Le 28 septembre, le CADE a adressé une lettre aux inspecteurs de la DREAL. Elle rejoint et complète les demandes et préoccupations du maire de Boucau adressées aux Préfets des Pyrénées-Atlantiques et des Landes, concernant un cas de pollution aérienne irritante du côté de l’entreprise CELSA France à Boucau.
L’attention du CADE avait été attirée par la vigilance militante à propos d’un article de la ville de Boucau relatant un incident industriel en septembre. https://www.facebook.com/share/1JvLTvgHYx/
Nous nous sommes intéressés au fondement réglementaire de l’activité à l’origine de l’incident : l’arrêté autorise, au titre de la rubrique ICPE 2791, la valorisation en amendement agricole de 4 000 t/an de déchets de réfractaire et 40 000 t/an de scories blanches produits par l’aciérie. Cette autorisation semble correspondre précisément à l’activité décrite par CELSA France dans son communiqué du 7 septembre 2026 comme étant à l’origine des envols de fumées.
Nous constatons cependant que cet arrêté, dans son état actuellement accessible au public, ne comporte aucune prescription spécifique encadrant les conditions de stockage de ce mélange basique face à l’exposition aux intempéries — alors même que la réaction exothermique à l’origine de l’incident est directement imputée, selon les termes de l’exploitant, à un contact accidentel entre la chaux et l’eau de pluie.
Nous souhaiterions donc obtenir confirmation :
· que l’activité et les conditions de production à l’origine de l’incident sont bien intégralement couvertes par cet arrêté, ou par d’autres prescriptions que nous n’aurions pas identifiées ;
· si de telles prescriptions de stockage existent par ailleurs (couverture, protection contre les eaux pluviales, etc.), et si elles ont été respectées le 7 septembre 2026 ;
· si l’absence apparente de prescription spécifique sur ce point sera corrigée dans le cadre d’une révision de l’arrêté encadrant cette activité.
Au-delà des mesures ponctuelles évoquées dans le courrier de Monsieur le Maire de Boucau, nous souhaiterions savoir :
· si un contrôle inopiné a été diligenté par la DREAL sur le site de CELSA France depuis le 7 septembre 2026, en lien avec cet incident ;
· si les résultats de ce contrôle, ou à défaut le dernier rapport d’inspection disponible sur ce site, peuvent être communiqués ou rendus publics sur Géorisques.
Nous nous associons pleinement à la demande du Maire de Boucau concernant l’organisation d’une réunion réunissant l’ensemble des parties prenantes, ainsi qu’à sa proposition d’un dispositif pérenne de surveillance de la qualité de l’air sur le territoire de Boucau, incluant une information directe et transparente des habitants. Notre lettre à la DREAL, Service de l’Etat : Lettre_CADE_Incident_CELSA