LGV du GPSO – L’histoire s’accélère en Gironde – Un appel à soutien

Depuis dix jours, nos amis Girondins font face  – dans l’attente de jugement de recours* – à des marquages nocturnes d’arbres, au passage d’engins de coupe et débroussaillage, aux entrées sur des propriété privées ou communales…au grand dam des habitants, des élus communaux et des associations qui tentent d’empêcher l’avancée des travaux. Ce sont des vies et de la biodiversité qui basculent, avec ces travaux brutaux préliminaires à la LGV (« investigations préalables » : les coupes précèdent des diagnostics archéologiques et des sondages géotechniques). L’émotion est vive : le CADE exprime toute sa solidarité ! Car, à l’évidence, une fois ces dégâts effectués, la remise en cause possible du projet ne saurait les annuler.

Voici un récapitulatif non exhaustif dressé par une opposante sur place, que nous remercions pour ce partage à fins de publication :

  • 5 octobre : certaines mairies reçoivent des déclarations d’ouverture de chantier.
  • 6 octobre : début des déboisements à Portets, stoppé par le propriétaire de la parcelle et une dizaine de forestiers (notamment A. Lacoste du Syndicat des sylviculteurs du Sud-Ouest).
  • 7 octobre : des militants de LGVEA et élus de la commune stoppent encore le chantier, à St Michel de Rieufret. Ils demandent d’obtenir les documents justifiant de la légalité de l’opération en cours, en présence des gendarmes et d’une médiatrice de la SNCF.
  • 8 octobre : coupes sur Ayguemorte-les-Graves, forêt de Thion, avec 2 tracteurs et 1 abatteuse. Malgré des militants sur place et le manque d’affichage, les gendarmes permettent la poursuite du chantier. Un militant monte sur une pelleteuse ce qui stoppe le chantier.
  • 12 octobre : les militants (LGVEA, NINA) se sont organisés pour être tôt et nombreux à la forêt de Thion = blocage du chantier. La maire d’Ayguemorte-les-Graves et la présidente de la CDC Montesquieu arrivent. La petite route empruntée par le porte-engins est interdite aux 3,5T. Les gendarmes demandent le départ des machines (45 min car elles s’embourbent devant les militants).
  • 13 octobre : la maire d’Ayguemorte-les-Graves prend un arrêté municipal interdisant les poids-lourds de 3,5T sur sa commune, mais les engins passent par une autre route. Les coupes se poursuivent aussi à Castres et St Michel de Rieufret. Blocage du chantier à St Michel de Rieufret par des militants.
  • 14 octobre : la maire de Bernos-Beaulac s’oppose au chantier après avoir constaté des erreurs dans la déclaration préalable (six parcelles pour lesquelles il n’y a pas d’autorisation environnementale et qui se trouvent dans le lit majeur du Ciron https://www.facebook.com/share/18ZR9UERvL/). Les coupes se poursuivent à St Michel de Rieufret, mais sont de nouveau stoppées par des militants.
  • 15 octobre : la mairie de Balizac prend aussi un arrêté contre les poids-lourds…

Des panneaux avec les arrêtés inter-préfectoraux fleurissent au bord des routes du Sud-Gironde proches de l’emprise, et les mairies et propriétaires reçoivent petit à petit des courriers.

    Les témoignages de terrain affluent  : n’hésitez pas à aller voir sur NON LGV 33 | Facebook . A voir également, le site Non lgv47 annonçant une réunion publique à Préchac, le 23 : Facebook .

Et voici également le témoignage d’une élue, maire de Saint-Selve (communauté de communes de Montesquieu) : https://www.facebook.com/share/1EYueFL79N/

Malheureusement, et ce malgré un lourd travail juridique mené par nos associations pour faire appel de la décision d’autorisation des travaux préalables, nous apprenons aujourd’hui que la Justice rejette les recours de suspension contre ces investigations préalables. 

Dans ce contexte,  tout est bon à prendre. Voici une courte vidéo de la députée Mathilde Feld, rappelant le pôle parlementaire opposant au GPSO et la gabegie financière : https://www.facebook.com/share/r/1DMk2yWwf6/

Et un excellent article, Déboisements : merci à  .

Selon LGV Bordeaux-Toulouse : les déboisements se heurtent aux blocages en Sud-Gironde : « Le conflit se joue aussi devant le tribunal administratif de Bordeaux. LGVEA et le groupement des sylviculteurs du Sud-Ouest ont déposé deux référés-suspension contre l’autorisation environnementale accordée en février. Ils demandent l’arrêt des travaux pendant que la légalité des décisions est examinée. Un recours déposé n’a pas automatiquement cet effet : il faut une ordonnance du juge pour suspendre les opérations visées. »

« Le collectif LGV Non Merci dénonce une accélération des coupes. Trois députés de Gironde, Loïc Prudhomme, Mathilde Feld et Nicolas Thierry, parlent de passage en force et demandent aux autorités d’attendre une décision judiciaire. Ils soulèvent aussi des questions d’affichage et d’information dans les communes. Ces critiques sont des prises de position documentées, mais elles ne valent pas constat de l’illégalité des travaux. »

« Les propriétaires des parcelles concernées portent d’autres interrogations. À Portets, certains ont engagé une contre-expertise autour de l’estimation des bois et demandent l’arrêt du chantier. La préparation de la ligne ferroviaire produit ainsi des tensions concrètes sur l’accès aux terrains, la valeur des arbres et le rythme des interventions. Elles touchent directement les communes traversées, bien avant la construction du rail.« 

Cet article a été publié dans Accueil, biodiversité, forêt, GPII, LGV, Transport avec le mot-clé , , , , , , . Mettre en signet le permalien.

Les commentaires sont fermés.