Dans l’agenda de l’U.E.: le chlorpyrifos

Insecticides : les dangers du chlorpyrifos, produit toxique toujours utilisé dans l’UE« Les dangers du chlorpyrifos, produit toxique toujours utilisé dans l’UE – La licence du chlorpyrifos, qui fait l’objet d’une évaluation scientifique, pourrait ne pas être renouvelée fin janvier 2020. Si l’insecticide est déjà interdit dans certains pays européens, l’exposition se poursuit par le biais des produits importés. Des traces sont ainsi retrouvées dans les oranges, les pommes, la laitue… Et jusque dans l’urine des enfants et le cordon ombilical des femmes enceintes. »

la licence U.E. doit prendre fin en janvier 2020 et donne lieu à un lobbying intensif. Un article du Monde en fait état: « Devant l’imminence de l’interdiction du chlorpyrifos en Europe, les fabricants contre-attaquent – Malgré des données démontrant l’extrême toxicité de cet insecticide, les fabricants veulent prolonger son existence. »

EXTRAITS – L’arrêt de mort d’un pesticide prend rarement la forme d’une réglementation européenne. C’est ainsi, pourtant, que le chlorpyrifos devrait bientôt disparaître. La Commission européenne s’apprête à demander aux Etats membres de voter l’interdiction de cet insecticide au dossier scientifique fort chargé. Mais, alors que les données démontrant son extrême toxicité pour le cerveau du fœtus et du jeune enfant s’accumulent, les fabricants font pression sur les autorités pour prolonger son existence légale, comme le montrent des documents que Le Monde s’est procurés. L’autorisation du chlorpyrifos dans l’Union européenne (UE) arrive en effet à échéance le 31 janvier 2020.

A la tête de cette opération de lobbying, le groupe américain Corteva, entité née de la fusion de Dow, inventeur du produit, et de DuPont. « La réglementation ne doit pas se fonder sur une pression publique provoquée par des militants qui n’ont pas confiance dans le système réglementaire légal, mais sur des preuves solides », ont argué les représentants de la firme auprès des responsables du dossier à la Commission qu’ils ont rencontrés en janvier, indique un compte-rendu interne de la direction générale de la santé.

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