéance 2030, le gouvernement et la SNCF communiquent sur un doublement du trafic voyageur. Donc, on voit bien que ce qui empêche le développement du service public ferroviaire, c’est l’état du réseau et son sous-financement acté jusqu’en 2030 au minimum », reprend Julien Bournique. »…

L’article entier à lire sur: L’appel du rail pour dénoncer l’état du réseau et l’ouverture à la concurrence – Aqui.fr

Le CADE confirme l’inquiétude liée aux insuffisances financières d’investissement de ce « contrat de performance », trains du quotidien et lignes devraient en souffrir – un article du CADE par P.Recarte: LGV ou trains du quotidien un non choix coupable de l’Etat

Dans la presse, un article de VRT renvoie au Contrat de performance dont l’insuffisance financière, couplé avec l’inflation, va amener à couper dans les « régénérations » ferroviaires: « SNCF Réseau compte réduire ses investissements sur le réseau ferroviaire « structurant » – « C’est un changement majeur dans la stratégie suivie jusqu’à présent par SNCF Réseau et un signal particulièrement inquiétant pour le transport ferroviaire : le gestionnaire des infrastructures s’apprête à réduire drastiquement son périmètre d’intervention sur le réseau ferroviaire. Selon nos informations, SNCF Réseau a calculé que l’inflation va représenter dans ses comptes un surcoût annuel récurrent de 400 millions d’euros. Il va donc devoir faire moins de travaux pour rester dans la même enveloppe financière.« . Article de VRT DU 22 06 2022

Autre article précédent du CADE sur le même sujet:  Ferroviaire – un article témoignage de cheminot

Bordeaux / Dax: on l’aura compris, les problèmes liés aux TER n’ont rien à voir avec la saturation de la ligne, pseudo saturation démentie par la SNCF elle-même en CSE. Ce qui n’empêche pas certains élus de ressortir le mauvais argument pour tenter de relancer, à chaque fois qu’il y a des retards ou autres difficultés, la nécessité d’une ligne nouvelle. C’est encore le cas dans l’article suivant: SO SNCF ligne pas saturée 24-06-22 -la traque des retards sur Bordeaux Dax

 

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LGV – Une réflexion instructive sur l’évolution du modèle économique

« Les métamorphoses du modèle économique de la grande vitesse ferroviaire » – A la lecture d’une étude d’Yves Crozet, Pierre Recarte, vice-président du CADE, en relève l’intérêt et en retire quelques paragraphes importants concernant la suite de l’évolution du modèle ferroviaire: « Cette étude d’Yves Crozet me semble digne d’être lue de bout en bout et d’être conservée dans nos archives. J’y ai découvert quelques arguments pertinents et des perspectives d’avenir inquiétantes que nous pouvons exploiter.« 

Voici une sélection de cette étude Morceaux choisis métamorphose des LGV Y Crozet[29456]  , ainsi que l’étude elle-même: ETUDE Changement du modèle économique des LGV Y Crozet[29452]

 

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Communication de Alda et Bizi! – formations d’été « climat / justice sociale »

Du 13 au 17 juillet : scientifiques et activistes donnent rendez-vous pour se former aux enjeux climatiques et sociaux ! Alda et Bizi! organisent un camp de formations sur le climat et la justice sociale au Trinquet Ibar, à Elizaberry, Mouguerre (64). Au programme : réflexions autour de la bataille climatique, interventions sur la crise du logement au Pays basque ou encore les alternatives territoriales pour un avenir soutenable, mais aussi échanges sur l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies de mobilisation efficaces.

Alors que la version finale du rapport du GIEC est attendue pour l’automne, les scientifiques du climat dressent un constat de plus en plus alarmant sur les conséquences de l’inaction climatique. Christophe Cassou, climatologue et co-auteur du 6e rapport du GIEC sera présent sur le camp de formations le samedi 16 juillet pour échanger avec la nouvelle génération qui se mobilise pour pousser les décideurs à prendre leurs responsabilités.

En transformant des logements dédiés aux habitants en meublés de tourisme permanents, Airbnb nous empêche de vivre sur notre territoire. Asier Basurto de Bizilagunekin, collectif luttant contre la pression touristique à San Sebastian et Xebax Christy, porte-parole d’Alda reviendront sur des campagnes victorieuses sur le sujet lors d’une conférence en langue basque le vendredi 15 juillet (traduction simultanée en français assurée).

