A propos des nuisances des LGV: des avancées en aval…

Les riverains des lignes à grande vitesse (LGV) qui ont ouvert à l’été 2017 sont enfin entendus. Depuis l’inauguration des tronçons – Rennes-Paris et Tours-Bordeaux –, ils protestent vivement contre les nuisances sonores et vibratoires lors du déboulé des trains lancés à pleine vitesse. Des nuisances décrites comme insupportables par les intéressés, destructrices de leur sommeil et de leur patrimoine immobilier quand ils ont le malheur d’être propriétaires en bordure des voies.

Jeudi, un communiqué d’Élisabeth Borne leur a apporté du baume à cœur. La ministre des Transports a reçu le rapport qu’elle avait commandé, il y a un an, au Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD), un service expert de son ministère. Le document valide les nombreuses plaintes qui émanent de la Charente, de la Charente-Maritime et de la Gironde depuis bientôt deux ans. « Le rapport identifie l’existence de nuisances avérées, liées non pas à un niveau de bruit régulier mais à des pics de bruit élevés lors du passage des trains. Si le bruit est donc limité en moyenne, la situation reste insupportable pour les riverains en raison de ces pics », indique Élisabeth Borne.

Les règles inadaptées

Cet état de fait n’est pas causé par une transgression de la réglementation que se permettrait Lisea, le concessionnaire de l’infrastructure. Les rapporteurs ont certes relevé « certains dépassements de seuil » mais l’essentiel n’est pas là. La réglementation est surtout inadaptée quand il s’agit d’apprécier les effets des pics de bruit.

La ministre se prononce pour « la définition d’indicateurs plus pertinents et une meilleure connaissance sur l’impact des pics de bruit sur la santé ». Dans l’immédiat, l’État entend consacrer 22 millions d’euros – financés pour partie par les collectivités locales – à des travaux au cas par cas sur le tracé de la LGV Tours-Bordeaux. Il s’agirait de rehausser des talus protecteurs des habitations, de prolonger des murs anti-bruit, voire d’isoler des maisons.

Reste à savoir si ces chantiers de protection phonique vont suffire à ramener le sourire au long des 302 km de l’infrastructure. À suivre.

https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/rapport-sur-nuisances-generees-tgv-elisabeth-borne-annonce-mise-en-oeuvre-des-mesures-necessaires

https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/sites/default/files/2019.04.30_rapport_%20bruit_lgv.pdf

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