Ferroviaire – NO TAV le Lyon-Turin continue à provoquer des oppositions

Pour rappel, le CADE a soutenu l’opposition franco-italienne contre le projet de LGV du Lyon-Turin (No Tav – voir notre article sur la Charte d’Hendaye contre les GPII LGV – Coordination contre les Grands Projets Inutiles | CADE : Collectif des Associations de Défense de l’Environnement du Pays-Basque et du sud des Landes (cade-environnement.org)).
Rebondissement aujourd’hui avec une demande d’enquête parlementaire en France.🔴 Le Lyon-Turin serait hors-la-loi! 86 députés demandent à faire la lumière sur le non respect des lois sur l’eau et de la Directive européenne dans ce dossier. 

Texte communiqué par le député G.Amard –

« Non Monsieur le ministre, la France ne doit pas financer un projet hors-la-loi en Chartreuse comme ailleurs. »
Communiqué :
« Le ministre chargé des transports Clément Beaune a rencontré mercredi 14 septembre les élus de Lyon pour évoquer le projet de la construction de tunnels transfrontaliers et de ses tunnels d’accès entre Lyon et Turin, dit projet Lyon-Turin. D’après des informations ayant fuité sur les réseaux sociaux et dans la presse, le ministre aurait décidé que le scénario retenu serait celui du grand gabarit pour les tunnels d’accès français, avec un tunnel monotube réservé au fret ferroviaire sous le massif de la Chartreuse.
Je le répète une nouvelle fois : les travaux sont prévus au cœur même des périmètres de protection rapprochés des captages d’eau de nombreuses communes en chartreuse comme tout le long du tracé. C’est interdit par les lois sur l’eau et contraire à l’article 4 de la directive (européenne) cadre sur l’eau. La société TELT siphonne la montagne de plus de 150 litres d’eau par seconde rien que sur des travaux préparatoires en Maurienne, pour construire les tunnels et réduire la pression sur les futurs tunnels. Par an, ce seront de 60 à 125 millions de mètres cubes par an qui seront déversés dans la rivière l’Arc (vallée de la Maurienne, Savoie). Pourtant, une alternative existe : organiser le fret ferroviaire sur la ligne et les tunnels existants (actuellement sous-utilisés) pour organiser le report de 800 000 camions sur des trains. Le coût de cette solution simple est faible – 200 millions d’euros – au regard du budget du projet des tunnels de Lyon à Turin sous Chartreuse, Belledonne, Glandon… (30 milliards d’euros).
Pourtant le Gouvernement accélère. Pourtant lors des questions au gouvernement du 26 juillet 2022, Clément Beaune a insisté sur la nécessité que les collectivités françaises concernées prennent part à son financement. Des communes et intercommunalités responsables de la protection de périmètre de captage devront co-financer des travaux remettant en cause leur approvisionnement en eau potable !
A l’Assemblée nationale, j’ai interpellé la Première ministre, le ministre des transports, la secrétaire d’Etat chargée de l’Europe et Jean Castex nouveau président du conseil d’administration de l’Agence des infrastructures de transport de France. Le 5 septembre, j’ai déposé une proposition de résolution (co-signée par 86 autres député.e.s) visant à la création d’une commission d’enquête afin de faire toute la lumière sur ce projet.
Le Gouvernement s’apprête à présenter le projet de loi de finances (PLF). Je lance l’alerte : pas un euro ne doit aller au projet Lyon-Turin ni dans le PLF, ni via ses agences. J’y serai très vigilant. » #eau #LyonTurin
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