Le programme complet est à retrouver ici : https://bizimugi.eu/wp-content/uploads/2022/06/Programme-camp-de-formations-version-Web.pdf.

Il est possible de s’inscrire à une ou plusieurs formations sur un ou plusieurs jours. Les inscriptions aux formations et aux repas se font ici : https://bizimugi.typeform.com/to/Que0qlk8 Lire la suite …

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« Le réchauffement climatique accélère l’extinction du vivant en Nouvelle-Aquitaine »

« Le réchauffement climatique accélère l’extinction du vivant en Nouvelle-Aquitaine », c’est le titre d’un article qui fait suite à une étude. (Article de Simon Barthélémy sur Rue89Bordeaux)

De nombreuses espèces sauvages endémiques de la région sont menacées de disparaitre à cause du changement climatique, préviennent les chercheurs de Cistude Nature à l’issue d’une étude scientifique au long cours, les Sentinelles du climat. L’association exhorte les collectivités à se lancer dans une stratégie de conservation des hotspots de biodiversité, mis en péril par l’agriculture intensive ou les projets d’urbanisme ou d’infrastructure.

« Il va falloir se regrouper entre associations pour faire comprendre aux décideurs qu’il y a le feu. C’est un scénario noir : on voit des pertes d’espèces y compris dans des réserves naturelles et des sites protégées, alors les naturalistes se demandent à quoi a servi 30 ans de travail ». Directeur de Cistude Nature, Christophe Coïc confesse donc avoir « le seum » ce jeudi lors de la présentation des résultats des Sentinelles du Climat. Cette vaste étude lancée en 2016 a entrepris de documenter l’impact du changement climatique sur la biodiversité en Nouvelle-Aquitaine.

Celle-ci confirme « que les ours blancs sur leurs glaçons ne sont pas les seules victimes » du réchauffement global qui, après les changements d’usage des terres et la surexploitation du vivant, est une cause majeure de la 6e extinction massive des espèces – la seule population mondiale des vertébrés terrestres a baissé de 68% depuis 1970. Alors que la Nouvelle-Aquitaine est une des régions de France comportant la biodiversité la plus riche, de par la variété de ses milieux et la présence de vastes zones non occupées par l’homme (Pyrénées, cordon dunaire, landes…), elle est aussi l’une des plus exposées à l’élévation des températures – déjà +1,5° depuis 1900.

« Appauvrissement drastique » – D’où la démarche des Sentinelles du climat, un projet initiée dans la foulée du rapport Acclimaterra et soutenu par l’Union européenne dans le cadre du FEDER, la Région Nouvelle-Aquitaine, le Département de la Gironde et le Département des Pyrénées-Atlantiques.

L’apollon, espèce sentinelle des montagnes (Mathieu Molières/Cistude Nature) – Pour mesurer l’impact sur les espèces sensibles à cette mutation, 182 stations ont été dispatchées dans des écosystèmes de la région afin de dénombrer les espèces animales et végétales. Et les conclusions sont sans équivoque : « Papillons, lézards, grenouilles, marmottes, libellules, criquets et végétation de leurs habitats… Les suivis sur le terrain ne laissent pas beaucoup de place à l’optimisme. Bon nombre des espèces sentinelles du climat suivies depuis 6 ans verront leurs populations s’amoindrir, leurs aires de répartition se réduire peu à peu jusqu’à parfois disparaître. La biodiversité néo-aquitaine actuelle est inexorablement vouée à un appauvrissement drastique ».

Des espèces endémiques de la région, et typiques de certains écosystèmes (montagne, prairies, zones humides, littoral), sont d’ores et déjà affectées par l’augmentation des températures et la sécheresse. C’est le cas du Nacré de la Filipendule, explique Fanny Mallard, responsable scientifique du programme : « En 2019, le thermomètre a dépassé les 40° ce qui a entraîné une baisse de leur présence observée dans les pelouses sèches, dites calcicoles. Alors qu’on voyait 10 à 15 individus par stations, il n’y en avait plus que 3 ou 4. Ces espèces sont pourtant spécifiques de milieux habitués à de fortes chaleurs, dans des pelouses sur des coteaux calcaires. Mais on va avoir de plus en plus de températures dépassant les 35° et elles en souffriront. »

Pas de lézard – Aussi, selon les trois scénarios climatiques déterminés par le GIEC en fonction des capacités de l’humanité à réduire ses émissions de gaz à effet de serre, le nacré de la flipendule est voué d’ici 2100 à une baisse de sa population allant de -50 à -97%, soit une probable extinction cause par la méditerranéisation du Sud Ouest. Idem pour l’apollon, un grand papillon emblématique des Pyrénées, et dont la chenille a besoin de neige pour s’isoler du froid l’hiver.

