« ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent »

logoEmmanuel Macron renonce à interdire le glyphosate !!! (à lire ci-dessous) – Et de Maxime Combes, suite aux déclarations de Macron hier sur les lobbys Glyphosate : Emmanuel Macron, président des lobbys agroindustriels ?

https://blogs.mediapart.fr/maxime-combes/blog/250119/glyphosate-emmanuel-macron-president-des-lobbys-agroindustriels

et un intéressant compilé proposé par C.Berdot en document joint: GLYPHOSATE l’influence lobbyiste

Les récents propos du président de la République revenant progressivement sur son engagement d’interdire d’ici trois ans le glyphosate ne surprennent que les adorateurs du « en même temps ». Certains se sont risqués à traduire le Macronisme en y cherchant une certaine forme de programmatisme, là où ne résidait qu’un pur conformisme politique, une nouvelle forme de duplicité des mots.

D’Agir pour l’Environnement:
Avec ce nouveau renoncement, nous entrons dans l’ère du vide politique et sa pâle figure du politicien multipliant les tweets en guise d’amuse-gueules.

C’est ainsi qu’après avoir commis un tweet -en date du 27 novembre 2017, dans lequel le chef de l’Etat s’engageait à interdire le glyphosate sous trois ans, ce même chef de l’Etat n’ a eu de cesse d’amender son propos. Dernière déclaration en date, le président de la République, devant un parterre de maires, a ainsi annoncé que l’interdiction du glyphosate ne serait pas totale. Gageons que d’ici 2020, Emmanuel Macron aura encore l’occasion de clarifier son propos ; comprenez : amender, reculer, préserver les intérêts des lobbies qui restent à la manœuvre.

De fait, le message est reçu cinq sur cinq par les lobbies qui n’auront qu’une chose à faire : démontrer l’impossibilité de se passer du glyphosate pour obtenir des exemptions à la future « interdiction ». Le message implicite adressé par le chef de l’Etat est donc que la transition agricole est optionnelle, conditionnée au bon vouloir des lobbies de l’agrochimie.

A l’heure où de nouvelles études démontrent la contamination systématique des milieux écologiques et de nos propres corps par un herbicide dangereux, le chef de l’Etat préfère faire sien l’aphorisme d’Egard Faure selon lequel « ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent ».

« En même temps » donc, nous aurons un tweet et des discours contraires, une interdiction virtuelle et beaucoup de renoncements. Un autre chef de Gouvernement, Pierre Mendes-France, déclarait également que « gouverner, c’est choisir ». Mais n’est pas Mendes-France qui veut…

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