LGV, hêtraie du Ciron…mobilisation pour sauver une forêt millénaire

A la rescousse de la hêtraie du Ciron, une des plus anciennes forêts d’Europe – ARTICLE rue89

Menacée par l’urbanisation, les pratiques agricole et sylvicole ou les espèces invasives, la hêtraie du Ciron (Sud Gironde) doit maintenant faire face au réchauffement climatique. Passée de 30 kilomètres de long au début des années 90 à 4,5 km aujourd’hui, elle fait l’objet d’un programme de recherche et de plantation afin de limiter sa disparition. Le maintien de cette forêt de plus de 40 000 ans est un enjeu pour l’ensemble du microclimat de la vallée du Ciron, unique et fragile…LIRE LA SUITE DANS L’ARTICLE

A Uzeste, des citoyens rachètent la forêt pour la protéger

Et la LGV dans tout ça ? 

(Tracé du projet de LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax, en rouge dans la vallée du Ciron.) En 2014 et 2015, les associations écologistes comme la Sepanso ainsi que plusieurs propriétaires de grands crus classés du Sauternais se sont mobilisés contre le projet de ligne à Grande Vitesse Bordeaux-Dax et Bordeaux-Toulouse. Dans sa contribution à l’enquête publique menée en 2014, le syndicat du Ciron alertait sur le tracé de la LGV « extrêmement dommageable pour le bassin versant » avec plus de 30 cours d’eau traversés et 3 viaducs prévus sur le Ciron lui-même.

 » Le bassin versant est scindé en 3 parties par plus de 70 km de lignes nouvelles qui épousent de façon déconcertante le tracé du Ciron », expliquait-il alors.

« On a déjà eu l’A65, ce n’est pas possible d’avoir la LGV, se désole Alexandra Quenu, animatrice Natura 2000 au syndicat du Ciron. La partie vignoble et hêtraie sera isolée de la partie sud, avec de graves conséquences sur la continuité écologique, les microclimats et le fonctionnement de la zone humide ».

Si le projet ne fait plus la une de l’actualité, il semble néanmoins continuer son petit bonhomme de chemin. Ainsi le projet a été reconnu « prioritaire » en 2018 par Elizabeth Borne alors ministre des Transports (et désormais de la transition écologique), mais avec un horizon lointain (à partir de 2028 pour le tronçon Toulouse-Agen, puis d’ici 2037 pour Agen-Bordeaux).

En octobre dernier lors d’une visite à Toulouse, le Ministre de l’Action et des Comptes Publics Gérard Darmanin s’est dit prêt à accompagner les collectivités locales (Région Nouvelle Aquitaine et Occitanie notamment) dans la création d’une société de financement, avec création d’une fiscalité dédiée pour financer le projet en dehors des budgets de l’Etat et des collectivités. Mais la création d’un taxe locale supplémentaire résonne dangereusement aux oreilles, un an après la crise des Gilets Jaunes.

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