Le lézard ocellé, espèces sentinelles des dunes atlantiques (Matthieu Berroneau/Cistude Nature) – Ces deux espèces, très dépendantes de leur milieu, pourront difficilement migrer. D’autres ont déjà commencé à le faire, comme le lézard des murailles, très commun dans les Pyrénées : depuis 2011, il a gagné 122 mètres d’altitude, pour s’installer à plus de 2000 m, « là où seul le lézard de Bonnal, endémique de la partie centrale des Pyrénées, était présent jusqu’alors ».

Pour permettre au lézard ocellé de survivre sur la dune atlantique, qui disparait sous l’effet de l’érosion du littoral, et entraine une diminution et un morcellement de l’habitat de ce reptile, Cistude Nature travaille avec l’ONF pour créer des corridors écologiques lui permettant de se déplacer en cas de recul du trait de côte.

Landes and freedom – Les zones humides ne sont pas non plus épargnées par le réchauffement climatiques, notamment les landes. « De plus en plus sèches, elles verront une probable disparition de l’Azuré des mouillères », poursuit Fanny Mallard:

« Ce papillon se déplace peu et il y a peu de chance qu’il colonise d’autres zones. En 2017, un printemps plus chaud et sec a entraîné une diminution d’autres espèces de papillons spécifiques aux landes humides, dont le cycle biologique a été modifié, avec un développement plus précoce des larves. On fait le même constat pour la Rainette ibérique, qui a besoin de se plaquer contre la végétation pour éviter de se dessécher, et subit donc les effets négatifs de la sécheresse. »

La rainette ibérique, sentinelles des lagunes des landes (Matthieu Berroneau/Cistude Nature) – D’où la nécessité de « maintenir une diversité de microhabitats et des microclimats frais », estime l’écologue, car « la rapidité du réchauffement climatique ne laisse pas assez de temps aux espèces pour s’adapter », ni souvent d’échappatoire pour changer d’air.

Faire bouger les collectivités – L’association a identifié des hotpots de biodiversité vulnérables « qu’il serait particulièrement intéressant de protéger pour des enjeux de conservation des espèces », dans le cadre d’une stratégie régionale. La sauvegarde du triangle landais, dont les zones humides sont menacées d’assèchement des zones humides serait une priorité, estime Christophe Coïc.

« Il faut arrêter de planter du pin au bord des lagunes, ou de cultiver du maïs, car ils pompent dans les nappes phréatiques. Or il y a dans ce triangle des reliquats de l’ère glaciaire, des espèces liées à la dernière glaciation que l’on ne trouve qu’ici et dans le nord de l’Europe. »

Autre menace pesant sur le secteur : les projets de LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax. « Oui, ce serait impactant, et on est bien entendu contre, même si les grands projets comme GPSO bénéficient quand même d’un suivi par l’Etat pour limiter leurs effets. A côté, il y a des dizaines de projets d’urbanisation, y compris dans l’agglomération bordelaise, qui impactent de manière considérable la biodiversité en artificialisant des terres agricoles, et ceux là passent sous les radars. »

Cistude Nature espère donc faire bouger les collectivités – « qui n’ont pas encore saisi l’urgence de la défense du vivant et du monde sauvage, contrairement au grand public et aux médias ». Alors que son programme vient d’être dupliqué en Occitanie, et pourrait l’être en Normandie et en Bretagne, l’association espère bien voir reconduit leur soutien financier aux Sentinelles du climat.

 

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Halte à la spéculation! samedi 25 juin, Ainhoa

Ainhoa dit « non » à la spéculation immobilière – un article de Mediabask 

« À l’appel de l’association Ainhoa Beti, plus d’une centaine de personnes ont manifesté samedi 25 juin à 11 heures au départ du rond-point à l’entrée d’Ainhoa, pour dénoncer la vente d’une maison à 1 940 000 euros, soit près de quatre fois le prix de son achat il y a environ un an….LIRE L’ARTICLE 

Précédemment – L’ association Ainhoa beti communique et compte sur votre mobilisation:

« Nous organisons à Ainhoa une manifestation contre la spéculation, cela concerne bien sûr tout le Pays Basque (et d’autres contrées).

