LGV du GPSO – « une ardoise » délirante pour les collectivités – l’exemple des Landes

L’exercice est un peu ardu, mais lorsque l’on veut décrire la réalité financière du GPSO, il faut considérer des chiffres et des chiffres, en croissance et jamais stabilisés, tant le montage financier originel a perdu toute réalité.

C’est pourtant sur un montage plus qu’incertain que se sont engagées les collectivités et leurs rêves de désenclavement, qui n’a pas plus de réalité qu’une chimère. Or, ces collectivités qui se disent aujourd’hui étranglées, dans l’incapacité d’investir pour des services au public correspondant à des besoins criants en matière sociale, à la limite parfois de la faillite, se sont piégées elles-mêmes en signant…un chèque en blanc à A.Rousset et sa Société de projet.

L’exemple de l’agglo montoise est un cas d’école. Jugez-en vous-même, alors que la même démonstration peut être faite pour les quatre collectivités landaises ayant accepté de se trouver bourse liée par le gouffre financier du GPSO.

Le tableau comparatif en évolution des coûts donne le vertige ! Ouvrir : coût LGV pour coll 40 et contribuables

Le document explicatif, produit par l’association « Non LGV Nord landes et Marsan », membre du CADE, est ici à votre disposition. LGV cout pour les Landais – un tsunami financier

En conclusion: Ce calcul de surcoûts mérite d’être un sujet majeur dans les débats et décisions budgétaires à venir des collectivités landaises finançant ce projet LGV-GPSO .

En leur sein, un débat public et un vote de retrait du plan de financement, ou de confirmation à leur adhésion avec toutes les implications financières indiquées ci-dessus, est une nécessité . Leurs élus le doivent à leurs citoyens électeurs et contribuables, si peu consultés jusqu’à présent sur ce dossier. D’autant plus que le fameux « protocole d’intention politique » signé en grande pompe à Toulouse le 7 mai 2026 ne parle que de la ligne Bordeaux-Toulouse et de son caractère « irréversible ». Rien sur le tronçon Sud Gironde -Dax.

Et très vite ils devraient décider un moratoire sur le versement de leur contribution annuelle. La nature du Plan de financement signé le permet, car considéré par le Tribunal Administratif (TA) de Toulouse le 25 juillet 2025 non pas comme un ‘contrat’, mais comme une simple convention unilatérale de subventions, dont les collectivités peuvent se retirer. Et ce tant qu’un nouveau Plan de financement sincère, complet, garanti par tous les contributeurs, ne leur aura pas été soumis pour approbation.

–Le président de l’association conclut sur une mise en garde très claire  : « Dès lors, nous invitons les élus à faire preuve de lucidité et de courage, et de suspendre l’engagement de l’argent de la collectivité, notre argent, dans le tonneau des Danaïdes de cette LGV inutile et ruineuse, à l’heure où les prix flambent (carburants, alimentation…) et où les droits élémentaires (santé, chômage, retraite, éducation, protection civile, etc…) sont malmenés. Vous serez bientôt comptables de vos choix, du bon usage de notre argent ! »

  • Ayant déjà écrit en proposant l’option d’un moratoire le temps que les élus réexaminent l’engagement de leur collectivité, proposition restée sans réponse de la part de plusieurs collectivités, le CADE renouvelle aux collectivités cette proposition d’examen de la situation financière à la lumière des dérives budgétaires prévisibles décrites plus haut.

 

 

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