Agriculture – alternatives au glyphosate, suite

Un soutien demandé – logo ADLT Landes Transmis par les Amis de la terre, cet appel aux associations pour interpeler les médias sur le sujet : il s’agit de soutenir le communiqué des gens qui travaillent sur les alternatives aux pesticides : purins d’orties, de consoudes, de fougères, etc…

En effet, le ministère de l’agriculture, en plein débat sur les néonicotinoïdes et le glyphosate fait une nouvelle tentative pour bloquer les alternatives naturelles aux pesticides.Enquête DDPP-PNPP-medias (2)
Voir notre article précédent : http://www.cade-environnement.org/2017/11/23/agriculture-interdire-des-alternatives-plutot-que-le-glyphosate/

Appel à signature donc pour le communiqué suivant Communiqué Presse Contrôles DGCCRF 13 11 17 , …et une explication : décryptage du contrôle DGCCRF sur les PNPP

En faisant ces contrôles et en demandant le retrait du savon noir ou de la consoude, la DGCCRF fait son travail demandé et guidé par la DGAL, ministère de l’agriculture.

Dans la note sur laquelle s’appuie la DGCCRF (en PJ), comme par hasard, il manque une partie du texte de loi, en gras dans ce qui suit.  En effet l’article L 253-1 du CRPM dit « Une préparation naturelle peu préoccupante est composée exclusivement soit de substances de base… soit de substances naturelles à usage biostimulant« . Et comme par hasard, le règlement Substances de Bases Européen est beaucoup plus contraignant.

En juin 2017, l’association «  Génération Future »  a révélé que le ministère s’apprêtait déjà à s’en prendre aux PNPP en même temps qu’il voulait revenir sur les épandages aériens et un assouplissement sur les nicotinoïdes.

Après un recul, la DGAL revient à la charge. Le but recherché est clairement d’empêcher le développement et la communication sur ces alternatives naturelles aux pesticides du domaine publique. Depuis «  La guerre de l’Ortie »  en 2006, ces produits étaient tolérés et cela permettait communiquer sur les efficacités des ces alternatives.

En bloquant ces informations, il est clair que l’on n’ira pas vers une réduction des pesticides. Cette campagne vise aussi à protéger le business des firmes qui déposent des brevets. On nous enlève la transmission et l’autonomie. Qui peut nier que le savon noir a permis d’éviter un grand nombre de litres de pesticides ?

L’administration n’a plus qu’à contraindre les organismes certificateurs à refuser d’agréer les cultures en bio traitées avec ces alternatives sous prétexte qu’elles ne sont pas homologuées ou qu’elles n’ont pas d’AMM par exemple sous peine de leur retirer leur licence. Après la remise en cause des aides publiques, c’est un moyen efficace de bloquer le développement du bio, voir de programmer sa mort.

Si la loi n’est pas adaptée pour permettre de communiquer pour une réelle substitution  avec ces alternatives aux pesticides du domaine public, il suffit de la modifier.


 

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