Nous nous rassemblerons le samedi 25 juin à 11h à l’entrée du village. C’est organisé par l’association Ainhoa beti, mais nous souhaitons que ce soit porté par la société civile, qu’elle s’implique. Les associations partenaires peuvent venir avec leurs banderoles bien sûr.

Pour information, la maison dont il est question sur le prospectus a été achetée 470 000 euros il y a environ 1 an, et elle est mise en vente 2 000 000 euros. Pas besoin d’être bon en maths pour comprendre…Une autre maison (rien d’exceptionnel) s’est vendue 960 000 euros en moins d’un mois sur Ainhoa. Un T2 est en vente 460 000 euros…

Comment allons-nous pouvoir continuer à vivre au Pays Basque? D’avance merci pour votre relai et votre présence. Tous unis nous serons plus forts. »

Le CADE soutient et appelle à participer: la spéculation immobilière déjà présente sur la côte s’étend maintenant vers l’intérieur. Nous devons préserver les terres agricoles et, dans le même temps,  permettre aux habitants de vivre, travailler sur le territoire sans devoir faire quotidiennement des déplacements d’éloignement qui engorgent les axes routiers et coûtent cher. Il est temps de nous mobiliser pour empêcher la spéculation immobilière.

 

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LGV : le point des dernières infos

L’association Nivelle-Bidassoa vient de publier le dernier numéro de sa revue consacrée à la LGV, qui récapitule les événements de ces dernières semaines. Le combat continue !

Vous pouvez le lire ici :Infos sur la ligne n°64

Tous les numéros de cette revue sont disponibles sur notre site à la rubrique « Transports » puis « Infos sur la ligne : le journal ».

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Une attaque de la Loi ZAN par l’Association des Maires de France

La Loi ZAN, c’est l’objectif de « Zero Artificialisation Nette » des terres, contre l’étalement urbanistique. L’objectif de sobriété foncière était déjà inscrit dans la Loi SRU, mais insuffisamment pour empêcher l’artificialisation de trop « d’espaces naturels ».
Un article de Libération vient rappeler que le débat n’est pas terminé quant à cette loi: les points de vue s’affrontent avec, du côté des Maires, l’argument du besoin en logement, infrastructures de transport et de réindustrialisation, créant une inégalité entre les territoires ainsi que des communes au niveau des SCOT. Que l’on se fasse une idée à la lecture de l’article…

EXTRAITS – L’Association des maires de France attaque deux textes de loi imposant aux communes de freiner au maximum l’urbanisation pour atteindre le «ZAN». Un objectif louable à condition qu’il n’aggrave pas la crise du logement.

Le ZAN est-il menacé d’embourbement ? Cet objectif de sobriété foncière est pourtant l’une des principales avancées de la loi Climat et Résilience adoptée en août 2021. Le titre V de la loi, intitulé «Se loger», comporte ainsi plusieurs dispositions visant à adapter les règles d’urbanisme pour lutter contre l’étalement urbain et protéger les écosystèmes. A commencer par son article 191, qui prescrit de diviser par deux le rythme d’artificialisation des sols tous les dix ans pour atteindre l’objectif national de «zéro artificialisation nette» (ZAN) en 2050 – la consommation de référence étant celle observée au cours des dix années précédant la promulgation de la loi. Cet objectif n’est pas incantatoire, il sera inscrit dans le code de l’urbanisme et nécessitera que les communes et intercommunalités adaptent leurs documents de planification.

En France, 20 000 à 30 000 hectares sont artificialisés chaque année, selon le ministère de la Transition écologique, qui le définit ainsi : «Ce phénomène consiste à transformer un sol naturel, agricole ou forestier, par des opérations d’aménagement pouvant entraîner une imperméabilisation partielle ou totale, afin de les affecter notamment à des fonctions urbaines ou de transport (habitat, activités, commerces, infrastructures, équipements publics…).» Pour respecter le ZAN, les communes sont encouragées à construire dans le périmètre de zones déjà urbanisées, notamment en recyclant des friches. Sinon, elles devront compenser en «renaturant» des surfaces construites. Ainsi, l’artificialisation nette des sols est définie par la loi comme «le solde de l’artificialisation et de la renaturation des sols constatées sur un périmètre et sur une période donnés» »…LIRE LA SUITE SUR LE LIEN D’ARTICLE

