DECHETS – réponse à un article et conférence de presse

Le CADE passe désormais un temps important en justice, contre les décharges sauvages du BTP. qui polluent eau et sols, pullulent, et telles des verrues défigurent le territoire!

Les derniers dossiers: DOSSIER St Pée 15 et 16, et St Jean de Luz  DOSSIER 1052 ch de Chantaco , ainsi que la réalité du dialogue avec les services publics (telle la DDTM), nous amènent à organiser une nouvelle conférence de presse: le 11 décembre, à 10h, MVC du Polo Beyris à Bayonne.

sud ouest fbtp Un article était paru sur la position de la fédération du BTP que nous commentons ci-après.

Nous sommes en phase :

– Sur la responsabilité des donneurs d’ordre quels qu’ils soient (incluant maîtres d’ouvrage publics et privés) car les MAO sont en très grande partie responsables de la traçabilité des déchets.

– Sur l’insuffisance de solutions de stockage (très largement dénoncé par le CADE y compris lors de notre participation aux réunions avec BILTA GARBI).

– Sur la nécessité de créer un maillage des centres de traitement des déchets.

Nous sommes en désaccord :

– La FBTP estime être « traquée » par les associations et les services de l’Etat. Le CADE ne fait que remplir l’une des missions qu’il s’est fixées, à savoir éviter le dépôt de décharges sauvages sur le territoire du Pays Basque et du sud des Landes, insister sur l’importance de déconstruction des bâtiments dans les normes requises, sur la nécessité de trier les matériaux issus de cette déconstruction, sur la création de filières de traitement des déchets, de réemploi et/ou de recyclage de ces matériaux.

– Toujours selon la FBTP, les décharges sauvages incombent marginalement aux entreprises du Bâtiment et des Travaux Publics.

Le CADE ne partage pas cette assertion. Le nombre de décharges sauvages recensées par nos soins ( au moins une soixantaine) provient exclusivement de chantiers du bâtiment.

Il existe d’ailleurs un système qui évite le dépôt en ISDI (ICPE) à moindre coût avec l’aval ou l’accord tacite des acteurs du BTP (du MAO aux titulaires de marché et aux sous traitants) pour se débarrasser des déchets en pleine nature en donnant la pièce à des propriétaires de terrains.

– Ces dépôts sauvages seraient l’œuvre des entreprises espagnoles. D’après nos enquêtes, dans la quasi-totalité des cas que nous avons recensés, les auteurs de ces dépôts sont dans des entreprises du BTP ayant leurs sièges sociaux en France et bien connues des donneurs d’ordre.

Nous ne sommes pas tout à fait d’accord:

– Si le CADE est favorable à la suspension des permis de construire qui n’incluraient pas la mention de la destination des déchets de « déconstruction », ce qu’il a d’ailleurs toujours préconisé, il estime que cette mesure doit non seulement s’appliquer aux collectivités mais également au secteur privé.

Suggestions non indiquées dans cet article :

– Il ne faut pas oublier que l’objectif fixé par le législateur est le réemploi ou le recyclage de 70 % des matériaux issus de la déconstruction des bâtiments et autres ouvrages en 2020 … et nous en sommes loin !!

FICHE TECHNIQUE: béton cellulaire FDS_Beton_Cellulaire_2011

Cet article a été publié dans Accueil, Dépôts sauvages, Pollution avec le mot-clé , , , , , . Mettre en signet le permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *