Méga-scierie dans les Pyrénées

« Touche pas à ma forêt! »
Après cinq mois de préparation, un important week-end de mobilisation s’est tenu dans plusieurs vallées des Pyrénées, les 10 et 11 octobre dernier. À l’initiative ? le collectif « Touche pas à ma forêt ». 2 500 personnes se sont ainsi rassemblées — avec pour épicentre la commune de Lannemezan, lieu prévu pour l’implantation d’une méga‑scierie du groupe industriel italien Florian. En s’opposant à ce projet, c’est une alternative à l’exploitation productiviste qui se dessine aussi. ARTICLE

 Plus d’infos : https://www.touchepasamaforet.com  Ici à Aspet, Daniel Pons, forestier et syndicaliste SNUPFEN à la retraite, raconte la forêt à travers ses arbres jeunes et vieux, les vestiges d’un mur, un chablis, arbre brisé qui pourrira permettant la régénération de l’humus.

Le bruit médiatique autour du projet et l’élargissement des soutiens à ses opposant·es semble inquiéter le groupe Florian. Alors qu’il refusait jusque là de s’exprimer, l’industriel s’est fendu d’un communiqué de presse deux jours avant le week-end de mobilisation : il y confirme son implication dans le projet et ajoute que « le groupe Florian n’effectue pas d’opérations mettant en péril l’environnement et la durabilité écologique des forêts ». Pourtant, en juillet, il affirmait à Reporterre « qu’aucun projet industriel n’est actuellement planifié à Lannemezan ».
Le même jour, la présidente de la région Occitanie, Carole Delga, publiait une déclaration ressemblant à un rétropédalage. Elle y déclarait que « la Région se montre toutefois vigilante depuis plusieurs mois sur l’impact qu’il pourra avoir sur le tissu économique local ainsi que sur son empreinte écologique », et appelle à une « phase d’étude et de concertation indispensable ».
Des députés PCF et France insoumise, venus rencontrer le collectif, vont porter la question à l’Assemblée nationale en interpellant la ministre de l’Écologie. Le succès du week-end de mobilisation n’a fait que renforcer la détermination du collectif, prêt à se mettre autour de la table avec Bernard Plano en vue de discuter d’un projet alternatif — mais certainement pas de négocier le chiffre des 50 000 m3 de bois. Et Mathilde de conclure : « On peut tout changer. »

 

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