 

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Autoroute ferroviaire Cherbourg-Mouguerre : communiqué de presse commun du CADE et de Mouguerre Cadre de Vie

Pour dénoncer le projet d’autoroute ferroviaire Cherbourg-Mouguerre et l’absence de concertation à Mouguerre, le CADE et l’association Mouguerre Cadre de Vie ont publié un communiqué de presse commun envoyé à la presse de Cherbourg. Nous espérons ainsi alerter les habitants de Cherbourg alors qu’une concertation du public démarre chez eux (jusqu’au 15 juillet), puisque ce sont 7 passages à niveaux qui devront être fermés en plein centre-ville.

Le report modal espéré ne sera que dérisoire (84 camions par jour grand maximum alors que le trafic à Biriatou est de 9000 camions par jour). Investir 58 millions d’euros d’argent public et artificialiser plusieurs hectares de terres humides à Mouguerre, bloquer Cherbourg deux fois par jour, le tout pour grand maxi 84 camions ! On est loin du « projet ambitieux » décrit.

A Mouguerre, pas de concertation du public prévue, mais une simple « information préalable » qui ne permettra pas d’interagir avec les décideurs. C’est donc une revendication que nous portons qu’il y ait concertation à Mouguerre et enquête publique pour l’ensemble du projet.

Lire le communiqué de presse envoyé à Cherbourg ici : communiqué presse autoroute ferroviaire Mouguerre

Lien vers la concertation à Cherbourg (la réunion publique annoncée le 29 juin ne sera malheureusement qu’en présentiel) : http://www.pna-ports.fr/web/projet_de_ferroutage_cherbourgbayonne.html

 

 

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Littoral et traitement des eaux usées – la problématique d’Ostreopsis

Un communiqué de presse de la commission EAU du CADE concernant la problématique d’Ostréopsis est paru. Pendant qu’en France nous faisons « des plans », nos voisins agissent!

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par S.Peres Pierron – Ostréopsis CPO VF – « Comme relaté dans la presse nous sommes heureux d’apprendre les mesures préparées pendant l’année par l’IFREMER , l’ARS et la communauté d’agglomération du pays basque pour se protéger de la microalgue toxique Ostréopsis : La DOUCHE !.. Et pour les personnes fragiles : « elles ne doivent pas fréquenter la plage et ses abords. » Des mesures individuelles restrictives: mais « Quid » des actions préventives de nos collectivités?

Pour définir des actions essayons de comprendre les causes

Vous aurez remarqué que la seule cause avancée est le changement climatique, laissant à des échelons supérieurs la décision d’agir.  Sur la côte basque, nous le rappelons chaque année, les rejets humains augmentent avec la population et les Stations de Traitement des Eaux Usées (STEU) sont insuffisantes en capacité et en performance, seulement équipées d’un traitement biologique ou secondaire. Nous déplorons donc l’absence de suivi des nutriments Azote et Phosphore sous prétexte que Ostreopsis est mixotrophe se nourrissant pour moitié par photosynthèse( à partir de la lumière ) et moitié d’autres espèces. Pourtant, même si le rôle des nutriments n’est pas très bien défini dans la prolifération, ils restent un paramètre important. Des publications en Adriatique montrent le lien entre abondance d’Ostreopsis et rejets. D’autres montrent une affinité de l’espèce avec la forme ammonium de l’azote (celui rejeté par les STEU) et d’autres parlent de l’importance de l’apport azote phosphore à l’équilibre.

Si nous avions une vision globale en rattachant le problème des microalgues à celui de l’augmentation des algues vertes que nous avons au printemps, aux pullulations de germes fécaux qui font fermer les plages ou plus largement aux cocktails de micropolluant: il devient évident que notre levier d’action se situe au niveau des STEU.

Pendant ce temps nos voisins agissent Lire la suite …

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La Via Campesina appelle les États à sortir de l’OMC et à créer un nouveau cadre basé sur la souveraineté alimentaire

Communiqué de presse de la Via campesina – Note de l’éditeur :

La Via Campesina compte parmi ses membres 181 organisations paysannes dans plus de 80 pays. Le réseau paysan mondial et ses alliés ont mené les négociations à l’ONU pendant 17 ans, ce qui a conduit les Nations Unies à adopter la Déclaration des Nations Unies sur les Droits des Paysans et Autres Personnes Travaillant dans les Zones Rurales (UNDROP) en 2018.

