« Tata Caro » – Comtesse d’Occitanie – a bien des soucis :
- Voici que le Plan de financement du GPSO bat de l’aile du fait du désengagement de l’Etat pour sa part de 40% (prévue sur le 1er tronçon Toulouse/Bordeaux / aménagements) et l’annonce d’un recours possible à un PPP (Partenariat Public Privé) enchérissant la note globale de 7,3 Mds d’€, une bagatelle ! Les faiseurs d’idées ont du génie…pour dépenser notre argent auprès des actionnaires.
Dans le même temps, non content de ne pas honorer les 40% promis, l’Etat lui apprend que le budget de l’Occitanie sera amputé de 36 Mns d’€/an, une baisse historique de la dotation en 2026 (autant de moins pour les services publics et l’investissement pour les besoins de la population) ; la Nouvelle-Aquitaine en sera, elle, pour 32 Mns de moins. Il va falloir faire des choix drastiques : la LGV pour CSP+ très pressées* est-elle une priorité, alors que les territoires nécessitent des efforts pour la Santé, l’Education, les services décentralisés, et surtout pour les transports de proximité et du quotidien ? (* Catégories Socio-Professionnelles supérieures à haut niveau de revenus, utilisant majoritairement les LGV) Vidéo
Cerise sur le gâteau, les annonces de subvention européenne pour le GPSO, que la Présidente de Région occitane s’est autorisée à faire en décembre tout comme son compère l’Aquitain, ces annonces donc ont été vérifiées auprès de la Commission européenne elle-même par des citoyens opposants au GPSO. Nos deux complices présidents de régions, rencontrant le Coordonnateur européen du Corridor Atlantique (F. Bausch), espéraient faire tomber l’inquiétude des Collectivités financeuses et faire accroire au public que le Plan de financement de la LGV était sauvé, ce que des médias se sont empressés de faire savoir au public en relayant la Com des présidents de région. Or, que nenni, le projet nécessite d’être transfrontalier ce qu’il n’est pas, et autres motifs conditionnant l’attribution de subventions par le mécanisme MIE supervisé par la Commission européenne...c’est @LGV NON Merci qui vous raconte tout cela en images et voeux, vous y trouverez le texte réponse de la Commission européenne pour le moins gênée par la médiatisation claironnant « victoire » donnée à cette affaire par les Présidents de région; ils auraient communiqué imprudemment « à très grande vitesse » et à tort : (ouvrir les visuels pour agrandir le texte)


Mais bien entendu, ces plus qu’incertitudes sur les subventions européennes annoncées pour 20% du projet, les Présidents de région n’en parlent pas et Carole Delga continue de prétendre que le Plan de financement est « sécurisé, planifié et lissé sur 40 ans** » : nous observons pourtant que non. Un mensonge de plus, car le Plan ne dépend pas que des Collectivités, il est insincère et sous-estimé, elles paieront bien plus. Jugez-en plutôt :
- Car Carole Delga oublie de nous donner deux autres informations cruciales : le nouveau calcul de l’inflation pour les travaux serait de 15% d’augmentation (note de l’Agifi et de l’Institut de la gestion déléguée), tandis que le calcul des frais financiers des emprunts serait de 6,3 Mds d’€ (cabinet FCL Gérer la cité), une folie s’ajoutant à l’estimation première totalement erronée !!! (Rappel : le montant initialement prévu était de 14 Mds pour la réalisation du GPSO; plus les frais de gestion de la SGPSO estimés à 10% et les frais financiers estimés à 10%, financés par les seules Collectivités). Un coût encore plus démesuré si l’option PPP était retenue…
Un tel nouveau calcul 2026, en argent public, nous amène à environ 24 Mds d’€, sachant qu’il ne comprend pas le coût d’une éventuelle 2ème phase : le tronçon Dax / Espagne.
L’insincérité du Plan de financement, un de nos arguments majeurs, est ainsi mise à nu : à la lumière de toutes ces informations, on mesure mieux maintenant à quel point nous avions raison, nous opposants, lorsque nous disions que les Collectivités engageaient les contribuables dans une gabegie d’argent public pour un mirage de désenclavement.
Que vont faire les Collectivités ? Accepter d’être plumées ? Le CADE relance la proposition de Moratoires, une demande citoyenne de suspension des paiements déjà adressée au CD40 ainsi qu’au CD 64, sans réponse de leur part à ce jour.
Ainsi, Carole Delga comme Alain Rousset voient s’éloigner à très grande vitesse la réalisation de la LNSO (Ligne nouvelle) qui en reste encore au stade de GPSO, c’est à dire d’un Projet. Normal… rien que de très banal : tant de citoyens regardent passer les trains à très grande vitesse sans monter dedans. Un tel train ne s’arrête pas, il doit aller vite, on le voit surtout s’éloigner ! Byebye.
Ci-dessous, voici les derniers énervements de « Tata Caro » contre le désengagement de l’Etat amenant la suggestion d’un PPP, et devant les surcoûts qui en seraient générés : là encore elle a tout faux ; non seulement sur ses priorités de Présidente de Région en osant les confondre avec celles des habitants, mais en s’entêtant sur ce projet qui alourdit, dès aujourd’hui, l’ardoise des Collectivités engagées imprudemment à compenser tout manquement ou surcoût dans le Plan de Financement !
Facebook de Carole Delga – 22/01/2026 – Elle est très mécontente et répète quelques contre-vérités auxquelles nous n’accordons aucun crédit, nous les avons si souvent infirmées. Face à cette nouvelle donne financière, la seule solution viable est bien entendu la modernisation des lignes TGV existantes, et d’arrêter de nourrir le gouffre financier d’un projet mité sorti de la naphtaline !