Pour faire suite plus documentée à l’article proposant le 25/09, et à ne pas manquer, une conférence de la Docteure Sylvie Peres-Pierron , voici une affaire médiatisée par le journal Sud-Ouest, qui montre que faute d’avoir tenu compte des alertes des défenseurs de l’environnement et donc de l’état sanitaire d’un milieu tel l’océan, le CADE doit constater une fois de plus avoir eu raison contre les décideurs, et ce n’est pas une satisfaction !
Sud-Ouest titre ainsi : Des milliers de m³ d’eaux usées et des tonnes de tampons ou lingettes rejetés dans l’océan : Suez et la communauté d’agglo du Pays basque mis en examen – « Une information judiciaire ouverte par le pôle régional environnemental de Bayonne vise les rejets illicites dans l’océan d’eaux usées issues des systèmes d’assainissement sur six communes de la communauté d’agglomération du Pays Basque. Les enquêteurs confirment les liens entre ces rejets et les multiples fermetures de plages survenues ces dernières années. »
Ressortons nos archives, et notamment celle d’un évènement mémorable en 2016 : nous avions porté et installé des bidets près de la plage de Bidart, là où devaient se construire des bassins de réception des eaux d’assainissement, une porte à clapet, ainsi qu’un émissaire en mer. Déjà, et parce que les problèmes sanitaires étaient fréquents et prévisibles, le CADE était en désaccord ouvert en 2011 avec les décideurs qui ne nous écoutaient pas.
Voici ce que nous disions : « Communiqué de presse : « L’ARS tacle les portes à clapets de l’Uhabia » – Rappelons que lors de la décision des élus de construire la porte à clapets devant empêcher la pollution sur la plage de Bidart, nous avons lutté pour la prévention en amont et contre l’émissaire en mer rejetant la pollution un peu plus loin: voir en bandeau d’accueil la rubrique EAU, la catégorie POLLUTION de l’eau, la catégorie EAU santé /qualité).
En photo, une action « bidets » du CADE menée pour dénoncer la politique de pansements sur une jambe de bois organisée par les élus à l’époque de leur décision de construire une porte à clapets censée retenir la pollution, sans pour autant s’attaquer au problème en aval !
Le contrat de bassin de la rivière Uhabia, initié en 2011, est arrivé à échéance en 2016. La commission eau du CADE, n’ayant pas été invitée à y participer, a écrit au Maire de Bidart. Nous souhaitions faire le point sur la réalisation du programme de mesures et connaître l’état de dépollution. On lira avec intérêt que, conformément à nos analyses, rien n’a été résolu dans la lutte contre la pollution aquatique…LIRE notre courrier porté par un collectif d’associations : Le contrat de bassin de la rivère Uhabia (2) (2)
Depuis, l’association Vague toxique et la Docteure dermatologue Sylvie Peres-Pierron membres du CADE n’ont eu de cesse d’enquêter, de collecter, de synthétiser …devant les alertes sanitaires atteignant les baigneurs et surfeurs : maladies aux yeux et à la peau, contaminations bactériennes multiples…
2026 – L’actualité judiciaire du jour – les plages de six communes basques impliquées – vous pouvez en prendre connaissance dans le document joint ci-dessous, grâce à des extraits de l’article du média Sud-Ouest.
« Le dossier s’ouvre en 2021, avec les plaintes du Cade (Collectif des associations de défense de l’environnement) et du Comité interdépartemental des pêches. Elles déclenchent l’ouverture d’une information judiciaire confiée à l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp), l’Office français de la biodiversité (OFB) et de la police judiciaire de Bayonne. Des investigations riches d’enseignements… » LIRE : Pollution de l’océan – L’actualité judiciaire – les plages de six communes basques impliquées