Dossier de presse : https://linktr.ee/laviacampesina_FR

Genève, le 15 juin 2022 – La Via Campesina, le mouvement paysan mondial représentant les voix de plus de 200 millions de petit·es paysan·nes d’Asie, d’Afrique, d’Europe et des Amériques, a été mobilisé toute cette semaine contre l’OMC. La crise alimentaire qui frappe le monde aujourd’hui est une preuve supplémentaire que le libre-échange – loin d’apporter la sécurité alimentaire – affame les peuples.

L’Organisation mondiale du commerce a une fois de plus échoué à proposer une solution permanente quant aux stocks publics à des fins de sécurité alimentaire. Depuis plus de huit ans, les pays riches bloquent les propositions concrètes des membres africains et asiatiques du G33 à cet égard. […]

L’agenda socio-économique des pays les plus pauvres et à faible revenu n’est pas la priorité de l’OMC. La preuve : son incapacité à fournir un mécanisme de sauvegarde contre le « dumping » des pays riches et son approche des subventions à la pêche au détriment des petit·es pécheur·euses. Il ne sert à rien d’essayer de réformer une institution construite pour favoriser les intérêts commerciaux d’une poignée d’entreprises multinationales.

Suite de l’article avec les témoignages, pour différents pays, ainsi que les propositions: Lire la suite …

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Une antenne 4G « débranchée » sur décision de justice

Petit à petit, la réalité de l’impact des champs électromagnétiques (CEM) commence à atteindre quelques « unes » des journaux.

Mais évidemment il faut endurer quelques tristes constatations pour éveiller la conscience des pouvoirs publics, repliés derrière des législations venus d’on ne sait où et promues pas des entités plus enclines à protéger un statu quo plutôt que de lancer les études qui pourraient établir la réalité de l’impact des CEM (cas de l’ICNIRP dont les directives sont maintenant internationalement contestées et du Décret n°2002-775 du 3 mai 2002 pris en application du 12° de l’article L. 32 du code des postes et télécommunications qui ne fait que recopier ces directives).

Une lueur d’espoir nous vient du Massif Central où les exploitants d’un GAEC ont obtenu du Tribunal Administratif de Clermont Ferrand de « débrancher une antenne 4G » pour analyse de son impact à la suite de la mort plusieurs bêtes de cheptel de vaches de cette exploitation.

Une antenne 4G « débranchée » sur décision de justice après la mort de dizaines de vaches

Ainsi sur le site du Tribunal administratif de Clermont-Ferrand nous pouvons lire :

Depuis la mise en service d’une antenne de téléphonie mobile à 250 mètres de l’étable, le comportement des vaches laitières d’une GAEC est inquiétant : diminution d’un tiers de la production, regroupement des animaux, mortalité des veaux multipliée par 4.

« Par une ordonnance de référé, le juge judicaire, à la demande de ce GAEC d’élevage laitier, a ordonné une expertise aux fins de déterminer l’impact du fonctionnement d’une antenne relais de téléphonie mobile sur le comportement des vaches laitières, construite par O. En revanche, sur demande de l’expert, ce juge s’est estimé incompétent pour ordonner l’arrêt du fonctionnement de l’antenne pour pouvoir observer le comportement de ces vaches.

Saisi par la voie du référé mesures utiles, le juge administratif des référés a retenu l’urgence et l’utilité (sans qu’il soit fait obstacle à une décision administrative) : il a ordonné cet arrêt provisoire de l’antenne, avec toutes les mesures prises pour la sécurité publique, notamment l’organisation des secours, et ce durant deux mois, pour permettre à l’expert d’observer le comportement de ces animaux, par nature dix fois plus sensibles que l’homme aux effets de l’électricité. »

L’ordonnance correspondante est disponible ici.

Nous devons avoir à l’esprit que le « New Deal Mobile » consiste à développer tout un ensemble d’antennes  mobiles « 4G » et « 5G » (700 Mhz) dans la mojorité des zones rurales sans forcément tenir compte de la mutualisation possibles des pylônes et sans forcément tenir compte des imapcts potentiels sur les personnes, les animaux  et la flore.

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