Qui veut la peau de la SNCF?

Alors que les cheminots dénoncent à nouveau les restrictions budgétaires  qui ont amené à supprimer des personnels dans les trains, il est bon de se souvenir de ce qui a occasionné ce choix…et d’autres, tout aussi peu recommandables! Un choix politique, tout simplement.

Un article: Comment la dette de la SNCF enrichit les marchés financiers, au détriment des cheminots et des usagers

Sous prétexte de sauver la SNCF, endettée de près de 50 milliards d’euros, le gouvernement Philippe prépare une profonde réforme du secteur ferroviaire, ouvrant la porte à sa privatisation de fait. Présentée comme la conséquence de performances insuffisantes de l’entreprise, cette dette résulte pourtant très largement de choix politiques et organisationnels antérieurs. Loin des fantasmes sur le statut des cheminots, Basta ! retrace l’histoire de cet endettement, qui constitue aussi une rente annuelle de plus d’un milliard d’euros pour les marchés financiers. Pour en venir à bout, d’autres solutions sont possibles.

Article: Baisse des effectifs, hausse des tarifs, qualité de service moyenne : les réalités de la privatisation du rail

Voilà la réalité!
La promesse est toujours la même. En brisant les monopoles publics au profit d’un marché concurrentiel, la dérégulation permettrait de faire chuter les prix et d’améliorer la qualité pour les usagers, devenus des «clients». Et si on jugeait sur pièces ? En mai 2018, nous avons fait le bilan dans le transport ferroviaire de deux décennies françaises d’ouverture à la concurrence, en visualisant ses effets sur les tarifs, sur l’emploi, ou encore sur les investissements.

Article: On assiste à une déshumanisation des trains et des gares.

Article: Comment la SNCF a créé des centaines de filiales pour mieux préparer le démantèlement du transport ferroviaire

En 2020, le transport ferroviaire en Europe sera totalement ouvert à la concurrence. En France, ce sera la fin du monopole de la SNCF sur le transport de voyageurs. L’opérateur public historique se prépare depuis de longues années aux affres de la « concurrence libre et non faussée ». Des myriades de filiales ont été créées, en France comme à l’étranger, réduisant les salaires, flexibilisant l’organisation, entamant le contingent des cheminots sous statut. Malgré les discours enthousiastes sur les bénéfices de ce basculement pour les « consommateurs », la réalité qui se profile ressemble davantage à un service de transport au rabais, ainsi qu’à des conditions de travail fortement dégradées pour les salariés.
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